C'est le pays du tango, des machos, de la psychanalyse, du foot et des catholiques. Ce pays-là vient de briser tous les tabous. Et ce pays, c'est l'Argentine de Daniel Borrillo. Dans le journal suisse Le Temps, l'universitaire, spécialiste des droits des homosexuels, tente de décrypter ce qui s'est passé hier matin à Buenos Aires… On en parlait tout à l'heure dans le journal de 7h30. Grâce au vote du Sénat, l'Argentine est devenue le premier pays d'Amérique Latine à légaliser le mariage homosexuel. "Ce qu'il y a d'étonnant, dit-il, c'est qu'il n'y a pas eu d'étape intermédiaire. L'Argentine a voté le mariage homo sans être passée par l'union civile". Pour Daniel Borrillo, l'exemple espagnol (pays où le mariage est légal depuis 2005) a exercé une influence déterminante. Et puis il y a eu aussi l'engagement du couple Kirchner. Cristina, la Présidente, en avait fait une promesse de campagne. Son prédécesseur de mari a beaucoup fait pour convaincre les sénateurs. Une chose est sûre pour le magazine Têtu sur son site Internet : Cristina Kirchner ne va pas tarder à décrocher son statut d'icône. Il faut le reconnaître, poursuit La Stampa : c'est une victoire politique pour le gouvernement argentin. Et une défaite pour l'Eglise. Désormais, on ne dira plus "mari et femme" mais "les contractants". Et le journal italien de reprendre ce qu'on peut lire aujourd'hui dans la presse argentine. Pour le journal La Nacion, au regard des enquêtes, Buenos Aires est une capitale "gay friendly". Les sénateurs et les députés parlent d'un vote de conscience. L'Eglise ne semble pas avoir compris les changements de la société, en particulier chez les jeunes. Même tonalité pour le quotidien Clarin, qui regrette l'attitude de l'Eglise, qui a choisi l'affrontement. Et La Nacion de reprendre... Avec cette légalisation, le gouvernement vient d'engranger de précieux votes pour la prochaine élection présidentielle de 2011 en Argentine. Et tout spécialement Nestor Kirchner, le mari de Madame, qui aimerait bien revenir à la Présidence. Le New York Times explique ce matin que son soutien au mariage homosexuel est très opportuniste. Il lui donne la possibilité de paraître plus ouvert. Mais il ne faut pas réduire ce vote à un calcul politique, conclut un spécialiste américain. C'est aussi le reflet de la société argentine aujourd'hui. C'est le sens de l'Histoire, pour reprendre les mots de Daniel Borrillo dans le Journal Le Temps. (Eric Delvaux : « Et on continue avec le feuilleton de l'été : l'affaire Bettencourt »)... Avec "une enquête qui rebondit", peut-on lire à la Une des Dernières Nouvelles d'Alsace... Quatre proches de Liliane Bettencourt sont toujours en garde à vue, ce matin, dans les locaux de la Brigade financière, dans le cadre de l'enquête ouverte pour "blanchiment de fraude fiscale". Même si, selon Eva Joly dans Le Monde, le procureur Courroye est "aux ordres", pour L'Est Républicain, il reprend surtout la main. Et c'est peut-être le tournant de l'affaire, pour Le Parisien-Aujourd'hui, qui a recueilli quelques indiscrétions auprès des enquêteurs… François-Marie Banier aurait, paraît-il, perdu son sens de l'humour. Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Liliane, aurait admis avoir bénéficié de quelques largesses, essentiellement des assurances-vie, dont il n'a pas précisé le montant. Les enquêteurs s'intéressent aussi à Carlos Vejarano, dont Rue89 retrace le parcours... C'est le gestionnaire de l'île d'Arros, aux Seychelles. Mais ses activités ne se limitent pas qu'aux îles exotiques. Citoyen espagnol, il réside en Suisse et possède deux adresses à Paris. Il a monté une société de conseil pour les expatriés ne disposant pas de bureaux en France. Il s'est lancé aussi dans les cosmétiques. Il a investi dans des entreprises en Suisse, qui ont fait faillite. Il a trois fondations, dont l'une soutient l'atoll d'Aldabra, aux Seychelles, site classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Mais la philanthropie de Carlos Vejarano ne convainc pas tout le monde. En tout cas, dans cette histoire, comme l'écrit Christian Bachelier du journal L'Indépendant, "chaque jour qui passe soulève une nouvelle pierre dans ce jardin à la française, encombré de cailloux que les acteurs bousculent, emportés dans la spirale qu'ils ne maîtrisent plus". Et, pour l'anecdote, voici une nouvelle histoire Bettencourt, révélée par Le Journal des Arts, sous la plume d'Armelle Malvoisin… polémique autour d'un