Bonjour... En ces temps d'actualité anxiogène, voici une information anecdotique (et non vérifiée) qui aura au moins le mérite, je le pense, de vous faire commencer la journée avec le sourire. Elle vient de l'hebdomadaire allemand DER SPIEGEL ; LE FIGARO la reprend ce matin dans ses "Confidentiels" de dernière page. De quoi s'agit-il ?... ...Eh bien, à l'occasion du prochain Sommet de l'OTAN, début avril, Nicolas Sarkozy insisterait pour qu'on l'autorise à s'asseoir à côté du secrétaire général de l'Organisation... La règle en vigueur à l'OTAN "veut que les chefs d'Etat et de gouvernement soient installés autour de la table par ordre alphabétique". Un compromis aurait été trouvé. Le Président français prendrait place à la droite du secrétaire général de l'Alliance atlantique "tant que les caméras de télévision tourneraient dans la salle" ; il regagnerait son fauteuil après la sortie des journalistes. Plus sérieusement (et toujours dans les "Confidentiels" du FIGARO) ; rassurez-vous, je ne vais pas vous les lire tous, vous trouverez cette autre nouvelle, de nature à susciter la réflexion plus que l'amusement. Avant le "Sommet social" convoqué pour demain à l'Elysée, l'ancien président du Centre des Jeunes Dirigeants (il s'appelle Thomas Chaudron) émet une suggestion. Dans une lettre adressée au conseiller du Président de la République Raymond Soubie, il propose d'"expérimenter le prêt de main-d'oeuvre entre entreprises d'un même bassin d'emploi". Bref, imaginez au coeur d'une zone industrielle par exemple une usine en panne de commandes... Plutôt que d'être contraints au chômage technique, ses salariés pourraient aller prêter main forte aux employés d'une société de la même localité confrontée, elle, à un problème d'effectifs passager. Les périodes de crise sont toujours propices aux idées... Celles que Nicolas Sarkozy pourrait demain déposer devant les partenaires sociaux se résumeraient presque à un slogan de campagne présidentiel : "Faire payer plus... ceux qui gagnent le plus". Ce résumé, c'est LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE qui l'ose. Le journal publie un dessin de Ranson. Il représente un Sarkozy-Robin des Bois... Chapeau à plume posé sur la tête, l'arc sur l'épaule, l'épée au côté, il s'adresse à un Fillon-Petit Jean qui l'écoute l'air penaud. Il lui dit : "Petit Jean, nous allons rendre aux pauvres ce que nous avons donné aux riches". LE PARISIEN titre sur ce "coup de pouce fiscal attendu". Ce mercredi 18 février, "le chef de l'Etat devrait annoncer la suspension du deuxième tiers provisionnel pour les contribuables les plus modestes". Solange Melissari a-t-elle, au moins, les moyens de payer le moindre sou d'impôt sur le revenu ?... Vous découvrirez son visage à la Une de LA PROVENCE. Ce quotidien régional nous apprend que "atteinte d'un cancer, menacée de saisie-vente pour un dû lié à son hospitalisation", cette mamie "refuse de se faire soigner par manque d'argent". Solange Melissari habite Cavaillon, elle a 85 ans, elle souffrirait d'un cancer en phase terminale. Après son rendez-vous avec les dirigeants syndicaux et avec les représentants des organisations patronales, le chef de l'Etat devrait s'adresser une nouvelle fois aux Français, Alain... C'est LE FIGARO qui en fait l'annonce. Pas d'entretien avec les journalistes, mais une déclaration face à la caméra, ce que l'on appelle : "une allocution solennelle". Quand la prononcera-t-il ? ...Demain soir ?... ou jeudi ? ...Jeudi, peut-être. Ce jour-là, il aura reçu les élus de l'Outre-Mer. Dans SUD-OUEST, Bruno Dive note ce "hasard" qui "veut que ce Mai 68 guadeloupéen (...) vienne se télescoper avec le Grenelle social que Nicolas Sarkozy va lancer demain à l'Elysée avec les partenaires sociaux". Daniel Ruiz, dans LA MONTAGNE, remarque que "la crise antillaise, en poussant demain la porte du Sommet social de l'Elysée, piègera Nicolas Sarkozy et le contraindra à une embarrassante égalité de traitement des deux mouvements revendicatifs". Selon Daniel Ruiz, "le pouvoir d'achat pourrait être le bénéficiaire du dilemme présidentiel". "Conflit aux Antilles : Sarkozy tente d'éviter la contagion" : ce titre fait la Une du quotidien économique LES ECHOS. Il renvoie à cet autre titre, accroché en Une de CORSE-MATIN : "La Corse exposée au syndrome antillais". Le journal insulaire souligne que "la crise qui frappe les territoires d'Outre-Mer peut se propager en Corse". Les syndicats de l'île, paraît-il, "y travaillent déjà". En somme, Alain, "ça se corse" !... "Ca se corse" : c'est le titre de l'éditorial de Bruno Théveny, dans