Le sexisme des marchands jouets... C’est un débat récurrent. Débat un peu plus vif depuis que la porte parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a fait de la lutte contre les racines du sexisme à l'école un cheval de bataille. A l'approche de Noël 2013, Rue89 met de chiffres sur ce phénomène qui saute aux yeux dès qu'on ouvre un catalogue de jouets.

Un cabinet d'études a examiné justement dix catalogues parus avant ces fêtes de fin d'année. Quatre grandes surfaces, cinq enseignes de jouets et un magasin de loisirs et bien être.

Sur ces catalogues, la moitié des filles sont habillées en rose ou en violet. Mais seulement 1% des garçons.

Les filles sont beaucoup plus souriantes, elles ont les cheveux longs. Elles sont plus passives aussi. Par exemple, à la rubrique « Peluches » : d'abord, il y a davantage de filles ; ensuite, elles câlinent les peluches alors que les garçons s'amusent avec voire les escaladent joyeusement…

Des petits mecs déjà une arme au poing et prêt au combat : un sur cinq dans cette posture sur les images des catalogues. Les filles tout au plus tirent à l'arc ou à l'arbalète.

Je vous laisse découvrir les autres détails. Les conclusions sont sans appel... Attention au jargon :

"En mettant en scène un univers genré et stéréotypé, les spécialistes du jouet sont un des rouages de l'intériorisation des inégalités hommes-femmes"

Hommes ou femmes : Marseille cherche des commissaires

La Provence
La Provence © Radio France

C'est la Une de La Provence ce matin. « Pour beaucoup, explique un des quarante commissaires de la ville, Marseille égale emmerdements maximum pour salaire pas beaucoup plus élevé qu'ailleurs. »

Résultat, certains postes sont vacants depuis plusieurs mois. Ca ne s'est pas bousculé au portillon lors de la dernière commission de recrutement.

« La police est une mille-feuille d'exigences et de missions. On doit jongler avec des moyens humains, matériels et juridiques en constante diminution » et Marseille est le paroxysme de ce phénomène dit encore la secrétaire générale adjointe du syndicat des commissaires.

La réputation de la ville n'arrange pas les choses : « dans certaines familles, elle fait peut-être peur » reconnait le patron de la police judiciaire. Tout corps confondus, la ville n'est plus aussi attractive qu'avant. Lorsqu'ils postulent, les candidats tiennent compte de beaucoup de critères : la carrière du conjoint, la scolarité des enfants, le prix du logement...

Des flics d'expérience hésitent avant de bousculer leur vie privée. Cela dit Marseille, n'est pas la seule ville concernée. Pascal Lalle, directeur central de la sécurité publique nationale, et ancien haut responsable de la police marseillaise, évoque des difficultés de recrutement en Corse, en région parisienne et dans le Nord de la France.

Dans Le Parisien Aujourd’hui en France , reportage à Bangui

« Les enfants perdus de Bangui ». Ils sont 5600 selon l'Unicef. Pudiquement, on parle d' « enfants non accompagnés ». Ils ont perdu leurs parents dans les violences de ces derniers jours ou ont été abandonnés. Histoire du petit Gaïus qui a 4 ans. La semaine dernière, une femme l'a trouvé, errant seul dans la nuit. « Ses parents ont fui les affrontements, il s'est retrouvé tout seul, on ne sait pas trop comment », dit on à l'orphelinat qui l'a accueilli

La guerre, et après... Dans Libération , reportage dans un pays dont on parle beaucoup moins depuis que les soldats de l'Otan le quittent, les uns après les autres : l'Afghanistan. Que deviennent, les traducteurs, gardes de sécurité, cuisiniers, manutentionnaires qui ont travaillé pour l'armée française ?

Ils se sentent extrêmement seuls face à des Talibans qui les considèrent comme les pires des traitres. Un homme de 28 ans, père de quatre enfants, raconte à Luc Mathieu qu'il reçoit des menaces de mort deux fois par semaines, par sms ou par un coup de fil. « Les Talibans me tueront un jour ou l'autre, j'en suis persuadé. »

Au delà de ces terribles témoignages, ce que raconte cette double page c'est le regain d'activisme des fondamentalistes, notamment dans ces régions de Surobi et de la Kapisa où étaient les soldats français. Embuscade nocturnes, attaques de barrages, enlèvements. « Dans la province de Kapisa, écrit Luc Mathieu, le gouvernement afghan ne contrôle rien ». Un des notables de la ville de Surobi aimerait se rendre en France et rencontrer les parlementaires. "Il faut leur expliquer ce qui se passe ici. Si rien n'est fait, tout recommencera, cette guerre n'aura servi à rien"

Quoi d'autre dans la presse, Bruno

Une_Libé
Une_Libé © Radio France

Après les ratés du rapport sur l'intégration, un papier plein de propos offs du Figaro , sur le thème, « ça ne va pas entre Matignon et l'Elysée ». Citation d'un proche du président : « Ayrault a repris l'initiative tous azimuts, mais ça lui est monté à la tête. Avant il ne protégeait pas assez le président. Maintenant, il le met en danger. Ca exaspère Hollande. »

Dans Le Parisien , interview du président du Crif Roger Cukierman : « Le Qatar prend une place inquiétante dans notre économie. Doit on oublier que ce pays appuie oublie le mouvement des frères musulmans en Tunisie, en Egypte et à Gaza. »

Le titre du jour dans Libération , après la mort de Peter O'Toole. Ce n'est plus Lawrence d'Arabie mais « Lawrence dérobé ».

Enfin, les classements de fin d'année. Le Parisien publie ses « Etoiles de la culture 2013 ». Palmarès sonore.

Vous aurez reconnu (ou pas !) :

-Stromae, Racine Carrée , meilleur album francophone

  • Homeland, meilleure série étrangère

  • Agnès Obel, Aventine , meilleur album international

  • Fais pas ci pas pas ça , meilleure série française

  • Django unchained , meilleur film étranger

  • La vie d’Adèle , meilleur film français
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