Des grand-parents portent plainte contre Jean-Yves le Drian dit Le Monde, leurs petits enfants sont dans un camp en Syrie. Des jeunes gens ne vont plus au lycée, parce qu'il se trouve "en territoire ennemi": le Parisien. Une combattante de la Paix et des cités qu'on nettoie, à Garges, dans Libération.

On parle d'Emmanuel Macron qui veut durcir le ton sur l'immigration...

Et le dessin de Kak est rude pour le président à la Une de l'opinion, on y voit,  deux juvéniles marine le Pen et Emmanuel Macron côte à côte sur un banc d’école, l'élève Macron a écrit « immigration » sur sa feuille, une goutte de sueur perle sur son front et ses yeux regardent la copie de sa rivale, et le prof lance:  "Macron, arrêtez de copier sur votre voisine"...  

Et lancée d'un dessin, l'Opinion  développe, copie-t-il le Rassemblement national, ce Président qui en janvier 2018, devant des ministres intrigués, glissait cette petite phrase à un parlementaire RN. "Au fond, je partage beaucoup des préoccupations que vous portez…" Emanuel Macron trouve que l'on soigne trop les migrants irréguliers -il trouve  que le panier de soin de l'aide médicale d'Etat est trop large. il voulait mettre la politique migratoire au coeur du grand débat, il pense qu'une « angoisse identitaire » taraude les français, « en état d'insécurité culturelle et civilisationnelle », et il croit que l'immigration qui se voit dans les tentes quechua des villes sera la clé de la présidentielle de 2022... Et déjà ses porte-paroles préparent le terrain, la ministre Sibeth Ndiaye voulait la semaine dernière "armer notre pays" pour affronter les moments de déstabilisations migratoire."

Et voilà comment l'Opinion fait son travail de journal politique en lisant, écoutant, passant au tamis les mots du pouvoir...  A Fréjus ce week end, Mme Le Pen s'amusait, "même si on perd, Monsieur Macron parle d'immigration"...

Pendant ce temps, dans le Figaro, Mme Von der Leyen, nouvelle présidente de la Commisssion européenne, affirme que nous devons être fiers de notre « mode de vie européen », la démocratie, la liberté l'égalité,  la dignité humaine et autres qualités listées dans l'article 2 du traité de l'Union qu'elle cite en exergue. Elle nous dit aussi que d'autres parties du monde disposent de leur mode de vie, "qui diffère du notre"... Et on comprend, par ce petit bout de phrase pourquoi la défense de notre mode de vie fait partie du portefeuille du commissaire chargé de l'immigration, parce que les immigrés viendraient de ces "autres parties du monde"...

Dans son édition européenne ce matin, le New York Times publie un texte venu de l'ancien monde, qui raconte comment l'identité européenne consistait à dire "rentrez chez vous" à une mère et sa fille, des juifs apatrides ayant échappé aux nazis. Heureusement, l'Amérique ouvrit ses portes, poursuit le chroniqueur, il s'appelle Bret Stephens, considéré aux Etats-Unis comme un homme de droite, mais il célèbre dans cet éditorial l'accueil des hongrois fuyant le communisme, des cubains fuyant Castro, des vietnamiens et des cambodgiens, des iraniens, des irakiens, des birmans, béni soient les réfugiés écrit Stephens, qui se désole que les réfugiés ne viennent plus dans l'Amérique d'une administration Trump, "je remercie dieu que ce n'était pas Trump qui dirigeait l'Amérique quand ma mère et ma grand mère n'avaient nulle part ou aller"...  La Croix me raconte comment des milliers d'africains sont bloqués au Mexique devant l'Amérique fermée, ils pensaient que ce périple était moins dangereux que la Méditerranée, ils ont connu un autre enfer dans la forêt tropicale entre Colombie et Panama, et attendent qu'il y ait une place pour eux sur terre.

Y a t-il de la place sur terre pour les quatre petits enfants de M et Mme Lopez, bloqués dans un camp kurde en Syrie avec leur mère, qui avait rejoint l'Etat islamique... Au printemps dernier, les Lopez étaient allé jusqu'en Surie pour tenter de les voir, ils estiment que la France fait obstacle et que les enfants sont en danger, ils portent plainte contre le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian devant la Cour de justice de la République, le Monde raconte cette histoire qui parle de valeurs et de mode de vie...

On parle de jeunes gens qui ne vont plus à l'école...

Et ils n'y vont plus parce que c'est dangereux, parce que leur école se trouve dans une zone interdite aux jeunes de leur quartier. "mon lycée est en territoire ennemi" expliquent ils au Parisien, qui a rencontré Ben au sourire ravageur et Abdel au visage rieur  qui racontent ce que signifient les guerres de territoires, quand elles prennent en otage les parcours scolaires... Ben ne va plus en cours depuis deux ans, quand une bagarre dans sa ville a donné au bahut le signal de la chasse, Abdel évite la gare de sa commune et le lycée de son secteur, il met 40 minutes pour aller dans un établissement neutres mais a déjà été  agressé dans la rue et va au lycée arme d'une bombe lacrymo ou d'un pistolet à plomb... Combien de Ben et combien d'Abdel dans nos lycées... on s'est déjà battu depuis la rentrée à Vigneux, Champigny et Saint-Denis, un lycéen de Montgeron dans l'Essonne a été agressé, 21 jours d’ITT, et poursuivra l'année dans un autre département...

Dans Libération, on me jure pourtant que l'espérance existe, dans le beau portrait d'une combattante, Hind Ayadi de Garges les Gonesses, qui gamine tagait les murs et cognait des garçons, et qui sait ce que c'est de voir un ami à la morgue, mais elle se passionnait aussi pour les objets déglingués qu'on peut retaper, et adulte a décidé de retaper son quartier, la Muette, le plus dur. Elle est décoratrice parce que les gens qui n'ont pas d'argent ont droit aussi a des maisons embellies, et s'interpose dans les conflits, « une femme au milieu de 50 mecs qui veulent s’entretuer". Cet été, elle a retourné les codes. Les gamins se défiaient sur snapchat, elle a inventé un autre challenge, "ma cité va briller", emmenant les jeunes nettoyer leur ville... Des bagarreurs pour le moment repentis, Streetpress les racontait cet été écrivent un film sur les guerres de bandes pour les déminer...  

Et on termine avec une vieille dame...

Auxquels des scientifiques ET les habitants d'Arles ont rendu son honneur et son âge, Jeanne Calment était bien Jeanne Calment et non pas sa fille comme le prétendaient des  russes, une étude l'atteste me raconte la Provence, heureuses sont les vieilles dames, elles n'ont plus de soucis. Dans la même Provence, on me raconte le dénuement de nos jeunes étoiles, sportifs olympiques loin du vedettariat forcés de vivre chez leurs parents et qui un jour seront notre fierté? Dans Sud-Ouest, un jeune sportif a des étoiles dans les yeux. Il a 17 ans, Johan Sorozabal et il s’envole pour la Floride, où il compte devenir comme son père avant lui un professionnel de la Cesta Punta, notre pelote basque... A lui, on l'espère, le monde appartient. Dans nos forêts les cerfs se préparent à l'amour et au brame, on peut, en s'inscrivant, encore, les observer dit le Berry républicain... L'amour des cerfs nous survivra.

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