Il est là depuis 1977... Maire de Montpellier... élu et réélu, sans discontinuer... Depuis 2004, le socialiste Georges Frêche préside la région Languedoc-Roussillon. "Potentat", disent ses adversaires, à qui, il est vrai, il vient de donner de nouveaux arguments, avec ses propos à l'encontre des Harkis... qu'il carrément traités de "sous-hommes"... Georges Frêche est même passé aux excuses... Publiques... C'est dire. Mais ainsi fonctionne le patron du Languedoc... Lance-flamme verbal en bandoulière, écrit "Le Monde", qui nous rappelle que cet homme là qui a tenté à l'automne de rebaptiser sa région "Septimanie", pour mieux imposer son empreinte de bâtisseur... Un bide ! Qu'aàcela ne tienne, Georges Frêche saute d'une polémique à l'autre... Récidiviste des écarts de langage, nous explique "Le Monde", il fustige la presse régionale qui, selon lui, prend trop de liberté éditoriale... Il blâme les préfets, écorne le monde viticole, maugrée conre Hélène Mandroux, qui lui a succédé à la mairie de Montpellier, critique le monde enseignant, qui s'oppose au brutal changement de nom des lycées... Culitvé, visionnaire, percutant et tyrannique, trivial et paillard, Georges Frêche n'a jamais eu de ministère... Et pour cause : au PS, il est qualifié d'hors norme... Autrement dit, incontrôlable... pas présentable. "Georges Frêche : les récidives d'un autocrate", titre de son côté "France Soir", qui s'intéresse aussi à son cas, et qui va même jusqu'à lui donner l'étiquette de Conducator... Comme on le disait pour Caucescu. Et pour cause, explique le conseiller régional Vert, Sylvain Pastor, Frêche exerce un pouvoir solitaire et absolu. Alors pourquoi la direction du PS ne condamne-t-elle pas les propos de Georges Frêche sur les Harkis, et aussi sur la question coloniale ?... Car Georges Frêche était favorable à la loi du 23 février 2005 soulignant le rôle positif de la colonisation... Réponse très nette d'Arnaud Montebourg, dans le journal "La Croix" : "Parce que ce parti est un parti féodalisé... Notamment dans l'Hérault, où les voix sont soit fictives, soit contrôlées. Dernière précision, et elle est de taille... La Fédération du PS de l'Hérault, que Georges Frêche tient d'une main de fer, ce sont 4.500 cartes... Ca pèse lourd... Et vu que l'homme est rancunier, les responsables nationaux du PS, pas fous, ont opté pour la prudence. Dans la série "Faites ce que je dis, pas ce que je fais"... Cette petite perle, relevée par "Le Canard Enchaîné"... Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy n'ont pas de médecin traitant. Disons qu'ils ne l'ont pas encore choisi, alors qu'ils auraient dû le faire avant le 31 juillet dernier... C'est ce qu'affirme le fichier top-secret des assurés sociaux, qu'on trouve sur le site "ameli"... A-M-E-L-I... Site ouvert par la Caisse nationale d'Assurance-maladie, sur lequel on pouvait entrer jusqu'ici comme dans un moulin, jusqu'à dimanche dernier, où les informaticiens ont réussi à verrouiller l'accès... Il était temps, parce qu'avec ce code d'accès passoire, les compagnies d'assurance, ou des employeurs indélicats, auraient pu se renseigner sur la santé de 48 millions de Français. Un truc assez mariolle, comme dirait le patron du "Canard", Claude Angeli. Plus mariolle encore, cette histoire, racontée par le même journal, sous le titre : "Les fraudeurs aux Assedic ne chôment pas"... C'est l'histoire de dizaines de milliers de faux dossiers d'indemnisation, des centaines de millions d'euros détournés, des juges débordés par l'ampleur de la fraude... Le tout, organisé par des réseaux mafieux. Ainsi, 6.000 à 7.000 sociétés fantômes fournissaient de faux bulletins de paie, ouvrant droit aux indemnités de chômage... Les faux demandeurs d'emploi ont pu ainsi toucher, à eux tous, plusieurs centaines de millions d'euros sur les deux ou trois dernières années. Le mécanisme était assez simple : dans les bistrots, les cités ou autres, des "kits Assedic" étaient vendus entre 1.000 et 5.000 euros, selon la valeur des indemnités escomptées : dans ce kit, on trouvait des attestations d'employeurs fictifs et quatre mois de faux bulletins de salaire... Il suffisait alors aux fraudeurs de se présenter au guichet des Assedic, en expliquant qu'ils n'étaient plus payés depuis deux mois... Et ainsi, le bénéficiaire de la combine pouvait toucher son allocation-chômage, pour une durée pouvant aller jusqu'à deux ans. A ce tarif-là, ça valait le coup d'acheter le kit, même à 5.000 euros. Maintenant, les patrons de l'Unedic refusent de donner à la presse des précisions sur ces réseaux de fraude, et préfèrent dénoncer ce qu'ils appellent "l'importance médiatique surdimensionnée accordée à la chose", comme ils l'ont dit dans l'émission "Zone Interdite" sur M6 qui, en janvier dernier, s'était intéressée à l'affaire. "Dessine-moi un mouton", dit le Petit Prince à Jacques Chirac, qui lui répond, très énervé : "Non !... Pas de provocation inutile !"