Bon alors, vous avez choisi ?... Parce qu'à 6 jours du premier tour de la Présidentielle... autant vous dire que c'est la seule question qui compte ce matin dans vos journaux... "Le compte à rebours est lancé : la France cherche son sauveur", titre, outre-Manche, The Independent... C'est pas le tout de le chercher... Encore faut-il le trouver... Et là, le suspense reste entier... Dans Le Figaro, le sondage du jour... une enquête TNS-SOFRES... qui montre, titre le journal, que "Sarkozy et Royal creusent l'écart sur Bayrou et Le Pen"... 30, 26, 17 et 12% pour Sarkozy, Royal, Bayou, Le Pen... Ce sondage, s'il ne donne pas la part des indécis... montre quand même que, pour chaque candidat, la proportion d'électeurs qui peuvent encore changer d'avis est au minimum à 19%... Du coup... en Une de Ouest-France, "6 jours pour convaincre"... Selon le journal, "30% des électeurs qui iront voter dimanche se déclarent indécis... C'est dire donc l'importance de cette dernière ligne droite pour les candidats"... C'est donc un "sprint final à 4... Ce qui est sans précédent", écrit Camille Ollivier dans Le Républicain Lorrain... qui poursuit... "Savoir qui seront les qualifiés dimanche soir relève davantage de la divination que de l'analyse... Tout se jouera dans les prochains jours"... "Le suspense jusqu'au bout"... C'est ce qui ravit La Dépêche du Midi... qui s'interroge justement sur ces indécis... "Jusqu'à vendredi, ils vont déboussoler les instituts de sondage et les états-majors des candidats... En général, 14% des électeurs se décident dans les 24 heures précédant le vote... Mais cette fois, explique La Dépêche du Midi, 1 Français sur 5 pourrait attendre les conseils de la dernière nuit"... Et si les électeurs sont indécis... eh bien, c'est parce que "la France politique est en pleine recomposition"... Là, c'est l'analyse de Patrick Fluckiger, dans L'Alsace... "Ségolène Royal, en s'affranchissant des éléphants de son parti... François Bayrou, en coupant les liens avec le gouvernement... Nicolas Sarkozy, en décomplexant le langage à droite... Tous trois ont dynamité les schémas classiques... Chacun, à sa manière, a appliqué la rupture"... Alors soit, concède Dominique Garraud, dans La Charente Libre... soit, en effet, nous avons une relève générationnelle... Mais "cette campagne échevelée et privée de colonne vertébrale s'achève dans une chasse aux indécis caractéristique de l'air du temps politique marqué par la peur de lendemains qui déchantent"... En résumé, pour l'éditorialiste, c'est : "Attention au vote protestataire, qui risque une nouvelle fois de faire la décision"... Qui a parlé de campagne passionnante ?... Pas l'éditorialiste de Nice-Matin en tout cas... "Rarement, écrit-il, on a vu, à une semaine du scrutin, une telle confusion... Les électeurs sont bien bons d'être vivement intéressés par cette élection présidentielle"... Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Olivier Picard est sévère... "Nous dansons sur un volcan, écrit-il... Nous nous sommes bien amusés avec nos querelles gauloises et nos polémiques dérisoires... Mais dans quelques mois, dans quelques semaines, que restera-t-il de tout cela, sinon la poussière des vanités ?... Le jeu l'a emporté sur la réflexion... Et ce matin, comment ne pas avoir le sentiment d'avoir laissé passer une chance d'être à la hauteur des vrais enjeux de notre siècle"... Confusion des idées... Manque de vrais débats... Pour vous en convaincre, la lecture de quelques titres de vos journaux... "Une alliance PS-UDF est tout à fait concevable"... C'est Claude Allègre, l'ancien ministre socialiste de l'Education qui le dit, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... "Sarkozy : vendanges frontistes à Châteauneuf-du-Pape"... C'est un titre de Libération... Sur le même thème, Le Figaro constate que "Sarkozy s'intéresse aux électeurs du Front National"... Alors, "après Sarkozy-Le Pen, est-ce le couple Bayrou-Royal ?", s'interroge L'Humanité... qui titre : "Les grandes manoeuvres"... "Confusion et vieilles lunes", souligne encore le quotidien communiste... dans lequel Marie-George Buffet prévient : "Attention : on est en train de vous voler le scrutin !"