Le cliché avait déclenché la polémique. C’était il y a près de 22 ans. Cliché paru dans PARIS MATCH. Trois semaines après son décès, l’hebdo qui revendique tout à la fois le poids des mots et le choc des photos publiait. une photo choc : celle de François Mitterrand gisant sur son lit de mort.

Polémique, car la famille n’avait pas donné son accord. Polémique, car il s’agissait donc d’une photo volée. Photo mortuaire, marché macabre. D’ailleurs, même si LE MONDE, dix ans plus tard, mettait en cause un proche de l’épouse de l’ancien président, on n’a finalement jamais su avec certitude qui l’avait prise, cette photo. 

Et, pour l’heure, on ne sait pas non plus qui est le photographe qui, depuis quelques jours, écume les rédactions de la presse parisienne avec, assure-t-il, une photo qui pourrait à son tour faire couler beaucoup d’encre : une photo de Johnny Hallyday dans son cercueil.

Il l’a notamment proposée au responsable d’un magazine spécialisé dans les raretés consacrées à la star, mais ce dernier a rapidement coupé court. C’est par téléphone que l’homme l’a contacté, et le commerçant se confie au JDD : « Je ne peux pas concevoir qu’elle ait été prise par un membre de sa famille. Ça doit être une personne présente lors de l’embaumement du corps. »

Mais l’a-t-il vue, cette photo ? Existe-t-elle vraiment ? 

Mégot Johnny Hallyday

Le journal ne le dit pas, mais précise cependant que depuis la disparition de l’idole, un obscène commerce bat son plein sur les sites de vente en ligne.

On y trouve par exemple un « mégot Johnny Hallyday ». Mégot mis en vente sur le site du Bon Coin : un bout de Philip Morris affiché pour la somme de 90 euros. Et le vendeur, David, assure, preuve à l’appui – en l’occurrence, une vidéo – l’avoir ramassé lors du dernier concert de Johnny Hallyday avec les Vieilles Canailles le 5 juillet dernier à Carcassonne. 

Pure arnaque ? Canular ? Là encore, le journal n’a pas la réponse. Mais Ludovic Perrin, dont l’article est titré « Johnny et la Bourse aux reliques », a relevé d’autres objets du genre. « Les invités de la cérémonie religieuse espèrent bien, elles aussi, se nourrir sur la bête », écrit-il. 

Dès le lendemain des obsèques, on pouvait ainsi trouver sur internet le programme de la messe avec la photo du rocker. Mise à prix : 200 euros. Plus cher encore que le mégot. Et, pour 10.000 euros, un audioprothésiste du 10ème arrondissement propose de son côté les empreintes des oreilles de Johnny fabriquées par ses soins pour, je cite, « ses retours de scène ». Obscène, disions-nous. Un commerce obscène. 

Et sans doute dira-t-on la même chose si, par malheur, un jour, un magazine décidait de publier l’hypothétique photo du chanteur dans son cercueil. On n’ose même pas imaginer la polémique.

D’ailleurs, dans la presse, les polémiques sont nombreuses.

Transparence

Polémique, tout d’abord, sur le lieu choisi par Emmanuel Macron pour célébrer son anniversaire. Un gîte sur le site du château de Chambord. La toile s’est enflammée, ironisant sur le symbole. L’image du président des riches, le monarque républicain. 

Mais, ce matin, LE PARISIEN apporte quelques précisions. Si l’on en croit le quotidien, ce ne sont pas ses 40 bougies que le chef de l’Etat est allé souffler là-bas. C’était un Noël en famille, fêté avec un peu d’avance, pour pouvoir réunir tout le monde. Il y avait donc là les enfants et les petits-enfants de Brigitte Macron, une vingtaine de personnes au total pour un weekend « privé », précise L’Elysée, insistant sur le fait que c’est sur ses propres deniers que le chef de l’Etat a payé les 800 euros de location du gîte. 

Cela étant, hier soir, c’est bien dans l’enceinte même du château qu’a eu lieu le dîner familial, et la location de la salle a coûté 625 euros – nouvelle précision de l’Elysée, qui s’efforce aujourd’hui de jouer la transparence pour éteindre la polémique. Mais il est souvent difficile d’effacer un symbole. 

