la bd d'emma sur la charge mentale qui pèse sur les hommes. Brigitte doit retrouver son nom de famille. Trump son cerveau. et benzema sa sélection en équipe de France

La revue de presse, bonjour Hélène Jouan

On commence par le poids invisible qui pèse sur les femmes

C’est l’histoire d’une bande dessinée publiée il y a quelques jours par la dessinatrice Emma sur son site web, bd intitulée « Fallait Demander » qui enflamme Facebook. 200 000 partages et des commentaires à foison relevés par Gaelle Dupont dans le Monde. L’auteur de cette bd décrit avec humour une réalité qu’elle a expérimentée : dans un couple, la charge mentale d’organiser la vie commune, familiale et ménagère repose plus sur les femmes que sur les hommes. La charge mentale c’est quoi ? c’est quand les hommes demandent gentiment à leur compagne « comment je peux t’aider ? ». Exemple précis sur une des planches d’Emma « t’as pas fait la vaisselle ? demande t’elle devant un évier qui déborde. Bah, tu m’as pas demandé » rétorque son homme. Ces hommes qui voient donc leur femme comme responsable en titre du travail domestique. Le problème, c’est que planifier et organiser les choses c’est déjà un temps plein. Qui a un impact sur le sommeil, mais aussi évidement sur le travail, le vrai, ça enlève de la concentration confie la blogueuse féministe qui raconte comment tout démarre en fait pendant le congé maternité, où forcément, la femme s’occupe de tout, .et après, c’est le cercle vicieux. Souvent d’ailleurs, cette charge mentale est totalement intériorisée par les femmes, qui peuvent même inconsciemment y trouver une forme de contrôle féminin. En tout cas, c’est une nouvelle notion que cette « charge mentale », intéressante explique une sociologue dans l’article du Monde, car elle met en relief des choses beaucoup plus profondes que les statistiques de partage des tâches domestiques et montre la spécificité de ce qui pèse sur les femmes. A lire donc « fallait demander » sur Emmaclit.com

Femme encore, mais au singulier cette fois

Avec cet appel lancé par la politologue Nicole Bacharan et l’écrivain Dominique Simonnet, toujours dans le Monde, titré « que la première dame soit notre Marianne ». Jusqu’ici les premières dames françaises ont vécu leur drôle de mandat dans une opacité malsaine, rappellent les 2 auteurs, sommées d’être à la fois quasi invisibles et pourtant zélées, chacune s’est débrouillée comme elle a pu. Pareil à la Maison Blanche où les first ladies ont tenté à travers les époques d’inventer leur rôle. Bref il est temps de sortir du procès en illégitimité pour celle qui est de fait la première conseillère du président,la seule à tout oser lui dire, profitons de la loi sur moralisation de la vie pour créer enfin un statut disent ils. Alors lequel ?N’étant pas élue, elle ne saurait assumer une fonction politique, et alors qu’on se prépare à interdire les emplois familiaux aux parlementaires, pas question d’être rémunérée non plus. Mais un budget spécifique, approuvé et justifié…une fois cela acquis, il serait choquant que l’action de la première dame se limite à fixer le menu des réceptions et la couleur des rideaux. Les auteurs ont une idée pour Brigitte MAcron, celle de s’investir dans la culture démocratique, quand les dernières élections ont révélé la méconnaissance disent ils de tout ce qu’on doit à la démocratie, liberté de penser et liberté de dire. Que la première dame soit donc notre Marianne !

En attendant, peut-on se permettre de suggérer aussi de rendre à Marianne son nom de famille ? Paris Match consacre 26 pages aux premières heures du couple à l’Elysée. Si le président est systématiquement désigné comme « Emmanuel Macron », Brigitte Macron elle, ne s’appelle que « Brigitte » dans les légendes et titres d’article. » Brigitte fait un sans-faute, Brigitte et son clan, Brigitte arrive seule au Palais ». Et si on n’appelait plus le président que par son petit nom ?

