"Avec le camembert, la baguette de pain et le quart de rouge... la philosophie en terminale fait partie des originalités françaises"... C'est Jacques Le Goff... professeur de philosophie du droit à Brest... qui signe, avec cette phrase, le Point de Vue en Une de Ouest-France... et s'écrie : "Vive la philo !"... Depuis une demi-heure, les élèves de terminale planchent... et Le Parisien-Aujourd'hui en France rappelle que "l'épreuve de philosophie fait trembler les candidats"... Alors si les candidats bacheliers sont à la tâche ce matin... Les Echos vous emmène "dans les coulisses du Baccalauréat"... parce que, pour ceux qui le préparent, ça a commencé dès septembre... Quand le Bac n'est encore qu'une bonne résolution de rentrée pour les lycéens, les profs, eux, en sont déjà à tester les sujets... En novembre, c'est "le casse-tête des affectations"... "Cette année, explique un responsable d'académie, nous avons un candidat malentendant qui passe une épreuve de corse... Et croyez-moi, trouver un interprète de langue des signes qui parle corse, ce n'est pas évident"... Et puis ensuite, au printemps, c'est le cauchemar des sujets, qui doivent bien sûr rester secrets et sont cachés au fond des coffres-forts... Oui, mais ensuite ?... "Comment sont corrigées les copies du Baccalauréat ?"... C'est le dossier du Figaro, qui est allé à la rencontre de correcteurs, et raconte "le petit marchandage des notes du Bac"... Le journal explique que, pour éviter les injustices, il y a les commissions d'harmonisation... Mais dans Philosophie Magazine, vous lirez que la présence des correcteurs à ces réunions est facultative... Et ça, eh bien on peut le déplorer, juge le magazine... qui explique : "C'est dans ces réunions que l'on se rend compte que la notation en philosophie est tout sauf une affaire de loterie"... Chaque correcteur s'interroge sur la meilleure manière d'évaluer une réflexion personnelle, argumentée et documentée... Le souci, explique Philosophie Magazine, c'est que "derrière les divergences des correcteurs, se dessinent de véritables enjeux philosophiques... Exemple : les correcteurs qui sont favorables aux arguments puisés dans l'actualité, et ceux qui n'y trouvent qu'une source de polémiques et de lieux communs... Il s'agit, explique le mensuel, d'une question philosophique... Nietzsche ou Heidegger méprisent le journalisme philosophique, alors que Jean-Paul Sartre ou Hannah Arendt ont cherché à penser à partir de l'actualité... Et pour ceux qui préfèrent l'histoire à la philosophie... Historia vous retrace l'épopée de ce diplôme... "C'est au XIIIème siècle en France qu'apparaît le grade de bachelier, et avec lui l'idée de sanctionner les études par un contrôle des connaissances"... Du coup, résume Historia, c'est "le même stress depuis huit siècles"... du moins pour les garçons, parce que les études, ce sont des affaires d'hommes... Au Moyen-Age, une bachelière ne désigne qu'une jeune fille noble, et il faut attendre la fin du XIXème siècle pour que le mot prenne le sens de "femme diplomée"... Ca aussi, c'était une sorte d'examen... On parle du Traité de Lisbonne... La gueule de bois ne passe pas... Le "non" irlandais fait toujours la Une des journaux européens... "L'Europe cherche la riposte face à l'impasse irlandaise"... La Une des Echos donne le ton ce matin... A Londres, The Independent affiche la problématique : "Les dirigeants de l'Union Européenne cherchent à garder le Traité en vie, mais les fissures sont profondes"... Et à Madrid, El Pais rapporte cette crainte de Bruxelles... "que le 'non' soit contagieux en République tchèque et au Royaume-Uni"... Du coup, la tentation est grande... "Paris et Berlin veulent laisser de côté l'Irlande", affirme Die Welt... Et ça, eh bien ça fait hurler L'Humanité... "Complot contre la démocratie"... "Ils ne veulent pas respecter le 'non' irlandais"... Dans son éditorial, Patrick Le Hyaric explique que les choses sont claires : "Le Traité de Lisbonne ne peut être mis en oeuvre, dès lors qu'un pays le refuse... Aujourd'hui, ce Traité n'a plus d'existence juridique... Le sommet européen de cette fin de semaine doit le déclarer caduc"... Fabrice Rousselot, dans Libération, le dit autrement... "L'erreur serait de faire du 'non' irlandais un simple accident de parcours, sans en tirer les leçons... Que certains hauts diplomates suggèrent que c'est à l'Irlande de trouver une solution au problème qu'elle a créé, témoigne du fossé qui sépare encore les élites de Bruxelles des peuples européens"... "L'Europe est débranchée"... C'est ce que constate Françoise Crouïgneau dans Les Echos... "débranchée de l'attente des citoyens... débranchée d'un avenir qu'elle ne parvient pas à