Incidents à Furiani, "à pleurer" dit l'Equipe. Fillonade et mélenchonade, comment trouver la parade

La revue de presse, bonjour Hélène Jouan

On commence par la soirée foot hier soir et les graves incidents sur le stade de Furiani

« Y a une vraie raison d’avoir peur quand tu vas jouer à Furiani ? tu rigoles, aujourd’hui tu vas jouer à Bastia, tu risques quoi à part te ramasser un drapeau en plastique sur la tête ? » Interview dans So foot, à retrouver sur le site et réalisée avant le match fatidique, mais pas franchement visionnaire il faut bien l’avouer, du bastiais d’origine et de cœur, Pascal Olmeta, le gardien passé par le SC Bastia mais aussi par Toulon, l’Om ou l’Olympique lyonnais. Olmeta qui raconte presqu’avec gourmandise, l’ambiance, on dira « virile », qu’il a connue en son temps à Furiani, crachat entre capitaines dans le tunnel du stade bagarres en tribune, ses propres parents, frères et cousins qui ne supportent les insultes portées à leur fils revenu sous les couleurs de Toulon et qui échangent des coups de poing…Mais, à quelques heures du coup d’envoi Bastia/OL, Olmeta en était convaincu « Ca n’existe plus tout ça »

Raté…Récit et commentaires dans la presse ce matin après ces incidents qui ont donc conduit à arrêter le match Bastia/Lyon

« On pensait avoir tout vu, tout vécu, tout connu à Furiani. Mais un envahissement de terrain avant la rencontre, Jamais. » raconte Corse matin qui titre sur le « suicide » : « provocations, insultes, grand n’importe quoi, une sorte d’anarchie qui va coûter une fortune au Sporting, et pas seulement sur le plan financier. » Le quotidien régional corse qui ne dédouane pas complètement les ultras du club, mais qui tout de même, tente de disséminer les responsabilités : Corse matin accuse le gardien lyonnais Anthony Lopez d’avoir eu des « gestes déplacés avec les supporters bastiais », « belle mentalité » conclut-il. Comprenez, c’est aussi un peu sa faute tout ça

Le quotidien sportif l’Equipe lui, refait le match quasiment minute par minute ce matin, photos à l’appui. « Cela aurait dû être une belle journée, ça a été un cauchemar. En raison de la folie irresponsable de 60 à 80 supporters de Bastia 1905, le club corse a tout perdu hier, Le match, les points, sa place en ligue 1, mais c’est encore le foot qui a le plus perdu ». « 16H47, en fin d’échauffement des joueurs lyonnais, début de la folie. En quelques secondes, tout dégénère, bagarre générale irréelle quand des supporters envahissent la pelouse et vont jusqu’à poursuivre les lyonnais jusqu’à l’entrée des vestiaires. Autre scène irréelle quand ils regagnent ensuite tranquillement les tribunes, il ne se passe rien : les supporters corses qui viennent de frapper les joueurs ne sont pas inquiétés une seconde. Aucun signe de force de l’ordre, même discret. Une heure plus tard, le match reprend, une nouvelle bagarre éclate. Scènes incroyables de stadiers donnant des coups de pied aux joueurs lyonnais. Fin du match »..Comment il disait Olmeta ? ça n’existe plus tout ça ?

L’Equipe titre, « A pleurer » et Vincent Duluc déplore « l’infinie bêtise de quelques-uns, qui décidément reconnait-il nous laisse une foi vacillante envers ce jeu et les hommes qui l’entourent » « Il est probable poursuit-il que les clubs périssent par là où ils ont pêché, le laxisme, la complaisance et parfois une forme de complicité avec les supporters qui finissent un jour ou l’autre par les expédier par le fond »…

Réac Poutou ?

