Bonjour ! « Le godemiché chinois prend une longueur d’avance »… Sympa, ce titre. Bien dans la tradition du quotidien « Libération » dont la rédaction nous apprend que la Chine, en 15 ans, est devenue « le premier fabricant de ‘sex toys’ au monde ». Envoyé spécial du journal dans la ville de FENGHUA, à quatre heures de route de Shanghaï, Abel Ségrétin nous propose la visite d’une société spécialisée dans la fabrication d’objets de plaisir… et ça ne s’invente pas : l’entreprise est dirigée par « Madame Ying » et « Monsieur Yang » (Ying et Yang). Sur place, le reporter de « Libé » interroge une ouvrière. Elle gagne 120 euros par mois. Sa mission consiste à tester -« à la main »- la qualité des vibromasseurs fluorescents. Sans rire, elle dit (perplexe, semble-t-il) : « Je ne sais pas très bien à quoi ça sert ; je pense que ce sont des jouets ». Cette jeune femme a une trentaine d’années. Elle était agricultrice dans la région avant d’obtenir ce boulot… Il lui permet de nourrir sa famille et elle a pu acheter un scooter. Les Chinois seront-ils priés un jour de ne plus exporter leurs « sex-toys » au nom du « principe de précaution » ?... … Tous vos journaux ou presque reviennent ce matin sur le « rappel massif de jouets fabriqués en Chine » sous la marque « MATTEL ». Le groupe américain, leader mondial, renonce à mettre en vente plus de 18 millions de jouets en provenance des usines chinoises… Certains de ces articles présente une toxicité au plomb, d’autres sont flanqués de petits aimants mal fixés qui risquent de glisser dans la gorge d’un enfant. « Le ‘Made in China’ sur la sellette », titre « L’Est républicain ». "Le 'Made in China' sous haute pression américaine", renchérit "Le Figaro Economie"... ...La nouvelle affaire Mattel survient alors que la tension monte autour du déficit commercial sino-américain qui ne cesse de se creuser. On en comprend la raison à la lecture de "L'Humanité". Jacques Coubard nous invite à découvrir le témoignage d'une journaliste américaine. Elle se nomme Sara Bongiorni. Aux Etats-Unis, son livre connaît un succès "certain" ; il s'intitule : "La véritable aventure d'une famille dans l'économie globale". Il est sorti en juin aux éditions Hoboken Wiley (et seulement en anglais). Pendant un an (elle le raconte dans ce livre), Sara Bongiorni a tenté de vivre sans utiliser le moindre produit fabriqué en Chine. Au cours de l'année 2005, elle a infligé cette épreuve à son mari et à leurs deux enfants de 4 et 2 ans... énorme gageure ! Cette année-là, son mari, menuisier, est presque au chômage technique : il ne trouve pas d'outils qui ne viennent pas de Chine. Quand Sara Bongiorni veut acheter des chaussures de sport à son fils, elle s'oblige à bouder la paire de tennis en provenance de Pékin vendue pour 15 dollars... Elle opte pour une marque italienne, 4 fois plus coûteuse que le modèle chinois. L'article de "L'Huma" s'achève sur ces mots : "Les profits des entreprises délocalisées en Chine sont en hausse, et leur cote est bonne à Wall Street. Mais cela n'est pas dans le livre". Dans "La Charente Libre", Jacques Guyon retient à peine sa colère. Il écrit : "Que les grandes entreprises occidentales profitent allègrement et sans le moindre complexe des bas salaires, des lois sociales quasi inexistantes des pays émergents pour réaliser de mirifiques bénéfices et ceci sans même un réel intérêt pour le consommateur au nom de la mondialisation est déjà difficile à avaler... Mais que les donneurs d'ordres se contentent d'encaisser les énormes plus-values sans même vérifier la qualité du produit avant de le mettre sur le marché sous son label est inadmissible". La conjoncture économique mondiale s'assombrit. Le journal "Le Monde" nous alerte là-dessus et nous livre sa préoccupation autour de l'impact que les "turbulences" observées au Etats-Unis pourraient avoir sur l'immobilier en France... ..."Libération" titre, pleine page Une, sur "ce qui nous menace". Pour le quotidien, "même si les experts ne parlent pas encore de krach, le paysage économique et le quotidien des Français risquent d'être bousculés". Dans son éditorial, Laurent Joffrin souligne, d'entrée, que "la spéculation est la seconde nature du capitalisme". A l'aide d'une iconographie bien faite, "Libé" explique à ses lecteurs "comment la machine s'est grippée", en partant des ménages américains les plus modestes qui achètent leur maison à crédit et en terminant sur l'intervention des Banques centrales. Très pratique, pour comprendre l'ampleur d'un phénomène dont on mesure mal encore les possibles conséquences. Au passage, je vous signale que ce matin, les Bourses de Tokyo et de Séoul subissaient un mouvement de panique, un "grand plongeon". "Libération" se veut "didactique", "Le Parisien-Aujourd'hui en France" aussi. En consacrant sa première page à l'impôt sur le revenu, le quotidien s'arrête sur les bonnes et les mauvaises surprises du troisième tiers provisionnel. Certains contribuables se retrouvent avec une hausse, alors qu'ils s'attendaient à une baisse ; d'autres se réjouissent, car la note est moins salée pour eux que l'an dernier. "Qui sont les gagnants, qui sont les perdants ?"