Bonjour ! L'Amour dure trois ans... et 45% des mariages se soldent par un divorce. "L'Amour dure trois ans"... c'était un livre de Frédéric Beigbedder, très en vue cette année encore à la rubrique rentrée littéraire de vos journaux. 45% de divorce, c'est dans Libération... Libé qui dresse ce matin le bilan de la loi sur le divorce express il y a cinq ans... Fausse bonne idée... Avantage de la loi : le côté express justement... Un seul passage devant le juge aux affaires familiales... Divorcer prend aujourd'hui trois fois moins de temps qu'avant la réforme. Trois mois en moyenne pour un consentement mutuel... C'est rapide, c'est pas cher et ça peut abréger les souffrances... Mais, comme le racontent Isabelle Hanne et Stéphanie Lacaze, régler les choses vite c'est parfois mal les régler. C'est ce qui est arrivé à Camille, 34 ans... Deux ans après son divorce express, en fait, elle n'en est toujours pas sortie... Partage des biens, garde des enfants... certaines décisions qui semblent des détails sur le coup s'avèrent très lourdes... Un détail parmi d'autres : deux ans après, Camille vient de se rendre compte qu'elle est toujours "caution solidaire" pour la maison de son ex-mari. Deux avocats résument : "avec la réforme du divorce, on se précipite... une seule séance, c'est dix minutes dans le bureau du juge pour régler le sort de plusieurs vies... Il aurait fallu garder les deux systèmes : l'ancien et le nouveau... Un divorce, c'est toujours une décision grave... pas une petite chose banale". Google sera-t-il bientôt un passage obligé pour les grands classiques français ? En tout cas, "Google a gagné" comme le titre La Tribune... La Bibliothèque Nationale de France pourrait lui confier une partie de la numérisation de son fonds... Il y a quatre ans, elle était pourtant vent-debout contre le projet de Google de mettre en ligne un maximum de livres, sur le thème "c'est notre patrimoine intellectuel qu'on annexe". Mais la BNF a regardé son relevé de compte en banque... L'Etat lui verse 5 millions d'euros pour son projet de bibliothèque numérique... Il en faudrait plus de 50 rien que pour les fonds de la 3ème République... L'accord n'est pas encore signé... mais 29 bibliothèques ont déjà pactisé avec Google et notamment la prestigieuse Bodley de l'Université d'Oxford... L'Américain a financé la numérisation de 400.000 ouvrages libres de droit... En échange, il enrichit son fonds de livres numériques et obtient l'exclusivité de leur indexation sur Internet... L'indexation et la pub qui va avec... Le seul hic, c'est que Google n'est pas très regardant sur les droits d'auteurs pour les textes qui ne sont pas tombés dans le domaine public... En clair, il les numérise sans autorisation... La justice américaine doit se prononcer cet automne. Pour l'instant un bon moyen de lire les grands classiques de la littérature, c'est encore de les étudier à l'école... Rentrée : les 2 et 3 septembre pour la plupart des élèves... Et cette rentrée est moins chère... Une pléïade de journaux... de l'Est-Républicain à Ouest-France, en passant par L'Union de Reims, relaient l'étude de "Familles de France" : 174€ pour équiper un enfant qui entre en 6ème, tenue de sport comprise... c'est presque 9% de moins que l'an dernier... Dans Le Parisien, Claudine Proust donne quelques conseils pour acheter malin... "Réfléchissez deux fois avant de vous ruer sur les gros lots... on n'a pas forcément besoin de kilos de feuilles de papier... Méfiez-vous des tout premiers prix : un cartable à 3€ 90, ça casse vite... Méfiez-vous des pseudos labels verts : le post-it écolo, on n'y croit pas trop... Et Internet, c'est bien mais les prix sont en hausse". La Croix publie un tableau avec les principaux chiffres... C'est dans les hypermarchés que les courses sont moins chères... Mais contrairement à l'idée reçue, les magasins spécialisés sont plus compétitifs que les supermarchés. Clotilde Reiss sera-t-elle de retour avant le ramadan ? C'est l'espoir... Le ramadan commence vendredi... et Le Figaro raconte comment l'Elysée négocie le retour en France. Selon le quotidien, c'est Nicolas Sarkozy qui négocie en direct... C'est lui qui a activé la médiation syrienne, principale alliée arabe de l'Iran... Il a téléphoné à plusieurs reprises à Bachar el-Assad... Il a reçu de discrets émissaires au Fort de Brégançon... Bachar el-Assad doit aller à Téhéran cette semaine... L'espoir est qu'il rentre à Damas avec la jeune Française. Quelle que soit la suite des évènements, les journaux font deux constats... Le président et le gouvernement ne lésinent pas sur les remerciements à la Syrie désormais qualifiée de "pays ami"... Et si "la caution évaluée à 210.000€, et payée à l'Iran, n'a rien de honteux" comme l'écrit Marc Sémo dans Libération, elle signifie tout de même la reconnaissance d'une procédure dénoncée comme un simulacre de justice. Pour Jacques Guyon dans La Charente-Libre, c'est bien Mahmoud Ahmadinejad qui mène le jeu dans cette sinistre partie d'échecs... Didier Eugène dans Ouest-France doute que la justice iranienne disculpe Clotilde Reiss des accusations mensongères à son égard, comme le réclame Nicolas Sarkozy. Voilà pour la politique internationale de Nicolas Sarkozy... En France, personne n'ignore que ses discours sécuritaires ont joué un rôle dans sa popularité et son élection à l'Elysée... Mais le dernier bulletin mensuel de l'Observatoire National de la délinquance n'est pas très flatteur... 