Des portes qui s'ouvrent et d'autres qui se ferment à Mayotte, en Espagne, au Guatemala ou à travers l'histoire du rugbyman Alivereti Raka...

Sur la plage à Marseille
Sur la plage à Marseille © AFP / Boris HORVAT

Des portes qui s'ouvrent et des portes qui se ferment. Pour toutes celles et ceux qui rêvent d'une vie meilleure, les portes d'entrée d'un pays peuvent être inattendues mais toujours difficile à ouvrir. Comme pour ces hommes partis du Congo, des rêves d'Europe plein la tête et qui se demandent bien où ils débarquent quand leurs passeurs leur disent qu'ils arrivent à Mayotte. Libération nous emmène ce matin dans l'Océan Indien, à Mayotte. Là-bas, l'immigration, on la connaissait déjà venant des Comores, mais depuis quelques mois, le département français voit se développer une autre immigration très importante, cette fois d'Afrique Continentale. Libé est allé à la rencontre de ces hommes, principalement venus de la région des Grands Lacs. On découvre l'histoire de Gautier, 23 ans,torturé dans sa RDC natale, plus de 20 heures dans un petit bateau pour arriver à Mayotte depuis Madagascar. Gautier et une centaine d'autres demandeurs d'asile vivent dans un immeuble délabré de Mamoudzou. Pas d'eau potable. Un sentiment d'abandon général. L'attente, longue, interminable. Le suicide pour l'un d'entre d'eux lorsque sa demande d'asile est refusée par la France. Les autorités sont débordées. "L'enfer mahorais", c'est comme ça que Mayotte est décrit dans Libération par celles et ceux que l'on appellent sur place "les Africains".

Les portes de l'Europe qui se ferment en Espagne

El Pais se fait l'écho ce matin de cette fierté du gouvernement espagnol. Depuis le début de l'année, le nombre d'entrées de migrants en situation irrégulière a baissé de près de 40% par rapport à l'an dernier. Tout ça grâce à une collaboration approfondie entre l'Espagne et le Maroc. Les forces de sécurité marocaines, ajoute El Pais, ont intensifié leurs raids et les déportations de migrants au sud du pays.  Maintenant l'Espagne espère que cette baisse du nombre d'entrées de migrants sur son territoire va atteindre la barre symbolique des 50%.

Le Financial Times nous emmène lui en Amérique Centrale, à Cuilco, commune du Guatemala. Là-bas, on ne roule pas sur l'or nous dit le quotidien britannique, mais grâce à l'argent envoyé depuis les Etats-Unis par des expatriés, certaines familles peuvent se construire de belles maisons avec des terrasses, de grands jardins. Mais tout ça, c'était avant la nouvelle politique de Donald Trump. Le président américain s'attaque aux envois de fonds vers les pays latinos pour mettre la pression sur ces états et pour limiter l'immigration. Dans le Financial Times, Carlos Mauricio, un chauffeur de taxi, avoue que sa fille aux USA n'ose plus aller travailler par peur de se faire arrêter et renvoyer au pays.  Quant au fils de Carlos, lui aussi expatrié, il travaille toujours chez l'oncle Sam mais aujourd'hui, il ne peut lui envoyer que 100 dollars par mois. C'était plutôt 250 auparavant.

Donald Trump, toujours ! D'après le Wall Street Journal, le président américain aurait des vues sur le Groenland!   

"Hey les gars, vous pensez quoi de ça, racheter le Groenland au Danemark?" D'après le quotidien, voila ce qu'aurait dit Donald Trump lors d'un dîner. Alors il n'y a pas eu de demande officielle formulée au Danemark mais le président américain se serait renseigné auprès de plusieurs de ses conseillers. Acheter le Groenland, peut-être mais les médias américains se demandent bien pourquoi? On se souvient que l'an dernier, Donald Trump avait par exemple souligné le potentiel de développement touristique de la Corée du Nord avec, disait-il, de "super plages" qui feraient "des super apparts."