... Le journal vous donne les clés pour comprendre. De son côté, "La Croix" s'appuie sur une étude que l'INSEE devrait publier aujourd'hui, pour nous dire que les couples mariés et les concubins "ne sont pas égaux devant l'impôt". Un second document, réalisé par des chercheurs (document dont on attend également la publication pour aujourd'hui), nous apprend que "le concubinage étant plus répandu parmi les personnes les plus modestes, celles-ci, finalement, gagneraient peu à se marier, le mariage étant plus profitable fiscalement aux revenus aisés". "La taxe Chirac sur les billets d'avion rapporte moins que prévu"... C'est dans "La Tribune". Cette taxe de solidarité sur les billets d'avion est destinée à financer des programmes de santé dans les pays pauvres. A la lecture du papier de Fabrice Gliszczynski, on découvre que "le trafic en classe affaires ou en première classe a été surestimé, celui vers des destinations non européennes aussi". De plus, Jacques Chirac n'a pas été bien suivi dans cette affaire : seuls le Chili et plusieurs Etats africains ont créé une taxe similaire. Pour Bernard Revel, dans "L'Indépendant", c'est "le laboratoire de toutes les horreurs". "Al-Qaïda sème le chaos en Irak", titre "Le Figaro" à propos des 4 attentats qui ont fait plus de 250 morts hier dans le nord du pays. Ces actes sanglants ont visé la communauté des Yézidi (on avait jusque-là, sur le sol irakien, les musulmans contre les chrétiens, les sunnites contre les chiites, les Arabes contre les Kurdes... et voici qu'apparaissent les Yézidi). Qui sont-ils ?... ...Plusieurs de vos journaux tentent de répondre à cette question. Il faudrait les lire tous pour s'en faire une idée à peu près juste. Pêle-mêle, les Yézidi (ils sont environ 500.000 en Irak) vénèrent Malak Taus, le premier des 7 archanges créés par Dieu et représenté par un paon. Leurs croyances mêlent soufisme islamique, chiisme et paganisme iranien, zoroastrisme, manichéisme, nestorianisme et judaïsme. Leur origine, mal connue, daterait des débuts de l'islam. Ils sont constitués en castes. Ils respectent de nombreux interdits alimentaires (ils rejettent notamment la laitue). On les prend pour des adorateurs de Satan. Ils ne prononcent jamais le mot "diable". Ils croient que le Bien et le Mal coexistent en l'homme, et que c'est à lui de choisir entre eux. Commentaire de Jean Levallois, dans "La Presse de la Manche", à propos de l'enfer irakien : "On s'étripe d'autant mieux au nom de Dieu que l'on se croit absous de toutes les horreurs commises, puisque c'est prétendument pour la bonne cause". L'humanité et ses idoles, je pourrais vous en parler encore en évoquant le 30ème anniversaire de la mort d'Elvis Presley, non-événement auquel s'intéressent un grand nombre de vos quotidiens ce matin. Je retiens juste cette phrase de Didier Pobel, pour "Le Dauphiné Libéré" : Elvis "avait la beauté lascive d'un DIEU d'albâtre, la voix d'un ANGE en colère". Je vous laisse méditer cette intéressante citation. Parlons maintenant d'un autre dieu, un nouveau dieu des stades. "L'Equipe" s'arrête sur la "Chabalmania". Sébastien Chabal, pour les néophytes, c'est ce rugbyman de l'équipe de France qui porte la barbe et les cheveux longs, ce colosse qui a inscrit un essai en force, samedi dernier, face au Quinze d'Angleterre. Il est vénéré partout dans l'Ovalie, en France comme à l'étranger. Au pays des All Blacks, les Néo-Zélandais l'ont surnommé "l'homme des cavernes". En Afrique du Sud, on l'appelle "The French Beast" (la bête française). Mon confrère du "Sunday Times" de Johannesbourg, Clinton van den Berg, déclare : "Si je le croise dans une rue en France, je change de trottoir". Pourtant, Sébastien Chabal n'est qu'un doux jeune homme de 29 ans, d'1 mètre 92 pour 113 kilos. Il est seulement doté d'une force "explosive" (j'ai relevé le mot dans "Le Quotidien du Sport", qui n'a jamais eu peur des qualificatifs). Quelques mots de vos hebdomadaires... ...Pure coïncidence : "Le Point", "L'Express", et "Le Nouvel Observateur" vous entraînent tous les trois sur les sentiers de la philosophie. Dans "Le Point", Patrick Besson vous invite à partager sa passion pour Nietzsche ; le directeur de la rédaction de "L'Express", Christophe Barbier, consacre son éditorial à Hegel ; quant au "Nouvel Obs", il consacre sa couverture aux philosophes et aux femmes, avec, en pages intérieures, cette citation de Schopenhauer : "Les femmes sont le sexus sequior, le sexe second à tous égards, fait pour se tenir à l'écart et au second plan"... ...On aimerait connaître, à ce propos, l'avis de l'une d'entre elles. Elle est hélas indisponible, retenue, contre son gré, dans la jungle colombienne. "La Dépêche du Midi" titre, en Une : "Betancourt : 2000 jours sans elle". "Le Parisien-Aujourd'hui en France" nous dit que "chez ses proches, le pessimisme grandit". Ingrid Betancourt, 2000 jours / 2000 nuits... une longue absence de plus de 5 ans... Dans "La Dépêche", Jean-Claude Souléry nous rappelle que les FARC (les Forces armées révolutionnaires de Colombie) détiennent près de 4000 otages, certains depuis 10 ans. Une revue de presse signée Alain Le Gouguec

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