Les Echos décrivent le défi logistique et historique du transport du vaccin contre le Covid 19, 10 à 15 milliards de doses! Le Monde raconte un historien amateur et son fils, aventurier archéologue, qui ont rendu la mémoire à 250 soldats allemands morts emmurés asphyxiés dans un tunnel dans l'Aisne, en 1917.

On parle d'un exode... 

Dans le Haut-Karabakh où des Arméniens quittent leur villages qui vont être repris par l'Azerbaïdjan, ils s'en vont lis-je dans la Croix et dans le Figaro dans un défilé de voitures surchargées, de moissonneuses batteuses, de camions datant de l'Union soviétique, avant de partir souvent on a dévasté les champs, débité les arbres à la tronçonneuse, et sectionné les lignes électriques et brûlé, les maisons, et on dépouille aussi les vieilles église

Je lis dans la Croix cette cérémonie lugubre tenue vendredi dernier dans une chapelle du monastère de Davidank... Tandis que des jeunes femmes entonnaient un hymne triste comme on tient la main à un mourant, un marteau-piqueur fracassait un pan de mur pour détacher les Khatchkar, ces croix de pierre richement sculptées qu'il ne fallait pas abandonner à l'ennemi. Le lendemain samedi, trois véhicules blindés russes sont venus au monastère pour le protéger, alors le père Hovhannes a fait apporter de l'eau et a baptisé cinq familles en jurant que lui ne quitterait jamais son monastère -mais autour de lui l'exode s'est poursuivi... 

Dans Libération, on entend des soldats arméniens vaincus ruminer l'abandon et leur défaite, ils ont été submergés par les drones, et ils le vainqueur, les turcs qui dirigeaient les manœuvres... Et dans la bouche des vaincus on devinait le sourire de Monsieur Erdogan... 

On le retrouve, le Président Turc, dans un autre reportage de la Croix, à Chypre celui-là, qui évoque une autre guerre et un autre exode que la puissante Turquie avait provoquée. Hier, Monsieur Erdogan s'est rendu dans une ville fantôme, Varosha, une station balnéaire que ses 40000 habitants, chypriotes grecs avaient fui en juillet 1974, ils pensaient revenir vite, quarante-six ans ont passé et Varosha aux belles plages est une ville fantôme, mais le Président Erdogan a décidé de rouvrir cette ville de s'y promener un dimanche, de l'exploiter peut-être demain, et à la faveur de sa propagande, des anciens habitants ont revus leurs maisons vides, leurs églises sans cloches... 

Dans le Figaro ce matin, et sur le site du Monde aussi, brillamment, on analyse les stratégies et les rêves de Monsieur Erdogan qui, dit le Monde, déteste autant le modèle français que Ataturk, le fondateur de la Turquie moderne et laïque, l'admirait; on comprend mieux pourquoi ces lointaines tragédies sont les nôtres aussi. 

Dans une revue nommée "le Grand continent", on peut lire ce matin une interview-fleuve du Président Macron, l'adversaire honni du Président Erdogan, qui développe longuement ses conceptions de politique étrangère; il multiplie le mot "ruptures", et il dit à propos de la Russie et de la Turquie que ces pays pratiquent des stratégies "d'état de de fait": "ils n'ont plus peur d'une règle internationale, donc il faut trouver des mécanismes de contournement pour les encercler." 

Saura-t-il le faire, ce Président de la France laïque qui s'arcboute aussi sur notre modèle attaqué dans des pays musulmans, et qui se plaint -dans le New York times de l'incompréhension anglo-saxonne envers nous après les attentats... Encerclons-nous ou sommes nous encerclés? 

On parle aussi de peur... 

Qui semble être la marque du jour et de notre pays. Nice-Matin raconte Maïthé, qui le jour de l'attentat contre la basilique de Nice était dans un tram, où un homme regardait les passagers en mimant des gestes d'égorgement, , Maïthé est restée jusqu'à sa station, Garibaldi, où elle est descendue suivie par l'homme. "J'ai prié pour voir les contrôleurs, ils étaient deux en haut des escaliers... Ils ont appelé du renfort, ils se sont mis à sept pour neutraliser, ils m'ont assise, ils ont renoué mes lacets, j'étais tellement choquée"... 

Le Courrier de l'Ouest nous dit cet homme qui samedi à Cholet, pris d'une crise mystique, a massacré trois personnes dans la rue, en tuant deux, parce qu'ils étaient le symbole de ceux qui ne croient pas en, dieu ne sont pas catholiques... 

Le Figaro consacre sa Une à la violence dont sont victimes les policiers, vingt fonctionnaires sont blessés chaque jour en mission, et le journal revient à Champigny-sur-Marne où le 10 octobre dernier le commissariat avait été attaqué juste après que la dernière brigade habituée au maintien de l'ordre ait levé le camp: un policier est persuadé que les jeunes qui passent en garde à vue font du repérage et notent les habitudes du commissariat... 

Et le dossier du Figaro fait écho au Journal de Saône-et-Loire qui raconte une embuscade tendue aux pompiers dans un quartier de Macon, et au Dauphiné qui analyse ce conflit qui rebondit sans cesse avec des jeunes qui dit le psychiatre Marcel Rulfo sont dans la toute-puissance... 

Mais à côté de ça, en, même temps, sont en ligne depuis la fin de semaine sur Street press et Mediapart , des récits venus du commissariat du XIXe arrondissement à Paris, qui racontent des policiers qui frappent et insultent, brutalisent humilient des hommes placés en garde à vue Dans le Parisien, j'ai des nouvelles de "tata Véro" la patronne de la brigade de nuit du commissariat de Massy, une major de 51 ans qui a été fauchée par une voiture dans la nuit de samedi à dimanche aux Ulis, dans une intervention dans un camp de gens du voyage. Ca va aller pour elle, ses hommes l'aiment bien, c'est sympa, "tata Véro". 

Et on parle enfin de transports... 

Dans un papier futuriste et précis des Echos, qui nous dit avant même l'achèvement du vaccin contre le Covid, comment son acheminement sera un défi logistique, historique jamais vu: amener 10 à 15 milliards de doses de vaccin dans le monde entier, donc par avion... Et si le vaccin de Pfizer est l'élu, il faudra transporter ce vaccin conditionné à -80 degrés, peut-on charger nos avions en glace carbonique, alors que ce produit est dangereux, et ne peut être embarqué qu'en petite quantité? Et cet article requinque, car quand on travaille on dissipe nos peurs. 

Dans le Monde, vous voyez revenir un aventurier du passé, Pierre Malinowski, un baroudeur archéologue qui a déjà trouvé les restes d'un général de Napoléon en Russie, on nous raconte ici comment il a mené des fouilles sur le mode du fait accompli pour retrouver la trace d'un tunnel dans l'Aisne à Craonne où 250 soldats allemands avaient trouvé la mort, emmurés asphyxiés en mai 1917. Avant pierre, son papa, Alain Malinowski, conducteur de métro et historien amateur avait porté la mémoire de ses malheureux, l'histoire est terrible et palpitante à la fois, je lis des noms Otto Lay, August Oehler Friedrich Schlechter, qui échappent à l'oubli.

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