LE JOURNAL DE LA HAUTE-MARNE. Comme plusieurs de ses confrères, il évoque le procès d'Ivan Colonna et le trouble suscité par les révélations de l'ancien collaborateur du préfet Erignac Didier Vinolas. Dans LA CHARENTE LIBRE, Jacques Guyon s'arrête, lui aussi, un moment sur cette affaire. Dans "un maquis d'interrogations" (c'est le titre de son édito), Jacques Guyon écrit : "Quand on se dit qu'il s'agit là d'une enquête d'exception pour laquelle on a mobilisé la fine fleur des policiers et réuni des magistrats 'professionnels', on ne peut s'empêcher d'avoir des angoisses sur le sort que l'on réserve aux affaires... ordinaires". Dans ce "maquis d'interrogations", Jean-Marcel Bouguereau, pour LA REPUBLIQUE DES PYRENEES, se demande clairement si l'on a affaire ou non dans ce procès Colonna à "un scandale d'Etat". A propos de l'accusé, condamné en première instance à la prison à vie, Bouguereau rappelle "l'absence de preuves, ni empreintes digitales ou génétiques, ni traces d'une communication téléphonique sur son téléphone portable". Il ajoute que la présence d'Yvan Colonna sur les lieux du crime fait également débat" avant de préciser que "malgré cette conjonction d'éléments troublants, le berger corse "a été condamné en décembre 2007 à la perpétuité". Cette affaire fait l'objet d'assez peu de commentaires dans la presse politique... ...C'est le moins que l'on puisse dire ! A droite, on peut comprendre cette "omerta" autour des turbulences que traverse ce nouveau procès Colonna... A gauche, en revanche, singulièrement au PS, pourquoi n'en parle-t-on pas ? ...Peut-être parce que les socialistes sont trop occupés, une fois encore, à leurs querelles de virgules. Dans LIBERATION, vous découvrirez ce titre : "L'Union reste un sujet de désunion au PS". L'Europe, les listes de candidats aux élections européennes, l'entrée des partisans de Ségolène dans la direction du parti, la crise économique : tout cela fait débat rue de Solferino". David Revault d'Allonnes cite un cadre du parti, il dit : "Ca se tend entre Martine et Benoît". Titre de l'encadré : "Aubry et Hamon s'expliquent". Quant à vous, Dominique Strauss-Kahn, vous suivez tout cela à distance. Le directeur général du FMI que vous êtes a d'autres préoccupations, on l'apprend en lisant LA TRIBUNE : "Le FMI (est) en quête de liquidités". Le Fonds Monétaire International veut "doubler ses capacités de prêts". Le Japon lui a déjà accordé 100 milliards de dollars, il lui reste à en trouver 150. Généreux Japon, qui connaît pourtant bien des problèmes ces jours-ci. Dans LES ECHOS, l'autre quotidien économique, vous découvrirez que l'Empire du Soleil levant souffre d'une "sévère contraction" de sa croissance. Son produit intérieur brut a reculé de 3,3% au dernier trimestre 2008. Les exportations japonaises, qui sont le fer de lance de l'économie du pays, ont dévissé ces derniers mois. Les Américains, surtout, s'intéressent de moins en moins aux produits nippons. A Tokyo (c'est écrit dans LE FIGARO ECONOMIE), on n'avait pas connu une situation aussi catastrophique depuis 35 ans. En France même, vous le verrez dans LA TRIBUNE, les consommateurs en ont fini avec "les achats gadget ou impulsifs". Ils n'achètent qu'à bon escient, s'intéressent de plus en plus aux produits "simples et bon marché". Ils évitent le gaspillage, et économisent au maximum... Les fabricants de bas de laine ont apparemment beaucoup d'avenir. Et en cette période de crise, les cinémas font le plein... LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE en fait l'un de ses titres de Une : "La fréquentation des salles explose". Au passage, si vous ne l'avez pas encore vu, courrez donc prendre un énorme plaisir face à "Slumdog Millionnaire", du Britannique Danny Boyle. C'est une merveille. Ce n'est pas du cinéma, ça y ressemble, cette histoire qui choque ces jours-ci un grand nombre d'Anglais. Sans doute avez-vous vu, à la télévision, ce visage d'enfant-père. Alfie Patten n'a que 13 ans, on lui en donnerait deux de moins, sa voix n'a pas encore mué... Sa petite amie de 15 ans a accouché la semaine dernière d'une petite Maisie dont il serait le géniteur. Dans FRANCE-SOIR, vous apprendrez que deux adolescents contestent cette paternité. Ils ont 16 et 14 ans ; ils ont -eux aussi- connu de très près la jeune Chantelle, précoce maman de Maisie. Des tests ADN ont été ordonnés. Dans le même esprit, je vous invite à parcourir l'article que LIBERATION consacre aux "grossesses juvéniles", sous le titre : "Pouponner, c'est pas du jeu".

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