17.000 cambriolages de plus en un an... Hausse de 5% des vols avec violence... C'est dans Le Figaro sous la plume de Jean-Marc Leclerc qui relève également l'évolution étrange de certains chiffres. Les infractions révélées par l'action des services, c'est-à-dire sans plainte préalable, grimpaient insolemment depuis des années... Elles connaissent un ralentissement difficilement explicable... Moins 5,5% en juin, +0,8 seulement en juillet. Ce peut-il qu'on ait levé le pied pour masquer la hausse de la délinquance ? Un commisssaire chevronné assure que la tentation peut exister mais que les pratiques restent marginales. Alors, le gouvernement serait-il victime de sa culture du chiffre et du résultat ? La réponse est "oui" à en croire deux enseignants de l'école de Commerce ESCP-EAP... Ils publient une tribune dans Le Monde. "L'évaluation, écrivent-ils, est au coeur des réformes des hôpitaux, des universités et de nombreuses administrations... Mais la culture du résultat a ses limites"... Les deux universitaires rappellent que la promesse de publier régulièrement le tableau de bord des ministres a été enterrée. L'évaluation fondée sur quelques objectifs chiffrés comporte des risques... On se focalise sur le court terme, on n'ose plus innover... On confond l'évaluation des activités et des individus... Il faut sortir des discours simplistes et associer plusieurs modes de contrôle". La culture du résultat est source de souffrance au travail disent les deux auteurs dans Le Monde... L'Humanité revient sur le conflit dans le grand magasin parisien du BHV... "Le BHV oblige ses salariés à travailler le 15 août"... Nous en parlions hier, L'Huma y voit la préfiguration des excès du travail le dimanche... Le quotidien publie la lettre de la responsable des Ressources Humaines aux salariés qui n'étaient pas volontaires pour travailler en ce jour férié... "Vous ne vous êtes pas déclaré volontaire... Votre présence est néanmoins indispensable afin d'assurer la couverture suffisante dans votre service... Le samedi faisant partie de vos jours habituels de travail, nous vous demandons de bien vouloir vous présenter... Votre absence serait considérée comme injustifiée et nous serions contraints d'envisager une sanction"... La CFDT-Sud et CFTC avaient appelé à la grève... La direction parle, de son côté, d'une simple lettre d'information et précise que l'ouvertur le 15 août avait été présentée en Comité d'Entreprise... C'est donc un jour férié qui devenait normal, et dans ce cas-là, à la différence du travail le dimanche, le volontariat ne joue pas. Frédéric Beigbeder... C'est l'une des stars de la rentrée littéraire... Pour deux raisons : "Un roman français", son dernier récit, aujourd'hui en librairie, recueille des critiques plutôt élogieuses... Deuxième raison : Beigbeder, c'est la polémique de cette rentrée littéraire... La controverse tient en quatre pages... quatre pages retirées pour ne pas offenser le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin. L'Express s'en était fait l'écho en juillet... Le Figaro a d'autres détails ce matin... Le point de départ de ce "Roman français", c'est la garde à vue de l'auteur arrêté l'an dernier pour consommation de stupéfiants... Le procureur a prolongé le "sale moment d'une nuit"... et dans la version initiale du livre, Beigbeder règlait ses comptes : "Jean-Claude Marin ressemble à Alban Seray, l'acteur porno, mais sa vie est moins rigolote... Pour toujours, Jean, Claude et Marin symboliseront la cruauté d'une justice disproportionnée envers les artistes malades". Aujourd'hui, ces passages ont disparu alors qu'ils n'avaient rien de si terrible... Le Figaro se demande même si cette auto-censure n'est pas un vulgaire coup de pub... Après le coup de pub... le coup de sang pour finir ! Pardon, pardon... on va parler boucherie à l'heure du petit-déjeuner... En même temps, c'est normal puisqu'il s'agit de rugby. "Le blood gate"... "Le scandale du sang"... Le presse anglaise en fait son beefsteack ces jours-ci. L'Equipe relaie l'information ce matin... En quart de finale de la Coupe d'Europe, l'an dernier, l'ailer Tom Williams devait être évacué du terrain la bouche en sang... Blessure pensait-on... Eh bien non !... Il avait une capsule de sang artificiel dans sa bouche, il l'a faite éclater au moment convenu... ce qui a permis de faire entrer un autre joueur... Le kiné lui avat incisé la lèvre avec un scalpel dans le vestiaire après le match pour faire croire à une coupure. Les sanctions sont tombées hier soir... L'entraîneur est interdit de banc pendant trois ans... le joueur pendant quatre mois... précision donnée ce matin par le site Internet du Daily Telegraph. Selon L'Equipe, la pratique est assez courante dans le rugby anglais. Il se trouve que l'équipe des "Harlequins" est celle de la City de Londres. Décidément... les financiers s'exposent au plaquage en ce moment ! Bonne journée !

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