4X4

Autre polémique – on l’évoquait hier : celle concernant le patrimoine de Nicolas Hulot, et ses neuf véhicules pas vraiment écolos. Une polémique « absurde », estime l’intéressé. Il le dit dans le JDD. « La transparence, oui. Le voyeurisme, non », explique-t-il à l’hebdomadaire, en assurant qu’il roule en électrique 95% de son temps. Puis il apporte ces détails : certes, il a un 4X4, mais il est stationné en Corse, où il a une maison à 1.000 mètres d’altitude. Certes, il a également un van, mais celui-ci lui sert pour ses vacances en familles. Quant à sa camionnette, il l’utilise pour transporter ses chevaux en Bretagne.

Absence de convictions

Au rayon politique, on notera également une nouvelle défection chez Les Républicains. Défection que Marie-Laure Harel, conseillère de Paris, qui confie, c’est toujours dans LE JDD, qu’elle vient de rejoindre La République En Marche. 

Et elle précise, je cite, que « la droite modérée est en phase totale avec Emmanuel Macron ». Et donc plus, désormais, avec Laurent Wauquiez, nouveau président de LR auquel elle dit reprocher, « non pas ses convictions, mais son absence de convictions ». 

Mais, dans le même journal, interview de Valérie Pécresse qui explique pourquoi, malgré tout ce qui l’oppose à Laurent Wauquiez, elle a décidé de rester chez Les Républicains. En l’occurrence, c’est parce que, dit-elle, elle ne renonce pas à « peser et convaincre » au sein même du mouvement. 

Fermeté

Cela dit, c’est un autre sujet, sujet là encore polémique qu’a choisi l’hebdomadaire pour sa Une. « Immigration : ce que prépare Macron ». Même sujet dans LE MONDE : « Migrants : Macron choisit la ligne dure. » 

Et les deux journaux dressent un constat identique : le président de la République veut durcir le droit d’asile, tout en augmentant le nombre d’expulsions. Pendant la campagne, il évoquait pourtant, je cite, « l’honneur de la France à accueillir les réfugiés »

Désormais, l’ambiance est plutôt à la fermeté. Outre l’habituelle dissuasion policière, les dernières semaines ont été marquées par la publication de plusieurs circulaires permettant d’accentuer les reconduites aux frontières des clandestins. Le ministère de l’Intérieur a même récemment mis un pied dans les hébergements d’urgence : contrôle des étrangers dans les hébergements d’urgence. 

Et grande colère des ONG qui gèrent ces établissements. « Jamais un gouvernement n’était allé si loin », relève Maryline Beaumard dans LE MONDE, en rappelant que c’est demain qu’aura lieu la journée internationale consacrée aux droits des migrants.

D’autres polémiques, ce matin

  • Polémique sur un téléfilm

C’est à lire dans ELLE. Fin novembre a débuté le tournage de « Ce soir-là », un téléfilm de France 2 qui raconte une histoire d’amour née le soir des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. La compagne d’une des victimes vient de lancer une pétition demandant l’arrêt du projet. Elle estime qu’il est trop tôt, beaucoup trop tôt, pour tourner une fiction sur ce drame. 

  • Polémique sur l’éviction d’un animateur

C’est la Une du PARISIEN : « Peut-on (encore) rire de tout ? » Une question qui fait suite au limogeage de Tex, l’animateur de France 2, après une blague douteuse sur les femmes battues. Dans le journal, celui-ci reçoit le soutien d’autres humoristes. Tous reconnaissent que sa blague était vraiment pourrie, mais ils jugent qu’elle ne valait pas une mise à l’écart de la chaîne. 

On parle aussi des fêtes de Noël dans la presse

Eh oui, c’est dans huit jours ! Photo d’une course de Pères Noël dans LA NOUVELLE REPUBLIQUE. Photo d’un Père Noël qui arrive en hélicoptère à la Une de CENTRE PRESSE, et celle d’un Père Noël qui arrive en bateau à la Une du MAINE LIBRE. Et puis, dans L’ARDENNAIS, c’est le portrait d’un pépiniériste qui élève des sapins près de Sedan. 

D’ailleurs, à propos de sapin, LE PARISIEN nous apprend la dernière tendance du moment : c’est d’accrocher son sapin à l’envers, au plafond. Un sapin renversé, un sapin renversant. Une tendance qui nous vient des Etats-Unis et qui, selon le journal, se répand désormais chez nous. Avec deux avantages : d’abord, c’est très original et ensuite, ça prend bien moins de place. 

Mais je ne doute pas que le sujet va faire polémique. 

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