Une femme se bat depuis bientôt huit ans et, jeudi, publiera un livre où elle raconte son histoire. Le titre, c’est "D’étranges coïncidences – malformations : le combat d’une mère". Cette mère s’appelle Isabelle Taymans-Grassin. D’origine belge, elle a 30 ans, et c’est surtout de sa fille qu’elle parle dans le livre.

Bébé
Bébé © Getty / Brooke Pennington

Charlotte est née en 2012. Sans avant-bras, sans main gauche. La famille vivait à l’époque à Guidel dans le Morbihan, où trois autres enfants sont également nés avec cette infirmité. Il y a d’autres cas groupés en Loire-Atlantique et dans l’Ain, mais malgré les investigations des autorités sanitaires, les parents, pour l’heure, restent sans explication. 

Isabelle Taymans-Grassin a donc mené sa propre enquête, comme elle le détaille ce matin dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace et Le Dauphiné Libéré. Elle raconte que sa grossesse s’était bien passée, que ses trois échographies n’avaient rien révélé d’anormal. Ce n’est qu’au moment de l’accouchement, à l’hôpital de Lorient, qu’on a découvert le handicap de la petite. Comment a-t-il pu échapper aux médecins ? A quoi, et à qui en incombe la responsabilité ? Pourquoi y a-t-il eu plusieurs cas similaires à la même époque dans la même région ? Comment expliquer cette infime probabilité ? La mère de Charlotte exige plus de transparence. Médecin elle-même, elle a l’impression qu’on la balade, qu’on lui cache des choses. 

Ma fille est née sans main, et les autorités se fichent de nous.

Le combat de cette mère nous touche, comme nous touchent aussi les sourires de celles et ceux qui ont retrouvé des mains. 

C’est à lire dans Le Parisien. Un reportage qui applaudit des exploits médicaux.

Isabelle Taymans-Grassin (à droite)
Isabelle Taymans-Grassin (à droite) © AFP / Fred Tanneau

Les prouesses chirurgicales des équipes du professeur Jean-Michel Dubernard à Lyon

Vendredi dernier, celui-ci célébrait le vingtième anniversaire de la première double-greffe de main. C’était le 13 janvier 2000. Une première planétaire. Denis Chatelier, le premier patient doublement greffé ce jour-là, aujourd’hui âgé de 54 ans, assure qu’il peut maintenant réaliser tous les gestes de la vie quotidienne. Il avait été mutilé par l’explosion d’une fusée artisanale. 

Ces mains sont devenues les miennes !

Albéric, 40 ans, contrôleur de gestion, affirme, lui aussi, qu’il a repris une vie normale. Greffé des deux mains il y a onze ans, il fait même de la planche à voile. "Mais pas de boxe", plaisante-t-il. Attacher ses boutons et lacer ses chaussures reste cependant compliqué… On rencontre également Julien, qui avait perdu ses deux mains à l’âge de 16 ans. Il a été greffé en 2009 et travaille désormais dans la restauration. Pour ce père de deux enfants, c’est comme "une revanche sur la vie"

Depuis 2000, ils sont six à avoir été greffé des deux mains ou des deux bras au sein des Hospices civils de Lyon. Selon le professeur Dubernard, ils peuvent réaliser 50% à 90% des choses qu’ils faisaient avant leur accident. Et si ces opérations ne sont pas plus nombreuses, c’est notamment à cause d’un manque criant de donneurs

Les familles des personnes qui décèdent acceptent trop rarement ce type de prélèvement. Un Islandais amputé des deux bras après une décharge de 11 000 volts sur une ligne à haute tension en sait quelque chose. Il est venu s’installer à Lyon il y a dix ans, en espérant une double greffe qui lui changerait la vie.  Et il attend toujours. 

En lisant ça, on se dit, malgré tout, que la petite Charlotte pourra peut-être, un jour, savoir ce que c’est que de vivre avec deux mains… 

La santé est d’ailleurs au cœur de nombreux articles ce matin.

La santé mentale en question à la Une La Provence

A Salon-de-Provence, un homme de 36 a été interpellé hier dans un appartement où la police a découvert le corps de sa mère découpé en morceaux, qu’il avait notamment disséminés dans le four et le réfrigérateur. Le quotidien se demande s’il s’agit d’un cas de cannibalisme…

Dans L'Humanité, on revient sur la mort d’une infirmière de l’unité psychiatrique du centre hospitalier de Thouars, dans les Deux-Sèvres. La semaine dernière, elle a succombé à ses blessures, après avoir été agressée à l’arme blanche par un patient souhaitant s’enfuir.  Pour le personnel, ce drame est le révélateur d’un système défaillant dans sa globalité : un sous-effectif, des bâtiments inadaptés voire insalubres, des soignants épuisés… L’un d’eux, bouleversé, exprime son ressentiment. 

La catastrophe était annoncée.

Va-t-on vers la catastrophe avec le coronavirus ? 

Réponse sous l’angle économique dans L’Opinion : la directrice générale du FMI estime que l’épidémie pourrait avoir un impact négatif sur la croissance mondiale… 

L’angle sportif dans L’Equipe

Le dopage derrière le virus ?

En raison des restrictions imposées par la lutte contre l’épidémie, l’agence antidopage chinoise a annoncé l’arrêt de ses contrôles. Une décision qui pourrait bien profiter aux tricheurs, à moins de six mois des JO de Tokyo. 

Et puis, dans Les Echos, Frédéric Schaeffer nous raconte la crainte qui s’est immiscée dans les foyers à Pékin. Et dans les rues, bien sûr. Dans les stations de métro, les gares, les aéroports, tous les passagers sont soumis à des tests de température, et dépasser les 37,3°C peut vous faire basculer dans un autre monde. Les vigiles ont l’obligation d’appeler une ambulance, direction l’hôpital. Une mère de famille témoigne. 

Mon angoisse est d’attraper un rhume. Aller à l’hôpital en ce moment, c’est le risque de contamination assurée.

La moindre toux sèche réveille les peurs et, dans les médias, les mêmes messages reviennent en boucle : "Ne sortez pas, ouvrez les fenêtres, mettez un masque et lavez-vous les mains."

Pour finir, l’histoire d’un garçon qui, lui, travaille avec ses pieds. 

La nouvelle vie du footballeur Abdelaziz Barrada

International marocain passé par l’OM, la réserve du PSG, l’Espagne, la Turquie, Abou Dhabi, Dubaï, il a fait le choix de signer avec les Lusitanos de Saint-Maur, une équipe de Nationale 2… Il avait pourtant des propositions autrement plus prestigieuses. Des propositions qui lui auraient permis de gagner 50 fois plus que ce qu’il gagne aujourd’hui. Mais à 30 ans, il considère qu’il a gagné assez d’argent dans sa carrière pour bien vivre le restant de ses jours. Et, surtout, il voulait se rapprocher de sa famille. En l’occurrence, de ses parents. Profiter de ses parents, après quartorze années de voyages à travers le monde. 

La simplicité de ce garçon est une jolie leçon de vie. Vive les footballeurs de Saint-Maur ! Vive la Nationale 2 ! A demain. 

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