Succès pour les films des stars consacrés à la cause écolo, et si trump allait au ciné? primaires, on n'aime pas les sondages ms fillon monte. Presse hongroise en danger et chez ns

François Hollande est à Marrakech pour la Cop 22 aujourd’hui, mais l’écologie, c’est aussi une affaire de stars Hélène

« Quand vous parlez climat, les gens ont tendance à fuir » estime Léonardo diCaprio. Le Figaro consacre une pleine page à ces stars qui choisissent de se mettre en scène pour servir la cause écologique. Et si ça passait effectivement par eux ? A l’heure où l’écologie politique est en perte d’audience chez nous, et où aux Etats-unis, le nouveau président et son équipe affichent sans équivoque leur climato scepticisme. « Avant le Déluge », avec Leonardo di caprio donc sorti fin octobre en France, pour lequel l’acteur a rencontré Obama ou le pape François afin de démontrer les méfaits irréversibles du changement climatique, « Trashed », documentaire demain sur les écrans avec un Jeremy Irons plongeant littéralement dans les décharges qui polluent la mer, la terre et ce que l’on mange, en France « Demain »de Cyril Dion et Mélanie Laurent qui promouvait autant les solutions que les problèmes, le cinéma est un vecteur puissant et efficace pour rendre ces sujets populaires. Les succès d’audience en témoignent. Et bien voilà, il n’y a plus qu’à espérer que Donald Trump et son entourage aillent aussi au cinéma pour sortir du déni et éviter, le désastre

Aéroport Notre Dame des Landes, les juges ont validé hier les arrêtés autorisant les travaux. Réactions dans la presse ce matin

« Feu vert quasi définitif » titre l’Echo Républicain…tout est dans le quasi. Vos journaux relèvent ce matin, que juridiquement, les opposants au projet peuvent encore déposer un recours devant le conseil d’Etat. Mais certains en tirent évidemment déjà une leçon politique.

Cash et sans fioriture pour Nicolas Beytout à la Une de l’Opinion, pour qui Notre dame des landes est un concentré du quinquennat. « Inconséquence politique, faiblesse de l’Etat, paralysie judiciaire, cacophonies gouvernementales, référendum bidon » dénonce-t-il « cette pantalonnade aura achevé de ridiculiser ce quinquennat de faux semblants»

Plus subtil peut-êtr,e Yves Harté dans Sud-Ouest relève que « cette situation en dit autant sur la faiblesse et l’ambiguité du pouvoir que sur une autre perception désormais de l’espace démocratique » « il n’existe plus de majorité respectée note t il, mais de fortes minorités qui se considèrent comme respectables et donc légitimes. Thème passionnant à creuser lors d’un cours de sciences politiques reconnait il, mais en attendant, c’est une réalité à laquelle devra se confronter Manuel Valls ».

A la Une de Ouest France, Michel Urvoy enjoint le premier ministre à engager vite les travaux après 15 ans de procédure, un référendum gagné et 168 décisions de justice favorables. « A l’aube d’une présidentielle où il sera un acteur important voire majeur, le premier ministre toujours prompt à affirmer l’autorité de l’Etat et la sienne propre, ne pourra pas se montrer laxiste. Il y perdrait ce qui fait sa marque de fabrique et renierait les particularités qui lui ont servi d’argument »

Hervé Favre pour la Voix du nord reste plus prudent « on a du mal à imaginer, qu’à un mois de sa décision de se représenter ou non, François Hollande se rajoute un tel boulet au pied ! » bref, c’est parti pour durer, encore.

Les primaires de la droite et du centre…premier tour dimanche, derniers reportages en coulisses, dernières explications, derniers pronostics

Vous n’êtes pas sur la photo Bruno le maire, celle du Parisien qui présente les outsiders de 2017, le quotidien a préféré y placer pour la gauche, Manuel Valls et pour la droite, François Fillon, l’homme qui monte parait-il…Même si tout le monde ce matin tombe sur le râble des sondeurs et des sondages, on est tous comme des « toxicos face à eux » reconnait Libération, vous les politiques et nous la presse, « On n’arrête pas de dire on arrête, mais « promesse d’ivrogne » admet Johan Hufnagel. Tout le monde s’aligne donc sur les derniers d’entre eux pour dire que c’est Fillon qui émerge, quand Juppé se « clintonise » dit le Parisien, clintonise, c’est devenue la pire insulte, et que vous, en tout cas pour Alain Auffray de Libération, « vous avez perdu votre pari ».