Un président qui dévoilera aujourd’hui son gouvernement

Mais en attendant, « l’onde de choc Macron fait vaciller la droite » titre le Figaro, je reprends « l’onde de choc Emmanuel fait vaciller la droite ». le Figaro qui raconte par le menu les noms d’oiseaux qui volent chez les républicains depuis que certains ont ostensiblement tendu la main au premier ministre Edouard Philippe, l’appel d’une trentaine d’élus au départ, enrichi de 173 personnalités supplémentaires dit Olivier Beaumont dans le Parisien, est désormais baptisé « l’appel des salopards ». Hier au bureau politique, c’est sous les lazzis de « traitres, vendus, collabos » que les dissidents ont été accueillis. Seuls Fabienne keller et Christian Estrosi avaient eu le courage de faire le déplacement. « Mais ils ont pris cher pour les autres » raconte un participant.

Et puis si tous les candidats, notamment de la République en Marche ne font pas l’unanimité, ce matin dans Libération, le végétarien et anti tauromachique, le journaliste Aymeric Caron demande le retrait de la torera Marie Sara dans le Garde au nom de la défense des animaux, d’autres parviennent à rassembler sur le seul nom. C’est Ouest France qui nous apprend que la député sortante du Calvados Isabelle Attard fait mieux que vous, François Ruffin en matière d’union de la gauche : soutenue par le parti socialiste, europe écologie Les verts, elle vient d’obtenir le soutien public de La France insoumise de Jean Luc Mélenchon au regard a dit le mouvement « des engagements pris par ses électeurs, et tenus ! ».

Et pendant ce temps-là à Washington Hélène…

« Amérique cherche baby-sitter » titre à sa Une Libération, Libé qui ne disposait pas encore de la dernière information apportée cette nuit par le New York Times, qui affirme que Trump aurait suggéré au directeur du FBI limogé mardi, d’interrompre l’enquête sur les liens présumés de son ancien conseiller à la sécurité avec la Russie, ce qui pourrait lui valoir une accusation d’obstruction à la justice…Libé qui insiste sur l’immaturité de Donal Trump. « On le savait mal préparé, inculte, menteur dit Johan Hufnagel dans son édito, mais on le découvre faisant le malin, au lieu de montrer ses biscotos comme un môme de 5 ans, il dévoile des infos confidentielles, celles qu’il aurait livré au chef de la diplomatie russe. Se comporter comme un kid capricieux et sensible à la flatterie est problématique quand la chambre d’enfant est le bureau ovale ». Immaturité inquiétante, pour la première fois raconte isabelle Hanne, personne ne s’est pressé au portillon dans le camp républicain pour prendre la défense du président, d’autant que la communication fort cafouilleuse autour de lui dans un premier temps. Le président du comité sénatorial des affaires étrangères du sénat, républicain, parlant même de spirale destructrice de l’administration Trump. Trump installé depuis moins 4 mois à la Maison Blanche

On termine par l’interview du jour

Il a un copain, inattendu, et surtout un ennemi. Karim Benzéma dans l’Equipe re-dit tout le mal qu’il pense de mathieu Valbuena, Valbuena qui a porté plainte contre lui dans l’affaire de la sextape mais qui depuis a exprimé ses regrets « il veut jouer avec moi ? mais il se fout de la gueule du monde s’étrangle Benzema, presque 2 ans que je suis son pire ennemi, qu’il me traine dans la boue, que je dois me faire sanctionner et là il la ramène ? tout ça vient de lui, qu’il arrête de mentir » s’énerve t il. » « Tout ça » c’est évidemment sa non sélection qui perdure en équipe de France. Un ennemi donc, mais aussi presque un ami. Macron, pardon, Emmanuel avec qui il révèle avoir mangé 3 ou 4 fois à Madrid et Lyon, c’est un fan de foot dit il, on est resté un peu en contact par messages…bon il ne se fait pas d’illusion, « la personne qui fait ses choix pour l’équipe de France, c’est uniquement le sélectionneur » reconnait-il. Mais celui qui estime « possible que sa mise à l’écart, soit aussi venue de plus haut. Quand François Hollande oui Manuel Valls, premier ministre disait « s’il n’est pas exemplaire, il n’a pas sa place en équipe de France » espère quand même un peu…au moins « que ses phrases sur moi soient peut -être meilleures » dit il de son nouvel ami Emmanuel

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