Dans les études, on appelait le futur Airbus "la grosse Julie", retour dans les Echos sur une saga il y a un demi-siècle! La monnaie cryptée de Monsieur Zuckerberg, dans les Echos encore. Pour Mediapart, la direction de Radio France chargerait la barque de son plan d'économies. Terrifiant pesticide dans le Monde.

Et d'un sport qui en serait la preuve, le cricket dont la coupe du monde se dispute au Royaume-Uni et dont le plus mécontemporain des chroniqueurs porte le deuil ce matin. Eric Le Boucher, dans l'Opinion, se désole car le cricket est entamé. Il était ce sport lent et chic qui se jouait immuablement selon les règles établies en 1744 au Marylebone Cricket Club de Londres, et se pratiquait de « truly sportsman manner », comprenez avec classe... Mais la classe a lassé la mère patrie et en Grande-Bretagne, seuls 5 % des enfants de 5 à 15 ans portent encore le cricket au coeur, ET voilà le drame: pour ne pas disparaitre, le cricket va s'adapter aux temps modernes, accélérer son jeu, réduire ces temps morts qui faisaient son charme et nos amis de france info l'ont dit, et écrit sur leur site, francetv info, le cricket travaille même avec Google pour créer un système capable d’éviter la pluie.

Le Boucher a lu cela et et aussi un livre,  « Les Barbares », d'Alessandro Barrico, et il en tire la plus funeste conclusion; cette adaptation du cricket, après d'autres à un âge de l'immédiateté et de la distraction de masse la fin de la lente patience, et des apprentissages là est la barbarie... Pourtant à Manchester, c'est dans le Guardian, supporters de l'Inde et du Pakistan étaient entremêlés fraternellement, pourtant  je lis aussi dans un site génial cricket.com deux stars, l'indien Virat Kohli et l'anglais James Anderson ont demandé aux fans de ne plus huer et siffler, les joueurs australiens Steve Smith and David Warner, convaincus il y a un an de tricherie, et qui après suspension sont revenus... Pardonner au tricheur, est-ce là barbarie?

Je vous livre cela ce jeune matin où des lycéens s'en vont philosopher pour le bac, et c'est pour l'Union à Reims "la fin d'un mythe" car avec le nouveau bac, la philo comptera si peu dans la note finale, même en littéraire, que les lycéens forcément vont la délaisser, disent profs et lycéens rémois... Il faudra s'adapter alors, lis-je, comme le cricket? Libération célèbre en portrait Marie Robert, qui à 7 ans doutait de ce qu'elle voyait et qui adulte et rapproche Kant ou Descartes de nos vies quotidiennes.  Elle fait de la boxe aussi. et nous y voilà donc au sport qui n'est pas que barbare, allons 

En France, ce matin, le sport est époustouflant, par cet acrobate dans l'Est républicain,  Pablo Signoret qui au -dessus de Besançon a Marché sur un fil de 800 m de long entre Bregille et la Citadelle; il est émouvant, par la dignité des quinzistes de Clermont-Ferrand dont la Montagne nous dit l'après-défaite. Il est amour du Parisien pour l'équipe de France féminine, il est aussi raison quand la voix du Nord plus pragmatique se demande si nos Bleu-e-s font vendre, pas encore assez... Mais elles suscitent des vocations.
Car je lis aussi, dans la Voix du Nord, ET dans le Journal du centre deux lycéennes qui vont devenir arbitres, l'une passe le bac et entraine les mouflets de sa commune de Chaulgnes, l'autre est en sports-études à Lens et pense un jour arbitrer en ligue 1, elles disent  « il faut savoir être à l’écoute et s’imposer, On se doit de montrer qu’on respecte tout le monde, si on veut à l’être à notre tour ».
Toutes deux, ma chère s'appellent Léa, une vocation.

On parle de sagas dans les Echos...

Sagas économiques, en est il d'autres. L'une est européenne et d'un charme puissant et suranné à la fois, celle d'Airbus qui au salon du Bourget domine la scène et Boeing de son A321 XLR, et qui présente aujourd'hui le futur avion de combat franco-germano-espagnol, les aventures d'Airbus et du Bourget se retrouvent dans la Dépêche, dans le Parisien fort riche, dans le Figaro un cahier spécial, dans Libération... Mais ce sont les Echos qui captent ma mémoire en me rappelant les débuts malaisés de, l'Airbus comme on l'appelait il y a un demi-siècle; car c'est au salon de de 1969, quand les foules regardaient le Concorde et le Boeing 747, qu'un ministre allemand et un ministre français nommé Jean Chamant, signaient un accord qui deviendrait un avion que dans les premières études on surnommait "la grosse Julie", et qui aurait pu ne jamais naitre par les perfidies anglaises qui hésitaient entre nous et l'américain Lockheed, et par nos folklores politiques, puisque le pouvoir préférait son ami marcel Dassault et son Mercure, au projet de Sud Aviation dont le patron sauva le projet en avertissant les pouvoirs publics,  « Arrêter l'Airbus, c'est condamner 30.000 ouvriers au chômage, dont la moitié en France ! ». 

Et quelle modernité dans cette histoire..

A la une des Echos encore, Monsieur Zuckerberg va bien, dont la saga ne s'embarrasse pas des critiques mais a t-il le choix, puisque seul le mouvement peut relancer son empire dit le journal, qui explique avec patience et détails, comment Facebook va battre va battre monnaie désormais, monnaie virtuelle, il travaille avec Visa Mastercard Booking Uber pour créer ce "libra" indexé sur des grandes monnaie,s et qui sur les plateformes permettra de faire commercer, le français Xavier Niel de Free est dans le tour de table, Niel qui par ailleurs veut s'engager pour sauver Nice-Matin. 

Voilà les puissances, nous sommes journalistes à leurs marges, nous les racontons en survivant un peu.

Une grève se prépare ici à Radio France, un préavis a été déposé pour demain, réponse des syndicats au plan de rigueur de la direction qui prévoit des économies de 60 millions d'euros, pour compenser des retraits de l'Etat mais aussi une augmentation des charges salariales... Dans un Mediapart, un article acerbe mais aussi enquêté affirme chiffre à l'appui que la direction a chargé la barque... Et ce qui arrive à Radio france témoignerait d'une offensive politique plus large contre l'audiovisuel public. Je lis sur le site du JDD que la président de Radio france a été interpellée à l'assemblée sur les temps de travail des personnels de cette maison... C'est une ambiance....

Et on parle de luttes...

Que la planète regarde avec admiration et le Figaro est à lire sur Hong-Kong, des luttes aussi que parfois seuls des localiers regardent, et je découvre dans Paris Normandie que à SAINT-ANTOINE-LA-FORÊT et à HEUQUEVILLE, des parents luttent pour éviter des fermetures de classes, ils dorment parfois à l'école, comment protéger ses enfants?

Je lis enfin, c'est dans le Monde, que tout à nos problèmes, nous sommes menacés sans même savoir comment.  On me raconte, enquête internationale, la saga d'un pesticide, qui volerait en moyenne 2,5 points de quotient intellectuel (QI) à chaque enfant européen. Conçu pour éliminer pucerons ou chenilles, le Chlorpyrifos poursuit son existence "sous la forme de traces dans les oranges, les pommes, la laitue, l’urine des enfants et le cordon ombilical des femmes enceintes"... Ses effets délétères, neurotoxiques et perturbateurs endocriniens, sont connus depuis longtemps, mais il ne va etre proposé à 'interdiction par l'Europe que cette année... On ne le pulvérise en France que sur les épinards... Pauvre Popeye, pardon. 

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