Savez-vous, Jean-François Copé, combien compte aujourd'hui de membres le gouvernement cambodgien ?... Je vous donne une indication : c'est beaucoup... (...) Réponse : 460... C'est ce que nous apprend, ce matin, Courrier International... "Aux 9 vice-Premiers ministres, 16 ministres d'Etat, 34 ministres et 198 secrétaires d'Etat, viennent en effet de s'ajouter 205 sous-secrétaires d'Etat... des nominations par décret royal, à la demande du Premier ministre, qui estime qu'elles sont nécessaires à la réconciliation nationale"... Le Cambodge... qui, comme hier, fait ce matin tristement l'actualité... Hier, Le Figaro annonçait qu'il y avait risque de guerre entre le Cambodge et la Thaïlande... Ce matin, le quotidien annonce les "premiers morts à la frontière thaïlando-cambodgienne"... "Affrontements sur l'autel du temple", constate aussi Libération... Car "c'est un temple qui sème la discorde... un temple hindou millénaire dédié à Shiva, situé à la frontière entre les deux pays... La Thaïlande et le Cambodge revendiquent tous les deux la propriété du temple... Ce n'est pas nouveau... Mais cet été, ils ont chacun déployé dans le secteur un millier de soldats", raconte Florence Compain dans Le Figaro... Et "hier, rapporte Arnaud Dubus dans Libé, hier il y a eu des rafales d'AK-47... Au moins 5 Thaïlandais sérieusement blessés... Un Cambodgien au tapis"... Un temple et 6 victimes : vous me direz que ce n'est pas grand-chose... Mais c'est parfois comme ça que débutent les conflits... D'autant que certains, en Thaïlande, estiment qu'une guerre avec le Cambodge serait très opportune... parce qu'elle pourrait renforcer l'unité nationale... C'est "l'indignation générale", titre Le Figaro... "L'hymne à la honte", titre France-Soir... "L'insupportable affront", commente Le Midi Libre... "Le football ne mérite pas ça", estime L'Equipe... Tandis que Le Parisien-Aujourd'hui en France constate que "cette 'Marseillaise' huée est devenue une affaire d'Etat"... "80% des Français sont choqués", affirme même le quotidien, qui a fait réaliser un sondage par l'institut CSA... Alors, qui a sifflé ?... Pour Libé, Gaël Cogné et Alexis Danjon sont allés rencontrer des jeunes hier, autour de la station de RER du Stade de France... Ils ont rencontré Sofiane, 19 ans... "Faut comprendre, dit-il : c'est contre Sarkozy, l'Etat français... C'est pas du racisme : je suis Français... C'est la haine pour s'exprimer"... Rencontre ensuite avec un jeune homme qui se fait appeler "Eldeterr" (c'est son nom de rappeur)... "Je vais vous dire pourquoi j'ai sifflé : c'est parce que je ne peux pas aimer une nation qui, elle-même, ne nous aime pas"... Mohamed est là également... Et avec son copain, ils racontent qu'ils se sentent "citoyens de seconde zone"... Ils parlent des contrôles policiers... "Plusieurs fois par mois ?", interrogent mes confrères... "Non : plusieurs fois par jour, juste pour nous emmerder"... Cécilia Gabizon, dans Le Figaro, est elle aussi partie à la rencontre de ces jeunes qui ont sifflé... Elle a notamment croisé Leïla... "C'est pour toutes les fois où on a baissé la tête", dit-elle... "C'est pour toutes les humiliations"... "Oui mais nous, on a eu honte... honte d'être Tunisiens", rétorquent ceux qu'a rencontrés Ava Djamshidi, pour Le Parisien... C'était rue de Belleville, dans le 20ème à Paris... "Ces gens, ils vivent ici, ils mangent ici... C'est vraiment la honte", fulmine Zouhir, entre deux bouffées de cigarettes... A ses côtés, Farid acquiesce... Lui aussi a assisté au match... Et il avait les larmes aux yeux... "Mon fils m'a demandé qui on devait soutenir... Je lui ai dit : 'C'est 50-50 : tu es Français et Tunisien... Dans tous les cas, tu es content'"... "Affaire d'Etat", titre donc Le Parisien... "Comment la politique a envahi le terrain", note également Le Télégramme... "Marseillaise : on se calme", demande d'ailleurs Libération... en constatant que les sifflets du Stade de France ont provoqué "un déluge de commentaires et d'annonces gouvernementales qui confinent au psychodrame"... Tonalité similaire dans la quasi-totalité des éditoriaux de la presse régionale... "Hier, c'est à la classe