Autre match en vue Hélène, un premier tour de la présidentielle qui se rapproche

J-6, mais le vrai compte à rebours débutera sans doute demain, la presse quotidienne, nationale étant bien discrète dans les kiosques ce matin pour cause de week-end pascal

On retiendra qu’Aujourd’hui en France/le Parisien souligne « les petits arrangements du Ps » pour ménager la chèvre et le chou, les écolos et Macron. Dans le fameux accord électoral passé entre le parti socialiste et les écologistes sur 42 circonscriptions, on en trouve en effet une dizaine où les députés PS sortants ont déjà rallié En Marche. Résultat, pas de candidat socialiste contre plusieurs proches d’Emmanuel Macron. Accord gagnant-gagnant en quelque sorte pour le ps, qui satisfait les écologistes, sans se mettre à dos ceux qui apparaissent aujourd’hui comme les favoris

On retiendra aussi qu’il y a décidément des candidats à la présidentielle qui n’aiment pas les questions qui fâchent. Peut-être qu’un jour on parlera de « Fillonade » ou de « Mélenchonade ». François Fillon a réitéré son refus de venir à BFMTV pour répondre à Jean-Jacques Bourdin, du coup, ce sera François Baroin qui le remplacera. Mais surtout, nous dit le Parisien le journaliste a lui-même décidé de se faire remplacer. C’est son joker Laurent Neuman qui fera l’interview à sa place. Na !

Jean-Luc Mélenchon, en meeting hier à Toulouse, a distribué « non pas des œufs de Pâques, mais des baffes », nous raconte Raphael Proust sur le site de l’Opinion. Des baffes, mais « avec le rire et le sourire » dit aussi rachid Laïrèche sur le site de Libération. Pour s’en prendre à François Fillon et la » veste électorale » que les électeurs pourraient lui offrir, moins souriant pour défendre « son alliance bolivarienne » quand tous les autres candidats ont eux-mêmes dit il des accointances avec la Russie, le Qatar, l’Iran ou le Vénézuela. Carrément lyrique enfin pour défendre la presse « l’heure de la libération approche » lance t il aux journalistes. « Comprendre, avec lui, ils seront libres, terminé la pression des chefs et des actionnaires ». Mais Rachid Laïrèche ironise à son tour« Peut-être que Mélenchon «président» acceptera de répondre aux questions de Libé. Il a coupé le contact depuis plusieurs mois. On croit savoir que la ligne éditoriale n’est pas à son goût. »

Peut-être par crainte d’être à son tour victime d’une Mélenchonade, le quotidien gratuit 20 minutes a trouvé une astuce. Aujourd’hui sur son site, une requête : « Nous allons l’interviewer et pour cela nous avons besoin de vous. Remplissez le formulaire ci-dessous pour poser une question qui fâche à Jean-Luc Mélenchon. » Pas bête de faire poser les questions qui fâchent par les lecteurs

On termine Hélène en bref

Bref aperçu sur la une presse turque qui se divise évidemment entre soutiens et opposants à Erdogan. Le quotidien pro gouvernemental Sabah salue « une victoire pour la démocratie et la stabilité du pays, avec ce scrutin écrit son éditorialiste transparent et libre », quand le journal d’opposition Cumhurryiet, insiste sur le fait que cette victoire « étroite » permettra surtout à celui que se rêve en nouveau sultan turc de conserver le pouvoir jusqu’en 2029. Beaucoup de place également accordée à ce référendum par la presse allemande : on retiendra la Une du Bild, « Victoire d’Erdogan ou fraude violente ? » s’interroge t il

Et puis pour les amateurs de la famille royale britannique, une interview rare, car intime du Prince Harry dans The Telegraph. Le prince 32 ans aujourd’hui, revient pour la première fois avec une incroyable franchise sur ce qu’il a vécu au moment du décès de sa mère, la princesse Diana, il avait 12 ans. « Pendant 20 ans j’ai pratiqué la politique de l’autruche, raconte t il, ne jamais penser à elle » « 20 ans de chaos total » avoue t il, d’accès de violence, avant qu’il accepte de se faire aider par des professionnels. Pourquoi cette introspection publique maintenant ? Pour donner un coup de pouce semble t il à une campagne soutenue par son frère le prince William, visant à mettre fin à la stigmatisation de la santé mentale. Harry un prince qui vous veut du bien, après avoir été au plus mal. Etonnant pod-cast royal, que vous pouvez écouter sur le site du Telegraph.

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