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Faut-il être friqué, pour pouvoir aller camper?  

Le camping, mode de séjour le plus populaire, deviendrait-il de moins en moins accessible ?  Le Parisien Aujourd'hui en France s'interroge ce matin.  "Mobile homes tout confort", "espaces aquatiques avec toboggans et spas".  Il serait même devenu malvenu, pour certains professionnels de dire "camping".  Dites "Hôtellerie de plein air". C'est plus chic.   Le Parisien se désole, donc.  "Le bon vieux camping n'est plus ce qu'il était".  Les 1 ou 2 étoiles sont de moins en moins nombreux en France.  Et le quotidien présente un chiffre, tiré d'une étude : "65% des Français ont déjà renoncé à prendre des vacances pour des raisons financières".  "Sauvons les campings pas cher".   La quête du journal nous mène à Etretat. Camping municipal. Accessible.  Ou Didier et Marie-Josée ont leur emplacement. Le numéro 10. Depuis 1980.  Ici, Didier fait la bise à la gardienne.  Ici, on rigole, en disant que le terrain de boules fait piscine quand il pleut.  "Le soir, ici, y a rien. Mais on est bien".  Deux jeunes de passage osent : "c'est un peu comme au temps de nos grands parents".

Greta Thunberg prend-elle des vacances? 

Elle est en Une de Libération ce matin.  Énormément de choses déjà écrites sur cette jeune fille, devenue visage de la lutte contre le réchauffement climatique.   Suédoise.  16 ans.  Dépression  à 11.  Elle venait de prendre conscience de la crise environnementale.   Syndrome d'Asperger.  Des nattes.   Des nattes qu'elle dénoue délicatement en pages intérieur de Libération.  Qui nous fait découvrir les coulisses de l'entretien.  Interview difficile à décrocher, si si, malgré la médiatisation.  Et des conditions. Posées par la jeune fille.  L'interview d'accord... mais venez en train".  Pas d'avion.  Et puisque Stockholm, ce n'est pas la porte à côté.  S'en suivront 24 heures de rails.  6 correspondances.  Pour la retrouver finalement sur la place qui porte désormais son nom.  Greta Thunberg a t elle trouvé plus pratique?  Elle sera en France dans quelques jours pour recevoir à Caen le Prix Liberté. Avant un discours à l'Assemblée Nationale.  Fascinante. Quand même. L’extrême lucidité de cette gamine. Sur elle même. Sur sa vie.  "Je n'ai jamais vraiment eu de vie normale d'adolescente, j'étais une intello. Je n'ai jamais eu d'amis proches avec qui passer du temps. Je ne pense donc pas que je sacrifie beaucoup en me consacrant à la cause environnementale".   Question :  "Vos discours sont souvent angoissants. Pensez vous que la peur est un moteur de l'action"  ...... "Ça l'a été, au moins pour moi".  2020 donc, dit elle, est notre dernière chance.     

Le scandale des vaches poubelles, est de retour

Des vaches qui mangent des pneus.  Et qui tombent malades.  "Maladie de la quincaillerie".  Ça s'appelle comme ça.   Les pneus sont présents dans nos campagnes. Par millions.  Utilisés pour maintenir des bâches.  Cela paraissait être une bonne solution, dans les années 70...  Une seconde vie pour les vieux pneus.  Mais voilà, ils s'usent.  Attaqués par le temps. Le soleil. La pluie.  Ils libèrent au bout du compte des micro caoutchoucs et des fils de ferraille.  Que nos vaches avalent. C'est le Parisien Aujourd'hui en France qui revient ce matin sur ce "scandale des vaches poubelles"... dénoncé il y a quelques mois par l'association Robin des Bois.  Mais le Journal révèle cette fois que les fabricants, Michelin et autres, vont s'engager aujourd'hui...  A récupérer ces pneus usagers, à leurs frais. Dès la rentrée.  Peut être qu'à l'avenir, les éleveurs n'auront plus à faire ingérer des aimants a ces mêmes vaches...  Pour éviter que la ferraille ne se balade allègrement, librement, dans leurs panses.  Pauvres vaches décidément.  