Les touristes justement, ne feraient-ils pas mieux de rester chez eux en ce mois d'août? 

s voitures de location brûlées par des militants d’extrême gauche aux Baléares, la ville de Rome qui interdit de s'asseoir dans ses plus beaux escaliers, finis les cars touristiques aussi dans le centre d'Amsterdam. Les touristes sont-ils de plus en plus mal aimés ? L'antitourisme n'a-t-il jamais été aussi fort que cet été? Questions posées par Le Progrès. Difficile d'y répondre clairement tant la manne financière générée par le tourisme est gigantesque. Exemple à Marseille où nous emmène ce matin L'Humanité. Croisières, pollution, Airbnb, spéculation immobilière:  "Marseille dans les mâchoires du tourisme de masse", titre L'Huma. Une habitante du quartier d'Endoume raconte son petit coin de paradis marseillais devenu pour elle un enfer : des capotes, des excréments? Que va-t-elle trouver en sortant de chez elle le matin ? Telle est son interrogation quotidienne.

"Je veux rentrer chez moi ! Je veux rentrer chez moi !" Ce n'est pas une habitante de Marseille qui pousse ce cri du cœur. Non, c'est une touriste chinoise bloquée à l'aéroport de Hong Kong. Valise sur la tête, elle enjambe les manifestants pour essayer de prendre son avion. Le Figaro nous raconte la scène et ajoute que depuis le début de la crise, le nombre de touristes a baissé de 74% à Hong Kong, accentuant les risques de récession.

Quand le tourisme est au point mort, mais cette fois, à cause du climat ! 

Nous sommes dans le Loiret, sur le canal de Briare, l'un des plus vieux de France. A partir de lundi, il sera tout simplement fermé à la navigation. La faute à la sécheresse nous dit La République du Centre. Pas de pluie, les réservoirs sont à sec et les bateaux doivent se trouver d'autres ports de plaisance, dans d'autres régions. Les commerçants se demandent bien comment ils vont faire.

Un canal qui fait grise mine dans le Loiret et un plaisancier tout sourire, lui,  en photo dans La Voix du Nord. Le quotidien se demande dans un article si vivre sur une péniche dans le Nord ne s’apparenterait pas en ce moment à la Dolce Vita. La Voix du Nord qui, paradoxe, fait sa une sur la sécheresse qui menace de plus en plus la région.

Sommes nous en train de marcher sur la tête ? Sans doute pas autant que dans cette commune à une vingtaine de kilomètres au nord de Lyon. Pour endiguer le passage de nombreux véhicules au niveau d'un rond-point, la municipalité de Chazay d'Azergues vient de remplacer dans ce rond-point trois des quatre cédez-le-passage par trois stops ! Le Progrès nous raconte que c'est l'incompréhension la plus totale., des habitants totalement démunis. "Moi je ne comprends pas, confie une habitante. Si on arrive à trois voitures en même temps, on fait comment?". La tactique pour elle, c'est carrément de ne pas s'arrêter au stop et advienne que pourra. La mairie de Chazay d'Azergues répond simplement que le code de la route doit s'appliquer dans ce giratoire qui sème le trouble comme le dit Le Progrès.

Et puis des portes qui se ferment, d'autres qui s'ouvrent: on y revient avec l'histoire d'un homme qui normalement va pour la première fois porter demain le maillot de l'Equipe de France de rugby. Il s'appelle Alivereti Raka et L'Equipe nous raconte ce matin l'histoire singulière de ce rugbyman né il y a 24 ans à plus de 16.000 kilomètres de la France, aux Fidji. Raka est arrivé en France en 2015 pour jouer avec Clermont et depuis, le rêve de ce Fidjien, c'est de jouer pour l'équipe de France. Le fidjien entame alors très vite toutes les démarches avec des difficultés pour récupérer des papiers aux Fidji. Il croit son heure venue mais voila, il se blesse gravement au genou fin 2017. Malgré des attaques (certaines à caractère raciste), Raka n'abandonne pas. La nationalité française, il l'obtient en 2018 après trois examens et non deux, l'administration s'était trompée dans un examen et lui en a refait passé un. Son heure arrive et puis non, début 2019, Raka se blesse à nouveau, cette fois au poignet. Remis à temps, il devrait enfin chanter la Marseillaise demain soir face à l'Ecosse, match de préparation avant le Mondial. Alivereti Raka, parcours singulier d'un homme attendu, d'après L'Equipe, comme le facteur X des Bleus à la prochaine Coupe du Monde de rugby.

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