Et la fierté des dockers de l'extrême, dit la Provence, qui manoeuvrent les plus grands portiques du monde dans des cabines perchées à 54 mètres du sol...

Des "monstres d'aciers" qui  frémissent quand le mistral souffle en rafale et, dans la cabine, manipulant ce qui ressemble à un joystock de jeux vidéo, les dockers vont chercher les conteneurs de plusieurs tonnes dans les entrailles des navires.. 

C'est un reportage sur le Grand port de Marseille, donc Fos sur mer, qui  veut redevenir le premier port européen. Et on retrouve presque le lyrisme de la littérature industrielle. "Ma blonde entends-tu dans la ville, siffler les fabriques et les trains". C'était une chanson communiste sur un air de Chostakovitch...

Un optimisme et ce volontarisme autour d'un projet industriel qui raconte un changement. Et on le comprend quand on tourne les pages de la Provence. On lit des histoires de meurtre... Le dernier, un adolescent abattu par des inconnus à qui il ouvrait la porte, en pleine partie de Play Station... On lit que les employés municipaux sont soupçonnés de ne pas travailler beaucoup, mais ils vont passer à la pointeuse grâce à un système électroniques... On lit aussi que le cours Julien, le quartier artiste et marginal qui pourrait devenir une capitale du street art, est menacé par la violence...

Que de mauvaises ondes ! 

Mais il y a le port et une fierté retrouvée de la production et des dockers. Est-ce que cela parle juste de Marseille ou de tout le pays?

Tout n'est pas si simple. On lit aussi, dans le Figaro et dans les Echos, que Airbus envisage d'arrêter la production du A380, faute de commande. L'avion géant est arrivé trop tôt, lit-on, les échos détaillent le fiasco commercial. Mais nous avons vendu -j'ai dit nous- plus d'avions que Boeing l'an dernier. Ma blonde...

La génération "j'ai le droit" est à la Une du Parisien aujourd'hui en France

Le parisien qui fronce les sourcils contre les jeunes dans un classique, du tout fout le camp. Et ce sont deux pages qui relèvent moins de l'enquête que de la mauvaise humeur parentale.

L'éditorial du journal s'intitule "Non vous ne rêvez pas"… 

Vous courrez après votre enfant de 9 ans qui refuse obstinément de ranger sa chambre. Vous le menacez d'une fessée et lui vous dit "tu n'as pas le droit et moi j'ai le droit de porter plainte". 

Et le journal explique que ce petit bonhomme est un fait de société... La preuve d'une génération qui fait passer le « Je » avant l'intérêt général. Le dossier est un peu confus, qui passe de la crise de la culture à des gamins qui tutoient les profs mais il y a un sens politique... 

Quand l'édito se conclut ainsi...

Ces petits énergumènes sont de plus en plus nombreux et il va falloir aussi leur apprendre qu'ils ont des devoirs...

Et on ne parle pas tant des enfants que d'un besoin d'ordre et d'autorité qui transpire des journaux et qui traverserait la société française. Le Figaro nous, dit, sondage à l'appui, que les Français veulent de la liberté en économie tout en étant protégés. 

Le Courrier Picard met à sa Une ce qu'ont subi à Saint Denis les jeunes footballeurs d'Amiens, dimanche, quand 150 personnes ont envahi le terrain et menacé les picards vainqueurs de l'équipe locale. 

On lit aussi dans nos journaux le témoignage de gardiens de prisons, face à "des détenus plus jeunes, moins respectueux", dit Libération. Un autre surveillant dans les DNA... 

On nous crache dessus, on nous mort, on nous insulte, devons-nous risquer notre vie pour 1500 euros ...

On espère l'ordre forcément mais il n'y a pas que cela !  

D'autres espèrent la justice, tels ces militants qui accompagnent les migrants à calais, et qui interpellent Emmanuel Macron, dans l'Humanité et ne se résignent pas au désordre de l'injustice, tel cet homme qui a vu un jour un migrant boire dans une flaque d'eau...

C'est un autre désordre  

Une enquête dans « les Jours » sur les habiletés fiscales de Lactalis

Ce géant du lait dont on parle tant et qui cultive le secret mais l'heure du dévoilement arrive notamment par cette enquête de les jours. On découvre une société luxembourgeoise, la holding , Ekabe international… "Simple société boîte à lettres, ne disposant d’aucun salarié", mais le Pdg de Lactalis Emmanuel Besnier siège en son conseil d'administration. Ekabe international achète des espaces publicitaires et les refacture plus cher à Lactalis, ou bien dépose des marques du groupe, ainsi sont externalisés des profits dans un pays clément fiscalement...

On pourrait mettre cette histoire sur le compte du "moi je" que l'on reproche aux enfants... Lactalis a bien le droit... 

Et les adultes se font plaisir aussi...

Parfois, c'est même sympathique. Le Monde raconte le plaisir que prennent les utilisateurs à conduire les voitures électriques, dans un silence qui fait de vous le roi du monde. C'est en jouissant qu'on le sauvera...

Et la romance brisée de Donald Trump et d'un grand patron de media

Une histoire fantastique dans les Echos, celle de Jeffrey Zucker, l'ennemi préféré de Trump, patron de CNN, que le président américain cible régulièrement. Mais il s'agit ici d'une trahison, qu'exprime Trump envers un homme qui fut son partenaire.

Et l'on découvre que dans une vie antérieure, Jeffrey Zucker avait lancé la carrière télévisuelle de Trump, c'est lui qui avait mis l'homme d'affaire à l'écran dans son reality show The Apprentice..

On découvre que Trump avait aidé le même Zucker à rejoindre le groupe Time Warner et à prendre la tête de CNN.

On découvre que CNN avait utilisé Trump pour faire monter ses audiences, en le valorisant face à ses rivaux républicains...

Avant de se retourner et de faire du journalisme sur Trump... quand même ce que Trump a mal pris... "Tu es la personne la plus déloyale que je connaisse" a dit Trump a Zucker. Déloyal on ne sait, cynique, certainement…

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