Dans vos journaux, ce matin également...  Un mal aimé

Un champion.  Mais un mal aimé quand même.  Novak Djokovic.  Qui accroupi sur le gazon. Incrédule.  A remporté hier son 16ème titre du Grand Chelem, face à l'adoré Roger Federer.  L'équipe ose, pour raconter son malheur...  La comparaison avec Maurice Pialat, qui, en recevant la palme d'or à Cannes, en 87, avait lancé au public hostile "si vous ne m'aimez pas, sachez que je ne vous aime pas non plus".   Sauf que Djokovic, qui fait la Une du Times,  aimerait bien qu'on l'aime.  Il fait tout, raconte le Monde, pour gagner l'estime d'un public qui n'a d'yeux que pour le Suisse Federer, et Rafael Nadal.  "Quand la foule chantait “Ro-ger”, j’entendais “No-vak”. Ça peut paraître stupide mais j’essayais de m’en convaincre. »  Le Monde encore. A Rome, en mai, le bad boy australien Nick Kyrgios avait dit tout haut ce que pensent tout bas les trois quarts du vestiaire. « Il a un besoin maladif d’être aimé. Il veut être comme Roger. Djokovic… Peu importe le nombre de Grands Chelems qu’il gagnera, il ne sera jamais le plus grand ».  Aie.  Qu'importe, le mal aimé, "vous salue bien", titre l'Equipe.  Et peut être se lasse-t-il ?  Hier, il n'a pas levé les bras vers le public de Londres.  Il n'a pas donné son cœur au public.  Sa célébration habituelle.  Il s'est frappé le torse et a désigné le ciel.  

Eux aussi, l'ont regardé le ciel.  Mais il n'y avait là rien de joyeux.  Aucune victoire.  Et il faisait nuit noire. 

22h34, hier soir à Nice.  86 faisceaux lumineux... bleutés...  Fendent le ciel. C'est la Une de Nice matin.  Quand d'autres quotidiens régionaux titrent sur le feu d'artifice. Ou les heurts d'hier.   Car Nice se souvient encore. Fort. De l'attentat du 14 juillet 2016, quand 86 personnes sont mortes, sur la promenade des Anglais. Le temps passe... et l'oubli est l'ennemi... pour les familles des disparus. Pour les blessés aussi.  Qui veulent que l'on pense à eux, toujours.    "Connaissez-vous Tahar Mejri?".  Questionnaient hier, deux membres de l'association "Mémorial des Anges". Vous souvenez vous de lui ? Il a perdu son fils de 4 ans. Ce jour là.  Sa femme aussi.  Et il n'a pas survécu.  Mort de chagrin disent ses proches.   Le père d'une fillette de 12 ans, morte elle aussi.  Relate lui la bataille pour faire reconnaître le préjudice.  Bataille des victimes dans leur parcours médical aussi. Et il s'interroge :  "qu'attendent ils de nous nos défunts?  "Ils nous demandent aussi de prendre soin de nous"...   

Vos journaux sont fascinés par l'espace

Sa profondeur. Ses mystères.  Ses aventures humaines.  Le Monde. Les Echos en font des séries d'été.  Et le journal La Croix nous raconte comment Mars... pourrait bien... dans très longtemps... avoir un anneau géant.  Un peu comme Saturne.  Tout cela à cause, ou grâce, à Phobos et Deimos.  Ses deux satellites.  Deux "formes patatoïdes".  Deux sombres jumeaux. Qui se rapprochent dangereusement, siècle après siècle, de leur planète. Mars.  Mars qui les chauffe. Et qui finira par les faire exploser en innombrables débris...  Dans l'espace toujours...  Un papier du Figaro...  Qui rappelle comment Hergé imagina le voyage de Tintin vers la Lune.  Pour le plaisir, citation extrait des Dupont et Dupond:  "Dire que nous foulons ce sol de la Lune où jamais la main de l'homme n'a mis le pied"

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