Emmanuel Macron a failli participer à un colloque de la Ligue islamique mondiale, Mediapart, Valeurs actuelles, l’Opinion. Les Alzheimer marchent pour rester libre, la Croix. Ses collègues ont offert leurs congés à Alexandre pour qu'il soigne sa fille, Journal de Saône-et-Loire. La Belle équipe à Brioude, la Montagne!

On parle d'usines qui inquiètent ce matin...

Des usines qui ne sont pas menacées de fermetures, pas encore, mais qui sont publiquement désignées comme des maillons faibles dans une grande entreprise forte et symbolique, et on se réveille aujourd'hui chez les Michelin à Cholet, à Avallon, à la Roche sur Yon et dans l'atelier 501 de la grande usine de Clermont-Cataroux, avec cette nouvelle: ici, on travaille dans des sites qui présentent des problèmes importants de compétitivité... Le Monde l'a écrit dès hier soir, après avoir lu un document interne de la direction de Michelin, le journal décrivait l'atelier 501 où l'on travaille encore sur des machines datant de 1921.... Et l'inquiétude se diffuse, la menace sur l'usine de Cholet; 1300 salariés mais aussi un environnement de sous-traitant fait déjà la une du Courrier de l'Ouest ce matin, Ouest-France en parle également, et le Monde cite une phrase lourde de potentiels: l’évolution des marchés du pneumatique et la pression concurrentielle « ne permettent pas d’envisager le maintien, à terme, d’un tissu industriel aussi dense en Europe de l’Ouest. »  Or c'est précisément la marque de Michelin d'être dense en France, et ce qui se joue est d'autant plus important.  Car Michelin a décidé de jouer la carte du dialogue social pour se renforcer...  Depuis des mois, la direction a communiqué aux syndicats des chiffres, des données sur l'état de l'entreprise et du marché, il s'agit d'aboutir à des accords de compétitivité dans les usines... Un échange de confiance, une bonne histoire finalement si elle se termine bien pour une entreprise vénérable, de celles qui durent dans nos paysages, on les regarde en retenant notre souffle.

Dans le Loiret, la République du centre célèbre les 100 ans de Malecot, qui fabrique des engins de chantier, qui marche bien en ce moment grâce à l'approche des Jeux olympiques de Paris. Dans l’Eure-et-Loir, l'Echo républicain le dit que Mme la Préfète a honoré de sa présence la pose de la première pierre des nouveaux bâtiments de Claas géant allemand de la machine agricole. «C'est toujours un jour heureux lorsqu’une entreprise arrive sur un territoire, n'en déplaise à tous les grincheux qui disent que dans ce pays tout va mal », a dit la représentante de l'Etat; il y aura à Ymeray 150 emplois et la maire se réjouit: « Grâce à Claas, le Département va créer un rond-point. »

On parle aussi de mauvaises fréquentations...

Qui se masquent derrière de bonnes intentions. Une conférence internationale pour la paix et la solidarité ,est organisée à Paris par la Fondation de l'islam de France pour rassembler juifs, chrétiens et musulmans, et l'intention est si belle qu'Emmanuel Macron devait ouvrir les débats et Edouard Philippe les clôturer... Mais ils se sont retirés, une semaine avant l'événement, ayant découvert que la conférence était co-organisée par la Ligue islamique mondiale,  organisation inventée en 1962 pour diffuser « la vision ultrarigoriste de l’islam du régime wahhabite" décrit Mediapart qui raconte l'histoire. Le secrétaire général de de la LIM, Mohamed Al Issa, était ministre de la justice d'Arabie saoudite entre 2009 et 2015. "Il a à son actif plus de 500 exécutions capitales, lis- je dans une tribune du Figaro vox, et d’innombrables ordres de torture dont la condamnation du blogueur Raif Badawi à 1 000 coups de fouet...

L’histoire a été portée sur les réseaux sociaux, puis par le journal très à droite Valeurs actuelles, qui affirme avoir dissuadé la présidence. Elle est désormais dans Mediapart et dans l’Opinion qui décrit les ambitions en berne et le flou d'emmanuel Macron sur l'islam. On lit aussi une interview du président de la fondation de l'Islam de france, Ghaleb Bencheikh, qui justifie son partenariat avec les saoudiens... Ils ont changés, ils combattent le terrorisme... Résilience, dirait Boris Cyrulnik, veut on y croire.

La politique est parfois un malaise. Au Zimbabwe, reportage saisissant du Figaro, de jeunes gens prennent le deuil du père de l'indépendance Robert Mugabe, décédé il y a onze jours et dans cette adoration, on oublie que Mugabe, devenu autocrate, avait été déposé par l'armée après un règne de violences sur un pays appauvri et exsangue...

Et des vieilles personnes qui marchent...

Parce que c'est leur seule manière de vivre encore explique la Croix qui s'intéresse aux plus faibles d'entre nous, les malades d'Alzheimer qui perdent leurs souvenirs et qui dans leurs brumes déambulent, ils errent marchent et se perdent et épuisent alors soignants et familles mais il s'agirait pour eux d'un besoin vital, l'ultime liberté, « marcher, c'est une façon de continuer à vivre selon son rythme, de sortir du territoire que la maladie vous assigne »...

Nous sommes à lire, une espèce curieuse, courageuse. L’Est Républicain raconte Claudine qui depuis des années s’occupe de son mais handicapé, mais qui, devant être opérée du dos, a du batailler pour être relayée. Nous sommes parfois mesquins. A Saint-Pourçain me raconte la montagne, des enfants ont été isolés des autres à la cantine et nourris de pain et d'eau, leurs parents ne payant pas. Mais nous sommes parfois émouvants et généreux. Le journal de Saône-et-Loire me raconte  l’histoire d'Alexandre sapeur-pompier professionnel à Bellegarde-sur-Valserine, à qui ses collègues ont offert leurs congés payés pour qu'il puisse d'occuper de sa fille Lou, atteinte d'un cancer rare. Lou va mieux, Alexandre retourne travailler, « c’est à mon tour de retourner aider les autres. »

Et puis, vous avez de la chance habitants de Brioude, encore dans la Montagne. Un film qui pour nos aïeux incarna le Front populaire est montré ce soir au cinéma le Paris par le ciné club qui reprend. « La belle équipe » racontait l'histoire de chomeurs qui voulaient surmonter le sort  et la jalousie en montant une guinguette, on peut y voir lis-je comme une prémonition des gilets jaunes, peut-être, Jean Gabin y chantait, belle journée.

MUSIQUE!

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