... Voilà comment, avec ce dessin en Une, "Charlie Hebdo" proteste contre la réaction du Président de la République face à la publication des caricatures de Mahomet par l'hebdo satirique et par "France Soir"... Jacques Chirac avait dit précisément : "Arrêtez les provocations !"... Ce qui lui vaut cette réplique de "Charlie Hebdo", par ce dessin de Riss, et aussi par Philippe Val lui-même, le directeur de la rédaction... Au micro de Guillaume Thibault... MAG Et dans "Charlie", ce matin, Philippe Val ajoute cette phrase, à l'adresse de Jacques Chirac et des politiques, qu'il vient de critiquer... C'est une petite phrase de Benjamin Franklin, qui dit : "Ceux qui sont prêts à abandonner une liberté essentielle pour une petite sécurité provisoire ne méritent ni la sécurité ni la liberté". Enfin il y a ce dessin, que publie "Charlie", où l'on voit trois hommes prononcer ces trois phrases : "On appelle un musulman non croyant... un musulman". "On appelle un juif non croyant... un juif". "On appelle un catholique non croyant... un Français !". Et en Pologne alors, comment appelle-t-on un catholique non croyant ?... Je ne sais pas, mais déjà, il faut le trouver. La semaine dernière, la presse évoquait le cas de la Pologne, dont le nouveau pouvoir semble complètement noyauté par l'Eglise catholique. On les attendait avec des clés à molette, ils débarquent avec des goupillons et des nerfs de boeuf... Le "péril polonais" est bien entré en Europe, écrit Gérard Biard dans "Charlie Hebdo"... Mais pas sous la forme annoncée par les opposants à la Constitution européenne... Non, le nouveau pouvoir installé à Varsovie ne porte pas une salopette de plombier, mais une soutane. Et cette semaine, l'hebdo apporte un élément nouveau à cette enquête sur la Pologne lancée par plusieurs journaux la semaine dernière : cet élément, c'est une radio, intitulée "Radio Marie"... Financée depuis peu par des fonds publics, tant ses programmes plaisent aux jumeaux Kaczinski, qui dirigent la Pologne... Cette radio, elle appartient au groupe médiatique du Père Ridzik, intégriste, xénophobe, antisémite, homophobe, ultra-nationaliste, et grand théoricien du complot... Radio sur laquelle on entend régulièrement l'historien Darius Ratajak, pour qui, par exemple, "tant que, dans un Etat catholique comme la Pologne, la plupart des ministres seront juifs, la Pologne ne sera jamais polonaise". Voilà... Rappelons que ce pays fait partie de l'Union européenne ! Tranquilles, indépendants, cools... Ainsi se définissent les célibataires, dans le dossier que leur consacre "L'Express"... Avec, comme icône en Une, Michel Blanc... "Chez moi, l'indépendance est un besoin", dit-il... "On les envie, on les copie : ils sont 10 millions de célibataires", titre "L'Express"... Avec toutefois cet encadré qui casse l'ambiance... Pas facile de trouver un emploi, parfois... "Encore seul à son âge ?", s'étonnent certains recruteurs : méfiance !... Les chasseurs de tête et autres spécialistes du recrutement n'ont pas la pudeur des responsables des ressources humaines qui, eux, jurent, croix de bois-croix de fer, qu'ils ferment les yeux sur la vie privée de leurs collaborateurs... Les recruteurs, eux, se posent la question, surtout pour les femmes, avec ce genre de supputation plus ou moins graveleuse, du genre : "Une femme de 35 ans sans enfant et sans mari, elle doit être insupportable, sinon elle serait casée"... Quant aux hommes de 40-45 ans qui ne vivent pas en couple, ils sont regardés de travers... "Je me demande s'ils sont homos, impuissants, coureurs de jupons, ou s'ils ont un problème avec leur maman", lâche un spécialiste du recrutement... Alors, face à cette grille de lecture édifiante, le chéri du patron, c'est le célibataire de la semaine : celui qui travaille comme un fou, du lundi au vendredi... Ce qui est bon pour l'entreprise... Et qui rejoint femme et enfant le week-end en province... Ce qui est bon pour la morale. Bonne journée !... A demain !...

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