C'est un numéro... Le 3919... Il a été lancé hier... le nouveau numéro national d'écoute des femmes battues... Eh bien, ce numéro... 3919... figurez-vous qu'il est déjà saturé... C'est Le Parisien-Aujourd'hui en France qui le dit ce matin... Difficile de parler d'un immense succès... La nouvelle est avant tout effrayante... Le journal explique que la plateforme d'appels peut accueillir jusqu'à 2.000 coups de téléphone par jour... Sauf qu'hier, à 13 heures, c'était 500 appels par seconde... Et la ministre à la Cohésion sociale et à la Parité, Christine Vautrin, commente... "C'est la preuve qu'il faut qu'on en parle... pour que les femmes osent en parler... la preuve qu'il y a bien une véritable attente, et un véritable fléau dans notre pays"... D'autant qu'hier... eh bien, aucun appel n'a été un appel de curiosité... Les écoutantes le disent... "Nous sommes frappées par le sérieux, la vraie détresse qui ressortent de tous ces appels... On a en ligne des femmes qui n'avaient jamais parlé... d'autres, désespérées d'avoir porté plainte et que cela n'ait rien donné... Et aussi quelques grands enfants, inquiets pour leur maman"... 3919 donc... Retrouver son identité de femme... Une autre identité, dans vos journaux... L'identité nationale... En Une du Figaro, le débat entre Max Gallo et Alain Finkielkraut... Autour de deux questions... "Pourquoi l'Histoire n'unifie plus une société française de plus en plus fragmentée ?"... "Pourquoi l'idée nationale est-elle toujours caricaturée comme une vision passéiste ou extrémiste ?"... Les deux intellectuels rappellent, dans le Figaro donc, qu'on ne peut envisager une démocratie sans un "vouloir vivre ensemble", que permet seule l'affirmation sereine d'une identité nationale, ni xénophobe, ni autarcique... L'identité nationale... "Voilà un thème digne d'une campagne électorale présidentielle"... La remarque est signée Dominique Quinio, dans La Croix... "Mais à condition qu'on consente à l'étudier sereinement... Avec son projet de ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, Nicolas Sarkozy a pris le risque de limiter le sujet... laissant penser que l'identité française ne se définirait que par rapport aux populations venues d'ailleurs", regrette l'éditorialiste... "Mais en s'offusquant par principe et par automatisme, certains de ses opposants ont également bloqué la réflexion, comme si la question n'avait pas à être posée"... Alors du coup, La Croix en appelle aux historiens... parce que "l'identité nationale, c'est une longue histoire"... Il y a par exemple René Rémond, de l'Académie française... "L'identité n'est pas un musée ni un conservatoire, dit-il... Elle est appelée à se développer... C'est comme un dictionnaire... On y introduit des mots nouveaux, empruntés à des langues étrangères... Ces mots enrichissent le français... Ils n'affectent pas la syntaxe"... Il y a aussi Michel Wieviorka... Lui, il explique "qu'il est indispensable de revenir au fondement juridique de l'identité nationale... Parce qu'il existe des critères objectifs pour déterminer qui en relève, et qui n'en relève pas"... L'historien qui affirme : "Et on a le droit de ne pas aimer la France, même si l'on tient d'elle son identité nationale"... La Croix qui est également allé voir comment ça se passait ailleurs... Au Royaume-Uni... Outre-Manche, il y a des cours de citoyenneté dans les écoles britanniques... Il faut dire, explique le journal, que le pays fait face à un double problème... l'intégration des minorités, et les nationalismes en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord... Débat digne d'une campagne électorale... Faut être honnête... Pour le reste des Unes... c'est moins ça... C'est le retour des sondages... Enfin, d'un sondage... celui, BVA, pour la presse régionale... AUJOURD'HUI EN FRANCE/LE PARISIEN commente... "Rien n'est joué"... Nicolas Sarkozy est à 27%... Ségolène Royal à 26%... François Bayrou, à 21%... et Jean-Marie Le Pen à 14%... Le Midi Libre analyse... "C'est le statut quo"... Pour L'INDEPENDANT DU MIDI en revanche, "Ségolène Royal perd du terrain"... LE TELEGRAMME voit ça autrement... "Bayrou marque le pas"... La preuve que dans les sondages, chacun y voit ce qu'il veut... Alors ce qui est sûr... c'est que Bayrou continue de faire fantasmer... Pour preuve, la Une de Libération... une photo du Béarnais, sous le titre : "Si je gagnais..."