Pour ceux qui ont raté quelques épisodes et qui cherchent encore à savoir le cas échéant pour qui voter, quelques aides mémoires ce matin : le numéro Society qui dévoile les coulisses de cette primaire, dans laquelle chacun a choisi son couloir, vous le renouveau donc, Juppé la stratégie de Giscard en 74 « surtout ne rien faire », Fillon, être le porteur de mauvaises nouvelles, Copé qui fait marrer tout le monde mais qui s’en fiche tant qu’il peut se payer Sarkozy, et Sarkozy autour duquel tout le monde tourne, pour son plus grand plaisir. Topo aussi, Topo c’est un magazine d’actu dessinée pour les moins de 20 ans, qui propose une BD très bien faite sur l’histoire de cette primaire, son mode d’emploi et sa campagne qui se résume parfois à du « tchak, bing, paf » entre candidats. L’hebdo le Un qui consacre également demain un numéro « Faites vos jeux » à ces primaires, avec décodage des lignes de fracture programmatique des candidats. Enfin, enquête intéressante des Echos ce matin sur le monde des affaires et cette primaire. Avec un paradoxe relèvent Elsa Freyssenet et Nathalie Silbert : « jamais vos programmes n’ont repris aussi précisément les revendications du monde de l’entreprise, jamais les patrons n’ont pourtant fait montre d’autant de discrétion à soutenir les uns ou les autres. Peur sans doute de s’afficher avec le perdant, perte de confiance aussi vis-à-vis de tous les candidats, seront-ils capables de mettre en œuvre leurs promesses, sans mettre le feu aux poudres ? » Malgré tout, ils ont joué le jeu, notamment en finançant vos campagnes respectives. 3,3 millions pour vous bruno le maire, 3 pour Juppé, 2,7 pour Fillon nous disent les Echos

Dans la presse également ce matin, la mort d’un propagandiste de l’Etat islamique

« Pas certain que le monde de l’audiovisuel ait quelques regrets, relève Pierre Barbancey de l’Humanité, mais le monsieur cinéma de Daech est mort ». C’était lui le metteur en scène et des mises en images des exactions perpétrées par les hommes du calife Al Bagdadi aurait été tué non loin de la frontière syrienne..Coup dur semble t il pour Daech qui de fait, a considérablement réduit sa propagande constate à Mossoul Pierre Barbancey. Très actifs jusque-là avec magazines et tracts, ils sont devenus pratiquement muets. Leurs imprimeries auraient même été déménagées, peut-être vers Raqqa. » Alors que la bataille de Mossoul s’intensifie, les cadres de l’Etat islamique ne semble donc plus disposer sur place des canaux qui leur permettent de galvaniser leurs troupes.

Et puis chez nous, Libération accueille ce matin la rédaction de NEP CHA BAD SAG, le principal quotidien hongrois réduit au silence par Viktor Orban. 2 de ses éditorialistes nous mettent en garde « beaucoup doutent que de telles choses puissent advenir en France ou en Belgique, mais il y a 10 ans, personne n’auraient cru non plus qu’elles arriveraient chez nous, préviennent-ils. L’épidémie hongroise pourrait devenir contagieuse. En Turquie, les journaux sont fermés sur simple oukase d’Erdogan, en Russie, les journalistes qui révèlent les abus du régime de Poutine sont tabassés, en Hongrie, les média critique sont étouffés par des méthodes dites « civilisées », c’est-à-dire des prétextes financiers ». « Attention oui, danger renchérit laurent JOffrin, en Hongrie, avec cette reprise en main capitalistique préparée de longue date par les proches d’Orban, s’est installé un nouveau régime, une démocrature, mélange de pluralisme de façade et de tyrannie bien réelle. Et ça se passe dans une nation de l’Union européenne. » De quoi rendre chacun d’entre nous, vigilants, et la presse libre et pluraliste plus nécessaire que jamais. Confère quelques débats d’actualité, le combat des journalistes d’itélé chez nous, ou encore les débats autour de la responsabilité présumée de la presse américaine dans l’élection de Trump. Sur le sujet d’ailleurs, je vous conseille la tribune hier de l’universitaire Dominique Rousseau dans le Monde, qui n’y va pas par 4 chemins, pour affirmer que « sur le racisme, le sexisme de Trump, ses visées pour remettre en cause l’accord de Paris sur le climat, les élites, dont les journalistes, ont fait leur travail. En démocratie, aucune autorité n’est infaillible. Pas même le peuple » assène t il. On ne saurait être responsables de tous les maux. Même si grâce à cette presse libre, tous les débats sont légitimes !

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