Et autour de cette église qu'a visité la Croix se raconte une bataille sociale et spirtuelle... Et aussi l'histoire de la pologne qui résiste aujourd'hui à une modernité qu'elle avait désirée...

Nous sommes à Katowice  au Silesia city center, 5e plus gros centre commercial du pays, construit sur les ruines d'une ancienne mine de charbon et sur le parking donc, la paroisse Sainte Barbara, offerte par le centre commercial à l'église qui a accepté... "Parce que l'église doit aller vers les gens" dit le père Bogdan Kania, le curé du parking, qui va évangéliser jusque dans les galeries marchante... Symbiose du consémurisme et de la foi. 

Mais la symbiose s'achève. La pologne bannit en effet le travail du dimanche... alors même que le commerce libre exorcisait les rayons vides de la période communiste... Mais en face, il y avait l'Eglise et le syndicat solidarité. "Le dimanche appartient a dieu et a nous" manifestaient les mineurs dans les années 80... Une bataille culturelle se joue donc, tant le dimanche nous dit un sociologue, marque l'identité européenne... 

L'identité d'un pays et les luttes sociales s’entremêlent... Marianne célèbre ainsi les fonctionnaires, contre  "l'air du temps libéral". On nous invite a aimer Claire la prof de philo ou Philippe, le policier municipal, dont la maman était si fière, a la réunion, quand il a eu son concours...  Et la Une du journal montre infirmière et CRS mêlés, levant le drapeau tricolore sur les barricades... C'est au nom de notre histoire que Marianne fait de l'économie... Le fonctionnaire est notre curé...

Quand au père Kania, il se demande comment vivra son église, quand on ne viendra plus faire ses emplettes le dimanche, et seul le multiplexe de 40 salles restera ouvert le jour du seigneur... Et bien, il calera ses messes sur les horaires des séances. 

Des villages cambodgiens qui se noient

Et ils se noient parce qu'on aspire le sol sous leurs pieds... Le magazine des Echos nous raconte Koh Sraalo, de pécheurs de crustacés et de cabanes sur pilotis, près d'une mangrove féerique où l'eau se mêle à la terre, mais ce paradis est un malheur, parce que le sol des rivières est tapissé de sable et le sable de rivière, est l'ingrédient indispensable du capitalisme.

On en consomme 40 à 50 milliards de tonnes par an.

Il devient le béton des villes et des barrages de chine ou de singapour... 

Et le cambodge, a fait de son sable une industrie d'exportation...

Un jour, des mineurs de sables sont arivés à Koh sraalo,  "Un homme est venu et a pris les empreintes digitales de tous les villageois, il a dit que les entreprises d'extractions de sable avaient le droit d'opérer dans cette zone et il ne servait à rien de protester"

Et depuis on creuse et on aspire, les crustacés disparaissent, les arbres meurent, l'homme fort de la politique locale est dans l'industrie du sable, le pouvoir central met en prison les militants écologistes... 

Logique implacable que les Echos illustrent avec talent...

On parle enfin d'une femme d'influence

Elle est dans le Monde, une vieille dame aux cheveux gris, on connait cette historienne anglaise sous le nom de Bat Yeor, ce qui signifie la fille du Nil en hébreu. Elle est, dit le Monde "l'égérie des nouveaux croisés"... Ces penseurs et écrivains qui redoutent la montée de l'islam... Elle dénonçait en 2006 les élites européennes coupable selon elle de "renoncer à leurs racines judéo chrétiennes" et de livrer leur peuple à,la domination islamique". Son livre, Eurabia, est une des sources du roman "soumission" de Michel Houellebecq... 

L'article est passionnant parce qu'il veut comprendre  ce qui anime une femme. L'histoire de Bat Yeor se mêle à ses idées... "Les obsessions pugnaces et les angoisses virulentes qui structurent son parcours s'enracinent dans le déracinement."

Et le Monde raconte Bat Yeor, de son vrai nom Gisèle Orebi,  née au Caire dans une famille juive bourgeoise et cultivée, qui raconte des émeutes anti juives des années 40, et puis l'exil, en 1957...  "J'assistais à un phénomène extraordinaire : l'effacement d'une communauté présente en Egypte depuis près de trois mille ans »,

Bat yeor est devenu l'historienne des juifs et des chrétiens du monde musulman, dont le statut de dhimmi garnatissait la liberté mais aussi l'inférorité... Puis elle a été prise par nos peurs et voit dans ce statut le dhimmi, l'avenir de l'Europe...  

Le monde montre les frontières mouvantes entre l'histoire et l'iédologie, la lucidité amère et le complot...  et la tendresse pour celle qui fut une fillette apeurée.. 

On voit dans nos journaux des portraits qui nous intéressent par leur déséquilibre

C'est dans l'Obs le philosophe Alain Finkielkraut, qui oscille entre les polémiques que ses passions exacerbent, et les scrupules dont  il fait preuve, quand il anime chez nos voisins de France culture cette émission, Répliques, où il invite aussi ses adversaires...  

C'est dans le Point le milliardaire Elon musk, conquérant de l'espace, jadis un enfant perdu dans ses pensées, qui fabriquait avec son frère des fusées de charbon de bois, et que les autres gamins tabassaient...

C'est dans le Monde encore un étrange garçon  si jeune, Italik Buterin, Canadien d'origine russe, millionnaire de 21 ans et inventeur de l'ether, une monnaie électronique cryptée... Il a eu la révélation adolescent, quand il jouait en ligne à world of warcraft... En  2010, la société propriétaire de World of Warcraft avait limité  les super-pouvoirs d'un sorcie, sans consulter les fans : "J'ai longuement pleuré avant de m'endormir, et ce jour-là j'ai découvert les horreurs provoquées par les systèmes centralisés "

Et il nous libère par une monnaie du peuple, pour se consoler. 

Il y a enfin, dans Le Figaro, un article superbe, écrit par le directeur du journal Alexis Brezet, en hommage à adjoint et ami Paul-Henri du Limbert, qui vient de mourir. C'est une ode à l'amitié, on lit ce poème de Paul-Jean Toulet, que Paul-Henri du Limbert aimait.

"Prends garde à la douceur des choses.

Lorsque tu sens battre sans cause

Ton cœur trop lourd ;

Et que se taisent les colombes:

Parle tout bas, si c'est d'amour,

Au bord des tombes."

Cela parle de nous.   

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