... L'Elysée, donc, en ligne de mire... Le Temps vous propose de visiter ce palais républicain... Le quotidien suisse a laissé son dessinateur Chappatte faire un reportage en BD... Chappatte qui fait semblant de s'émerveiller... "Sous l'aile Est, se trouve le PC Jupiter... le centre de commande de l'arme atomique française... juste sous les appartements privés du chef de l'Etat... C'est pratique : il peut y descendre en pyjama"... Chappatte qui se moque aussi... "Le moblier à l'Elysée est modulable... Dans le salon Murat, la grande table du Conseil des Ministres est montée et démontée chaque semaine... Le pays est dirigé sur des tréteaux de bal populaire"... Et avec tout ça, comment faire pour choisir ?... La Tribune débute ce matin une série intitulée "Ce que vous devez savoir pour voter"... Si la question de la femme dans la société peut vous aider... lisez Elle... qui revient sur le forum "Elle élections", organisé il y a une dizaine de jours à Sciences-Po... "Les candidats face aux femmes"... L'hebdomadaire reprend les engagements de chacun... Si vous attendiez un coup de pouce du MEDEF... pas évident... En Une des Echos ce matin, Laurence Parisot, la patronne des patrons, affirme "qu'aucun candidat n'a compris le libéralisme... et n'a compris que c'est un facteur de progrès social"... Devant autant de points d'interrogation, il y en a qui sont contents... Ce sont les bookmakers... C'est à lire dans Le Figaro Economie... "A Londres, explique le journal, l'intérêt pour la campagne française suscite un nombre record de paris... Les mises moyennes oscillent entre 75 et 100 euros... Bref, ce sont des milliers d'euros que les bookmakers espèrent bien pouvoir se mettre dans la poche... Pour l'instant, Sarkozy est à 1 contre 3... Royal, à 3 contre 1... 6 contre 1 pour Bayrou... 33 contre 1 pour Le Pen... 500 contre 1 pour Marie-George Buffet... Un engouement des parieurs anglais que les bookmakers aimeraient bien vivre aussi lors des élections britanniques"... Autre course... autre pari... Un clin d'oeil pour finir... C'est dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... "Suivez les tortues-luths à la trace"... Elles sont 11... des tortues en voie de disparition, qui ont une puce informatique sur le dos... Et à partir d'aujourd'hui, elles font l'objet d'un jeu inédit sur Internet... A vous de parier sur la première qui arrivera aux Galapagos... Une façon de sensibiliser le public à la menace qui pèse sur ces chélonidés... Alors, pour vous aider à faire le bon choix... sur le site Internet qui propose cette course de tortues... vous trouverez leurs cartes d'identité... De la plus ancienne à la petite jeune, qui participe à sa première migration... de la fana de vitesse à la plus grosse... elles vont toutes parcourir près de 2.000 kilomètres... Alors sachez que la plus rapide des tortues devrait arriver aux Galapagos dans deux semaines, au minimum... Et nous, on ne saura toujours pas qui on a choisi de mettre à l'Elysée... Alors si vous faites partie de ceux qui ne savent pas encore pour qui ils voteront, ou de ceux qui peuvent encore changer d'avis... Demandez aux enfants autour de vous... Ils ont leur idée... C'est l'hebdomadaire L'Echo Régional... publié dans le Val-d'Oise, en région parisienne... qui est allé rendre visite à une classe de CM2 à Auvers-sur-Oise... Les enfants ont une vraie réflexion... Virginie, 11 ans, estime ainsi qu'il faudrait que les mandats durent moins longtemps, pour que chacun ait sa chance... Au total, Sarkozy, Royal, Bayrou, recueillent chacun 16% des voix... Plus de 13% des enfants votent blanc... Des enfants qui ne se sont pas contentés de s'intéresser aux candidats à l'Elysée... Ils ont aussi réfléchi à des mesures pour améliorer leur vie... des idées de projets de lois... La première concerne le temps scolaire... "On nous dit qu'il faut faire du sport pour être en bonne santé... Mais avec nos horaires à l'école, on n'a pas le temps... Il faudrait changer les heures de cours pour que nous puissions faire une activité physique l'après-midi"... Autre proposition... "Un uniforme, contre les moqueries... Parce que, expliquent ces jeunes citoyens, "certains n'ont pas assez d'argent pour s'acheter des habits de marque... Et du coup, il y en a qui se moquent... Un uniforme éviterait cette discrimination"...

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