L'Aude se relève dans la boue et les destructions, dans l'Indépendant. L'Express se revigore à New York dopée par la militantisme. L'Usine nouvelle me dit une France vibrante où pullulent les "fab labs", ces ateliers de bricolage et de nouvelles technologies. La Provence en pince pour Castaner et assume son style!

La brutalité d'une administration pour commencer... 

Elle est à la une du Journal de Saône-et-Loire, cette froide brutalité qu'ont subie Pierrick et Mégane aux traits marqués, dont voici l'histoire... A l'été 2017 Pierrick et Mégane apprennent qu'ils attendent des triplés,  ils choisissent le prénom des trois filles qui seront Zoé, Lou et Jade, mais la grossesse est très difficile et le 20 décembre, les petites filles décèdent à la naissance, "elles étaient belles, il ne leur restait qu'à grandir un peu". Pierrick et Mégane se replient sur leur douleur quand le 18 janvier, la Caisse primaire d'assurance maladie leur réclame la somme de 845 euros et 25 centimes d'indu, car Mégane a bénéficié d'indemnité journalières au titre de la maternité, alors qu’elle aurait dû être indemnisée au titre de la maladie, car pour avoir droit aux indemnités maternité, il faut que la grossesse ait duré au moins 22 semaines, et Mégane a perdu ses bébés à 21 semaines et six jours. Et c'est donc l'histoire mesquine du règlement que nous raconte le Journal de Saône-et-Loire, mais il se joue en réalité autre chose, parce que refusant ce mot de "maternité", l'administration a dit aux parents que leur grossesse et leurs filles n'avaient pas existé. 

Et c'est ici que la presse aborde les rivages de l'intime, et révèle une peine que seuls connaissent ceux qu'elle a traversé. Comment faire le deuil d'une vie qui n'a pas eu lieu.   Et je m'aperçois que le deuil périnatal, a imprégné nos journaux cette semaine, c 'était lundi une "Journée mondiale de sensibilisation", et dans Le Parisien, La Dépêche, l'Est républicain, la Voix du Nord, on a lu des parents qui prononcent les noms de leurs enfants. 

Ce matin encore dans Midi Libre, une association, Souvenange, propose aux parents de photographier ces bébés morts à la naissance pour qu'une image reste et aide à faire le deuil...  Il n'y a pas de voyeurisme dans nos journaux mais au contraire une attention à la douleur, et aussi le témoignage d'une force, de ceux qui se relèvent.   

Dans Midi Libre encore, aussi dans la Dépêche et dans l'Indépendant toujours, on voit une terre qui se relève dans la boue et les destructions, "l'Aude le jour d'après", "ici on nettoie, on lave, on pleure", je lis la rescapée Claudine Garcia qui s'est sauvés de sa maison et a passé 6 heures dans les bois... On touche la solidarité à Villegailhenc où des pompiers venus de l'Ariège et  simples citoyens aident les sinistrés, avec des baguettes, de l'eau et une pelle et ses bottes, si jamais on peut aider, comme Bernard venu de Carcassonne. Debout.

L'express est allé à New York cette semaine

Ce qui pour un journal en besoin d'énergie est un pèlerinage salvateur, et voici donc à nouveau "New York l'irrésistible", "d'argent de pouvoir et de talent", mais aussi, d'hôtels de luxe et de cliniques vétérinaires 5 étoiles pour les chiens de l'Upper East side, mais surtout New York du militantisme, et l'Express est revigoré grâce à Maîtresse Blunt, prostituée dominatrice sado-maso, qui veut inscrire les professionnelles dans le mouvement des femmes... Grace surtout à Mme Ocasio-Cortez, 29 ans, un rêve américain que cette portoricaine sortie du Bronx pour etre au top de la politique, elle se dit socialiste, elle a défait aux primaires un baron du parti démocrate, elle va rentrer au congrès... Etonnant New York dont un autre fleuron, le vénérable Wall Street Journal vient d'apporter son soutien au candidat d'extrême droite à la présidentielle brésilienne Jair Bolsonaro, que soutiennent les milieux d'affaires.  Le Monde, et le Huffington Post américain, racontent cette tradition du quotidien financier, qui soutenait déjà la dictature pro-business du général Pinochet au Chili...  Conflits et énergie, voilà les Amériques. Mais jusqu'où vont planer les canadiens, dit le New York times de ces voisins qui légalisent la marijuana?   

Mais savez-vous? L'énergie est  chez nous aussi. Il est un hebdomadaire dont le sérieux est souvent revigorant, l'Usine nouvelle, qui a recensé cette semaine les 345 "fablabs" de notre pays. Les fablabs, ce sont ces ateliers de bricolages et de nouvelles technologie, où l'on innove et construit entre logiciels, imprimantes 3 D, amateurs géniaux et entrepreneurs, ils pullulent joyeusement d'Occitanie à la Bretagne, où à Saint-Malo,  à l'Atelier de la flibuste, on a inventé un porte-gobelet pour les personnes handicapés... Et à lire l'Usine nouvelle, la France est aussi vibrante. Est ce le même pays dont parle le Monde qui accompagne la détresse et parfois la honte d'être au chômage des salariées de l'habillement, où les plans sociaux se multiplient, Brice, Jules, Pimkie, Mim dont les employés s'appelaient les mimettes. Les fablabs et les mimettes, le en même temps des Français dont le gouvernement vient de changer.  

Et on parle donc aussi du remaniement 

Qui est, c'est leur devoir, souvent le grand titre des journaux  tels Sud-Ouest, l'Opinion ou le Figaro qui commente en commisération la solitude du Chef de l'Etat, mais cette solitude disent les Echos est désormais impossible.... On sent, au-delà des portraits solides des nouvelles excellences une lassitude envers la politique ou ceux qui la fond... L'opinion regrette que le pouvoir néglige l'industrie, le parisien raconte les tractations peu glorieuse avant la nouvelle équipe, Libération étrille aussi bien le pouvoir dont le second souffle témoignerait d'une "haleine de bébé", que Jean-Luc Mélenchon qui hier était en happening contre les perquisitions qui le visaient, "l'éclat de trop", dit Libération.....   Et il faut alors, pour trouver de la joie, lire la Provence en enthousiasme pour Christophe Castaner, nouveau ministre de l'Intérieur, et quand d'autres décrivent le nouveau ministre comme dominé par son partenaire Laurent Nunez, quand ailleurs on ironise sur le style Castaner, la Provence revendique tout, les chemises ouvertes d'antan et la chaîne offerte par sa maman, et les parties de cartes jadis avec un truand décédé et la  coupe au mulet, Casta est un homme du sud a Paris, un enfant du midi,  "ça va castagner", titre le journal, comment bouder cette joie identitaire?

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