Le Grand débat pourrait être volé à lui-même par l’impatience du pouvoir, nos cahiers de doléances à spirales seront tamisés par l’intelligence artificielle, l’Opinion. Un homme néo-libéral a vaincu dans un débat une IA social-démocrate, Big Data. La révolte des enfants pour le climat nous arrive, Libération, la Croix.

On parle d'une plainte ce matin...

Une plainte en justice déposée par Brigitte Macron qui a amené hier en garde à vue un lecteur de l'Union, et ce jeune homme 23 ans, de Saint-Menges dans les Ardennes risquera 5 ans de prison le 19 mars prochain au tribunal correctionnel de Reims. Il avait commenté violemment un article concernant l'épouse du Président sur le site du journal.

L'Union et l'Ardennais nous expliquent l'histoire, elle démarre d'une voix connue de Radio France, Jacques Vendroux, patron du mythique Variétés football club qui va organiser à Reims une rencontre de football mixte: belle cause et Brigitte Macron donnera le coup d'envoi de ce match. L'information est donnée le 4 février sur le site de l'union... Et aussitôt, je cite.

"Loin d'être amènes, de nombreux commentaires pleuvent. L’un d’eux, plus particulièrement, attire l’attention, il invite au recours aux armes. Le « Lol » qui le ponctue n’atténue en rien la violence des propos tenus." 

Alors Me Jean Ennochi, l'avocat PARISIEN (souligne l'Union) de Brigitte Macron, demande la suppression "sans délai" du commentaire, c'est fait, mais une plainte suit pourtant, pour « provocation publique, non suivie d’effet, à la commission d’un crime ou d’un délit d’atteinte à la personne », et le SRPJ va identifier le jeune homme... On attend le procès, il s'agit dit le procureur de Reims, d'une procédure pédagogique, afin de rappeler les limites de la liberté d'expression... "dans un contexte un peu particulier."

Le Parisien fait sa Une sur l'exaspération qui s'installe face aux manifestations de gilets jaunes les samedis. L'éditorial du Dauphiné, ça suffit, s'indigne d'une attaque de gilets jaunes contre l'agence de Thonon du journal. La la Voix du Nord met en Une ROMAIN M 23 ans, d'Escaupont dans le Valenciennois, qui pilotait le porte-palettes qui cassa la porte du ministère de benjamin Griveaux, il a passé la nuit en prison, parce qu'il a partagé la scène sur Facebook, et cela prouverait un danger de réitération. 

Dans l'Opinion, un article nourrit une inquiétude, sur le Grand débat qui pourrait être volé à lui-même par son ampleur et par l'impatience du pouvoir. Une synthèse est attendue le 15 mars et à Bercy et dans les ministère on travaille aux réponses, mais il faudrait plus de temps pour décrypter la parole populaire qui s'accumule sur ces cahiers de doléances à spirales ou les notes manuscrites de la France des réunions...  J'apprends que ce sont des start-ups, BlueNove et Cognito, qui analyseront les milles et une doléances, triés et passées au tamis d'algorithmes et d'intelligence artificielle...  Les cahiers à spirale et l'IA. 

Je lis dans le magazine du Parisien que l'art du débat devient populaire et une émission de télévision le prouve qu'une ex Miss france animera. Je lis dans Big data, excellent site web parmi d'autres, que l'Intelligence artificielle passionne, qu'à San Francisco, une joute vient d'opposer un champion du débat universitaire à une machine d'intelligence artificielle estampillée IBM, que l'on avait nourri  de 10 milliards de phrases -des éléments de langage- débat sur le thème, "le gouvernement doit-il subventionner les écoles maternelles ?"...  Et l'homme a gagné, et coincé la machine quand celle ci a affirmé que "les subventions permettront d’améliorer de façon significative l'éducation des plus pauvres". L'homme est néo-libéral, et la machine social-démocrate. Qu'en penser...

D'autres manifestations en France...

Qui sont vertes celles-là et Libération fait sa Une sur des visages frais et inquiets, ces jeunes gens qui en belgique ou en Scandinavie sèchent les cours pour  demander aux adultes de préserver le climat, ces enfants qui pensent qu'il est inutile d'aller à l'école "puisqu'il n'y aura peut-être rien au delà" dit l'écrivain Pierre Ducrozet dans un texte d'amour pour ces enfants. Les manifestations viennent ici, des jeunes français entrent en résistance climatique dit la croix. Je pense au cri du petit prince contre les adultes quand je lis Beth et George  ces deux anglais qui ragent contre leur pays obsédé, consumé par le Brexit disent-ils, quand il faudrait parler du climat.

On continue pourtant.  Xavier Bertrand, patron des Hauts-de-France, rassure dans la croix sa région est prête au Brexit, tiens; En Thailande, encore Libération, le pouvoir poursuit ceux qui veulent abolir la monarchie, et ces militants n'ont d'espoir qu'en l'Europe... 

Mais en Europe, le populisme est à l'offensive, titre le Figaro, et le journal interroge un sage, Hubert Védrine, qui pour préserver l'europe emploie un vocabulaire que les populistes pourraient entendre. "Les élites européistes deviennent une locomotive sans wagon" titre le journal, comprenez sans les peuples qu'il faut convaincre que  l'Europe n'est pas une passoire...

Marianne, beau boulot, beau voyage, qui n'en tient pas pour les élites, est allé observer l'italie populiste, et l'on regarde ces gens de Calabre ou ces ouvriers de Turin qui ont basculé chez monsieur di Maio ou monsieur Salvini, qui sera peut être, demain, un simple notable de la droite. Vraiment?  

Et l'Italie est tombée amoureuse d'une jeune mannequin... 

Qui a saisi la péninsule dans une cover de Vogue en mars 2018  de ses yeux cerclés de rouge, et cette irruption était disruptive au moment même où les populistes gagnaient l'italie, puisqu' Adut Akech à la moue orgueilleuse en une du magazine du Monde est une réfugiée du Sud Soudan, qui a grandi dans un camp au Kenya avant que l'Australie qui depuis s'est fermée ne donne sa chance à sa famille... Adut qui aura 20 ans à noel prochain revendique cela, être une réfugiée, comme son identité et une éternité...  

Je lis dans l'Equipe, après une interview forte en bouche de Franck Ribery, qu'un homme est mort, que l'écrivain Jean Cau avait comparé à “Ignace de Loyola, en coureur” avec “une tête cireuse sur un corps carcasse”. Il s'appelait Michel Bernard, d'Anzin, où il était ouvrier et dont son fils est le maire, il était ce coureur  à pied dont les rivalités avec Michel Jazy contaient une histoire d'entêtement de Chtis et une gloire de France, il y a plus de cinquante ans, il est dans l'Equipe, dans la voix du Nord aussi, évidemment. et dans l'âme d'un peuple.

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