bureau… De quoi s'agit-il ? Du bureau d'Eugène Schueller, le père de Liliane Bettencourt, le fondateur de L'Oréal. Ce bureau Art Déco, de près de 3 mètres de longueur, a été donné au Musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt au printemps dernier. Estimé à 750.000 €, il serait l'oeuvre de Jacques-Emile Ruhlmann. Serait... Parce que les experts ne s'accordent pas sur la paternité de ce bureau. Certains pensent qu'il a été fabriqué après la mort de l'artiste. Dès les années 70, l'ébéniste préféré de Ruhlmann, qui était chargé de l'entretien des mobiliers Schueller et Bettencourt, affirmait que ce ne pouvait être son œuvre. Parce qu'il ne portait pas la double estampille Ruhlmann/Deroubaix. Florence Camard, l'expert mondial de Ruhlmann, affirme que le bureau est lourd et indigne de l'artiste. En revanche, dit-elle, elle dit avoir vu chez Eugène Schueller un vrai bureau Ruhlmann. Il est conservé chez Liliane Bettencourt. (ED : « C'est vendredi... début du week-end, et peut-être de vos vacances. Alors partons en vacances »)... Est-ce qu'un patron prend des vacances ? Pas trop, répond l'Usine Nouvelle. Cécile Maillard en a interrogé quelques-uns. Il y a ceux qui, comme Dominique Seau, patron d'Eminence, spécialisé dans le sous-vêtement homme, n'ouvrent leur portable que tous les deux jours, mais qui, pour humer les tendances de la rue, ne peuvent s'empêcher d'observer, partout où ils vont, les maillots de bain et les dessous des vacanciers. Malgré des habits moches mais fonctionnels, il y a ceux qui, sous couvert de faire du vélo dans les Landes comme François Davy, d'Adecco France, avouent prendre toujours de grandes décisions en pédalant. Le vrai repos pour un patron, affirme un spécialiste, c'est privilégier la lenteur à la durabilité. Au lieu de lire un quart d'heure le soir par exemple, s'accorder trois heures d'affilée. Raphaël Meltz et Sylvain Prudhomme, du trimestriel Le Tigre, ont, eux, expérimenté les vacances express. Brest-Biélorussie en stop. Le tout en trois jours, avec pour ambition de ne pas dépenser plus de 100 €. Pour réussir à monter dans une voiture, ils ont adopté une stratégie : le délit de faciès. Seules les bonnes gueules sont susceptibles de vous prendre. Donc on évite les couples de retraités renfrognés, les hommes patibulaires et les femmes stressées. On ne montre pas non plus de panneau quand on voit des jeunes à l'allure de caïd dans une voiture aux vitres fumées. Pourtant, c'est comme ça qu'il vont monter dans une Audi noire et partager shit et coca avec Tuncay, Ramo et Hassan. Ensemble, ils parleront de leur amour de la Turquie. Ce n'est qu'au moment de descendre que les deux journalistes du Tigre comprendront que ces trois jeunes sont Kurdes… Au final, ils arriveront en Biélorussie, mais à 199 km du but. Budget dépassé : il leur a fallu payer une chambre d'hôtel. Vacances éprouvantes, mais pas aussi galères que celles de Tatiana de Rosnay dans L'Express… Après une année difficile, l'écrivain franco-britannique avait décidé de passer des vacances en famille sur une île grecque. La villa louée est luxueuse. Devant l'écran de l'ordinateur, Max, son marin chuchote : "Ca va nous faire un bien fou". Oui, mais pour y arriver, il a fallu prendre le ferry qui tangue, avec les enfants qui vomissent. « Et moi, écrit Tatiana de Rosnay, qui arborais le même visage que lors de mes accouchements »... Heureusement, quand ils arrivent, tout est parfait… (extrait sonore « bruit des vagues ») Une vue à couper le souffle et une mer bleue. Mais le lendemain matin, l'univers sonore change… (extrait sonore « bruit de chantier ») Un Italien fait construire sa maison juste au-dessus… Quand le calme revient le soir, Tatiana fume sa cigarette en regardant les étoiles. Mais Max arrive, bégaye une phrase incompréhensible. "Mais qu'est-ce que tu as ?"… Il montre les WC. Vision stupéfiante : les toilettes hyper-modernes gisent par terre. Je vous passe le plombier incapable de les réparer. « Ce modèle n'existe qu'à Athènes. Ca va prendre des semaines »… les enfants amusés de devoir faire leurs besoins dans le jardin… et puis le dernier acte à la plage, où Max s'est entaillé la plante des pieds. Ca pissait le sang… plaie moche… personne pour aider sur la plage. Et Max qui sanglote comme un gosse. « Jamais je ne l'avais vu pleurer comme ça » écrit Tatiana dans L'Express. « On aurait dit que ça lui faisait un bien fou ».

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