... Et il explique au journal que même s'il est dépourvu d'alliés, son accession à l'Elysée suffira à rassembler autour de lui... "Le PS et l'UMP vont avoir leur heure de vérité", promet le candidat centriste... Et Laurent Joffrin, l'éditorialiste de Libé, met en garde... "Le vote Bayrou, c'est le saut dans l'inconnu"... Il analyse aussi, Joffrin... "A gauche et à droite, on pointe la crise institutionnelle... Comment Bayrou fera-t-il sans nous ?, disent les grands partis... Sauf que justement... Faire sans eux, c'est certainement ce que veulent beaucoup d'électeurs"... François Bayrou, qui fait la Une des trois news magazines du jour... Le Nouvel Observateur, L'Express et Le Point... Alors dans Le Nouvel Obs, qui a une couverture assez semblable à celle de Libération... une photo du candidat et cette phrase : "Si c'était moi..."... Bayrou explique que les sociaux-démocrates auront leur place dans le rassemblement qu'il prépare... Il dit aussi : "J'ai une confrontation nette de projet de société avec Sarkozy... pas avec Ségolène Royal"... La confrontation nette avec Sarkozy, elle ne date pas d'hier... "Bayrou-Sarkozy : les frères ennemis"... C'est la couverture du Point... qui explique que "les deux hommes se sont épiés, agacés, méprisés... Ils ont été souvent alliés, mais pas amis... En fait, leur problème, c'est qu'ils ont la même ambition... la même revanche à prendre sur eux-mêmes et sur leurs complexes d'enfants"... Alors "Bayrou par-ci, Bayrou par-là"... Une chose est sûre pour Pierre Taribo, dans L'Est Républicain... "L'UMP rêve de l'écrabouiller... et le PS sort ses meilleures gâchettes pour lui tirer dessus... Sauf que le joueur de belote est devenu un habile joueur de poker"... Face à Bayrou, c'est surtout au PS qu'on s'inquiète... C'est, comme le dit Hervé Chabaud dans L'Union, "le syndrome Jospin"... Et même les journaux étrangers s'en font écho... En Suisse, Le Temps note "la perplexité des socialistes face à la percée de Bayrou... Un militant explique : "Notre message doit être clair... Le patron, c'est Ségolène"... D'ailleurs, la Ségolène en question ne dit pas autre chose dans Les Echos... "La ligne, c'est moi qui la trace"... Alors un message clair... C'est en effet la seule chose qui peut empêcher un outsider de battre Royal, note le Times, outre-Manche... le Times pour qui "l'élimination du PS dans une seconde élection présidentielle consécutive pourrait sonner la mort du parti historique de la gauche française"... Et du coup... eh bien, du coup, c'est un peu panique à gauche... La Une de L'Huma par exemple... et cette question : "Les électeurs vont-ils trouver leur gauche ?"... Pour L'Huma, "Bayrou, c'est un piège institutionnel... Et il faut relever le gant de la gauche, avec de vraies propositions anti-libérales, pour empêcher la droite de gagner de jour en jour du terrain"... En même temps... en même temps... "la Présidentielle, c'est pas une triangulaire"... dixit Jules Clauwaert, dans Nord Eclair... Oui, "gare au 4ème homme !", prévient Jacques Camus, dans La République du Centre... Ben oui... Il a ses parrainages, le patron du FN... Et il faut être clair, note Pascal Barrand dans Le Journal de la Haute-Marne... "Il est normal et salutaire que Jean-Marie Le Pen puisse être candidat"... A J-1, bon nombre de vos journaux font l'état des lieux de ces parrainages... avec quelques commentaires, comme celui de Patrick Fluckiger, dans L'Alsace... "Pas besoin d'être grand clerc pour deviner que le PS fera tout pour que José Bové et Olivier Besancenot n'obtiennent pas leurs 500 signatures... En revanche, François Bayrou a tout intérêt à ce que son collègue agriculteur et le jeune trotskiste puissent se présenter"... Pour finir... C'est une série, depuis plusieurs jours, dans Le Figaro... Une série qui s'intitule "Profession électeur"... Et ce matin, "Profession électeur" fait un gros plan sur les militaires... "Des militaires qui ont une relation de plus en plus libérée face aux politiques, explique un observateur... Pour preuve : l'ampleur de l'activité de lobbying... du jamais vu dans une campagne... A ce petit jeu, a priori, ce sont les marins les plus doués... A Paris, certains s'étranglent encore du "coup de Toulon"... c'était le 7 février... MAM embarque le candidat de l'UMP sur les vaisseaux de la Royale... Et du coup, Nicolas Sarkozy, jusqu'alors réservé sur le sujet, se prononce pour un deuxième porte-avions...

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