définir clairement... débranchée aussi des réalités et des défis de la mondialisation"... Dans La Tribune, Pascal Aubert se veut moins inquiet que ses confrères... "Depuis plus d'un demi-siècle, la construction européenne n'a jamais été un long fleuve tranquille... Crises, blocages et compromis constituent son ADN... Il faut en prendre son parti"... Ces pannes, ces crises... C'est de la faute au couple franco-allemand, analyse François Bonnet sur MédiaPart... "En se revendiquant gérant exclusif de l'Union, le couple franco-allemand ne cesse, depuis dix ans, de provoquer pannes et crises... N'est-il pas temps de changer radicalement de méthode ?", se demande le journaliste... Et en même temps... nous sommes à la veille de la présidence française de l'Union Européenne... Et c'est vrai que le "non" irlandais va la rendre plus problématique... Dans L'Eclair, Philippe Reinhard espère "que cela stimulera l'imagination et le volontarisme du Président de la République... C'est quand les choses sont difficiles que l'on juge de la qualité des hommes d'Etat"... Alors certains journaux donnent quelques pistes pour sortir de la crise... Ainsi, Libération titre ce matin : "Sept idées pour sauver l'Europe"... Rue89 reprend dix idées d'internautes pour se réconcilier avec l'Europe... Et dans Le Figaro, le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, joue les optimistes inébranlables... "Paradoxalement, le vote de l'Irlande nous confère une opportunité... Si nous parvenons à démontrer qu'en de telles circonstances, la présidence française peut rassembler et rassurer sans renoncer en rien à ses priorités, le but sera atteint"... L'Europe toujours... mise à mal par le prix des carburants... "Le défi des routiers à l'Europe"... C'est la Une du Figaro... Et Yves Thréard explique que, justement, "ce défi illustre bien le fossé qui ne cesse de se creuser entre les peuples et les dirigeants européens... Les routiers français, espagnols, portugais, protestent contre l'augmentation vertigineuse du prix du gazole... Et que font les autorités européennes ?... Elles tergiversent... Pas de solution immédiate en vue"... Alors les routiers aujourd'hui... C'est un hors-d'oeuvre... Ce qui vous attend cette semaine... C'est dans Le Parisien-Aujourd'hui en France que vous lirez à quel point la semaine est chargée en appels à la mobilisation... La Dépêche du Midi fait aussi le tour de "la semaine des grognes"... le prix du gazole aujourd'hui... les 35 heures, les retraites et la fonction publique demain... Du coup, dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Olivier Picard a des humeurs d'automne... "L'été sera là à la fin de la semaine, mais rien ne l'annonce... ni dans le ciel, ni dans l'actualité", écrit-il... "Si les routes sont encombrées, c'est que les routiers sont inquiets des prix du gas-oil... Et ce n'est pas la révision de la carte militaire, dont le Président de la République devrait préciser les contours demain, qui atténuera la déprime générale"... Et l'éditorialiste alsacien précise : "Dans l'est de la France, le départ annoncé de nombreux régiments est vécu avec angoisse et incompréhension... La brutalité de l'opération met en danger des villes où la présence des militaires est vitale... La rationalité comptable ne saurait faire oublier la survie de territoires entiers... C'est un peu triste, comme une pluie de septembre"... Et sinon, dans la presse... "Les Français sont inquiets"... C'est la Une du Parisien-Aujourd'hui en France... qui publie un sondage, où 56% des personnes interrogées se disent pessimistes sur l'avenir de France Télévisions... A signaler, dans Libération... un portrait de Michelle Obama... "Elle tient la baraque", titre le quotidien... C'est elle qui apporte à son mari le pragmatisme qui lui manque parfois... elle aussi qui lui dit, avant un discours important : "T'as pas intérêt à merder"... "Les femmes du Président"... C'est Elle, cette semaine, qui vote Obama... et qui passe en revue celles qui sont ses atouts auprès de l'électorat féminin... Reste à savoir si elles sauront convaincre les fidèles supportrices d'Hillary Clinton, s'interroge l'hebdomadaire... On a commencé avec le Bac... Alors on termine avec des notes... "Le bulletin de notes des ministres"... C'est dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... qui commente un rapport d'étape sur l'évaluation des ministres... où Michèle Alliot-Marie déçoit... où Xavier Bertrand obtient des encouragements... et où quatre bons élèves sont distingués : Hervé Morin, à la Défense... Roselyne Bachelot, à la Santé... Michel Barnier, à l'Agriculture... et Rachida Dati, à la Justice...

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