politique qu'on aurait aimé couper le sifflet", note ainsi Jacques Camus, dans La République du Centre... En cause notamment : la décision, finalement prise par Nicolas Sarkozy, de faire évacuer les stades à l'avenir en cas de non-respect de l'hymne national... Mais "la colère est mauvaise conseillère", commente Bernard Revel, dans L'Indépendant... qui estime que "le remède envisagé est bien pire que le mal"... Parce que difficilement applicable... et même éventuellement dangereux car pouvant provoquer des bagarres... "Les petits cons qui ont sifflé 'La Marseillaise' n'en demandaient pas tant", confirme Daniel Ruiz, dans La Montagne... Quant à Michel Lépinay, dans Paris-Normandie, lui, suggère une autre mesure : "A chaque fois que l'hymne national est bafoué, l'arbitre siffle un penalty pour la France"... Une mesure finalement pas plus stupide que certaines proposées hier... "Mais qu'arrive-t-il à François Fillon ?", se demande d'ailleurs Bruno Jeudy dans Le Figaro... "Très peu présent dans les médias avant l'été, le Premier ministre se déploie aujourd'hui tous azimuts... C'est l'une des conséquences inattendues de la crise financière", analyse mon confrère... "L'omniprésence de Nicolas Sarkozy en tant que président de l'Union européenne n'empêche pas son Premier ministre de se retrouver en première ligne sur la scène nationale... Et du coup, désormais, plus personne ne parle de son remplacement... Certains ministres le voient même en place jusqu'aux Régionales de 2010"... Certains, mais bon, pas tous... L'Express nous apprend ainsi que Xavier Darcos vient de monter un petit club informel qui lui permet de rencontrer des économistes et des chefs d'entreprise... Le ministre de l'Education Nationale entend se préparer, nous dit-on, au cas où il serait appelé à Matignon... Xavier Darcos qui, comme d'autres, est d'ailleurs allé, la semaine dernière, faire son petit pèlerinage rue de Bénouville, dans le 16ème à Paris... C'est Ludovic Vigogne qui raconte, et c'est toujours dans L'Express... "Rue de Bénouville, c'est là que se trouve l'hôtel particulier de Valéry Giscard d'Estaing"... Et c'est là que se rendent tous ceux qui entendent étoffer un peu leur carrure politique... Apparemment, c'est donc important d'être vu chez l'ancien Président... Rendre visite à VGE, c'est espérer profiter de sa crédibilité... "Pour avoir du fond, on va chez Giscard", résume le conseiller d'un ministre... La semaine dernière, c'est donc Xavier Darcos qui est allé chercher "du fond"... Il y a quelques mois, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a, lui, également fait savoir qu'il avait été reçu... Eric Woerth, le ministre du Budget, y est allé en juillet... Quant à François Fillon, lui s'est plié à l'exercice plusieurs fois, depuis qu'il est à Matignon... Et, privilège de la fonction, il a même déjeuné rue de Bénouville... Vous, Jean-François Copé, vous y êtes allé, rue de Bénouville ? (...) Et sinon, vous pensez que Xavier Darcos ferait un bon Premier ministre ? (...) Les suites de la crise financière dans la presse économique... "Bourse : la rechute", titre ainsi La Tribune... "La peur de la récession fait reculer les marchés", annonce Les Echos... "Hier, le CAC 40 a chuté de près de 7%"... "Et combien pour les retraités ?", demande, de son côté, L'Humanité... qui a choisi de faire sa Une sur la journée de mobilisation pour l'augmentation des pensions... "Augmenter les retraites : une réponse à la crise", assure le quotidien... Dans La Croix... un dossier sur la maltraitance des personnes âgées... Valérie Létard présente le plan du gouvernement pour mieux protéger ceux qui sont accueillis dans les institutions... "80% des contrôles dans les maisons de retraite seront désormais inopinés"... Enfin, cet écho, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... qui nous apprend, Jean-François Copé, que votre papa vient de jouer un rôle dans la série "Plus belle la vie"... Il interprète, nous dit-on (ça ne s'invente pas), le rôle d'un résistant communiste... Moi, je savais que le fils était bon comédien... Je ne savais pas pour le papa...

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