L'Equipe pique le PSG, le Figaro pique le Ballet de l'Opéra de Paris, le Progrès a un scoop sur une escroquerie aux aides à l'emploi, le coeur d'Anne de Bretagne a disprau... Mais la Bretagne se console dans la course la plus belle et la plus odorante, le Tro Bro Leon, si bien tourné dans Libération!

On parle d'autorité ce matin...

Et il y a des puissances qui se ne discutent pas... Le PSG par exemple, car hier soir, quand le Président de la République disputait avec Edwy Plenel et jean jacques Bourdin, ces "procureurs" nous dit le Figaro qui ont "malmené" la fonction présidentielle...

A la même heure donc, le PSG ne souffrait aucune discussion en expédiant Monaco 7 buts à un, le 7e ciel titre l'équipe, champions avec panache annonce le Parisien, tandis que Monaco Matin affiche "la déroute"... Rien à dire donc et pourtant si... 

Et c'est l'honneur des journaux de ne pas honorer si simplement les vainqueurs. Et je lis dans l'Equipe un rappel de la saison turbulente du PSG, des pressions managériales sur Ben Arfa, les pressions de la maman de Rabiot sur l'entraineur Unai Emery, les caprices de Neymar qui lorgnait sur les penaltys de Cavani, et Neymar, le rappelle Monaco matin qui se console comme il peut, fut sifflé pour cela... 

Je lis dans l'Equipe encore que les joueurs qui réclament le maintien Unai Emery alors que son départ est scellé, font preuve d'une "hypocrisie assez fabuleuse"...   Hypocrite les maitres du ballon... 

Et je lis dans l'Equipe toujours mais surtout dans le Parisien, que Nasser Al Khleifi est fâché, le président du PSG dont le sacre a été abimé par la grève des applaudissements de ses ultras, qui protestaient contre des sanctions de la Ligue professionnelles. Il est fâché après la ligue, le président du PSG "J’espère que la prochaine fois, la Ligue réfléchira bien"  ET après ses supporteurs, "S’ils sont fâchés avec la Ligue, ce n’est pas nous. e ne suis pas content du tout de l’ambiance."

Et voilà comment parlent les puissants quand les événements échappent à leur superbe... 

On lit dans Libération dans Le Figaro,  la résistance des zadistes de Notre-Dame des Landes, et Presse Océan se demande : « Comment sortir du bourbier? »  

Réponse possible dans un petit papier malin des Echos, cahier « Excutives », signé Muriel Jasor. En management, quand une situation est bloquée, on tente la bizarrerie,  on crée une situation nouvelle en cédant en apparence à l'adversaire... 

Une crise à l'opéra de Paris...

Dans le Figaro, qui peut aussi écorner des autorités... Celle d'Aurélie Dupont directrice du ballet et qui utiliserait, dit un artiste anonyme des "méthodes staliniennes"...  Et Le Figaro brosse un portrait assassin dans l'éloge de Aurélie  Dupont, "ravissante, intelligente, aussi bien élevée qu'elle est excellente danseuse,  qui séduit les mécènes" mais serait dure, cassante, secrète, solitaire... 

Elle dit ceci, la cassante: «Je dialogue beaucoup avec les danseurs, mais comme je veux les faire progresser, ce que j'ai à leur dire n'est pas toujours facile à entendre»,

On croirait presque entendre un "j'assume" macronien un soir çà la télévision... 

Mais il reste cette enquête vacharde sur le monde pas avenant de la danse...

Cela s'appelle un scoop. 

Le Progrès en a un autre à la Une. Nous avons perdu 8 millions  d'euros, dans une escroquerie aux  aides à l’emploi... La Brigade financière de la PJ de Lyon enquête sur des sociétés dans le domaine des soins et de la beauté, des myriades de sociétés possiblement fictives créées uniquement pour recevoir des fonds pour des emplois aidés. Sept personnes sont en prison dont un entrepreneur de Montpellier, dont le journal dévoile le nom...  Et c'est une gourmandise de la presse que ce genre de détail qui percute ici la modernité. Ainsi se termine l'article. "Sur Facebook, le profil souriant de l’entrepreneur s’est interrompu brutalement le 4 novembre 2017. Après un dernier post sur « les femmes les plus puissantes du monde », il a été convoqué chez une juge financière réputée pour son efficacité. Depuis, son compte reste silencieux."

Nous disparaissons de la liberté quand Facebook s'interrompt.

On parle enfin d'un coeur qui a disparu...

Le coeur d'une femme puissante qui s'appelait Anne de Bretagne et reposait dans un reliquaire en or  dérobé dans la nuit de vendredi à samedi au musée, ce fut le week-end dernier un scoop de presse océan et aujourd'hui une tristesse nostalgique...  

Lisez dans le Figaro le joli texte qui orne le reliquaire «En ce petit vaisseau / De fin or pur et munde / Repose ung plus grand cueur / Que oncque dame eut au munde / Anne fut le nom delle / En France deux fois royne / Duchesse des Bretons / Royale et Souveraine».

Lisez dans Ouest France la détresse d'un comité Anne de Bretagne qui est prêt à racheter le trésor aux voleurs et diffuse son adresse mail, annedebretagne2014@free.fr pour éviter le pire... Car l'historien Alain croix s'interroge dans Presse océan, le reliquaire a été dérobé pour un collectionneur, ou pour son or, et sera fondu... 

Il sera au moins pour consoler les coeurs bretons un très beau texte dans Libération sur une belle course cycliste, le Tro bro Leon qui est au Finistère ce que Paris Roubaix est au nord: « 170 kilomètres de bitume et 33 km de chemins en terre, pierre et poussière » les « ribinou », et la course défile dans des paysages sublimes -belles photos aussi dans le Télégramme!- et témoigne de la vie...  "Le bruit vient des coureurs et de leurs machines, naseaux fumants et cœur qui tambourine, cris d’insectes quand les pneus écrasent les cailloux. Le Tro Bro Leon est une épreuve élémentaire. Donc celle qui pue le plus : lisier de porc (vers le kilomètre zéro, proche de Saint-Pabu), fumier de vache (kilomètre 108, vers Lichen), algues pourries (kilomètre 143, à Anteren). Bonnes puanteurs.  La terre vit."

Et la course se termine par un dilemme. « Que faire avec le cochon ? » Car c'est un porcelet que l'on offre au vainqueur...  

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