C'est Cleveland côté rue, l'Amérique à la rue qui s'attaque à la banque... Il s'agit du film de Jean-Stéphane Bron sur l'Amérique populaire étranglée par les Subprimes. "Cleveland contre Wall Street", c'est le cinéma qui se fait justice écrit Libération. Dans La Tribune, Lysiane Baudu décrit le Cleveland d'aujourd'hui côté réalité avec les rues désertes, les maisons abandonnées et un taux de chômage de 11 et demi pour cent. La Tribune explique qu'il y a cinq ans, les placements en Subprimes pesaient pour plus de la moitié de tous les prêts qui avaient été accordés à la population de la ville. Et plus de 8 placements à risque sur 10 ont débouché sur l'expulsion des habitants qui les avaient souscrits... 100.000 personnes à la rue, écrit Libération. Toujours dans la réalité, La Tribune explique que Cleveland a tenté de poursuivre les banques. Il y a deux ans et demi, les victimes de la crise ont assigné "Bank of America", "City Group", "Goldman Sachs"... et la liste continue. Mais ils ont été déboutés fin juillet, écrit Lysiane Baudu. Le juge a expliqué que le lien entre les malheurs de Cleveland et Wall Street étaient trop indirects. Bruno Duvic : La prérentrée politique dès la fin de semaine, Etienne Monin... Etienne Monin : Le sujet est développé par Le Figaro... Nicolas Sarkozy a lancé une série d'invitations au Fort de Brégançon. Il attend son premier ministre, la ministre de l'Industrie et son collègue du Budget pour une réunion consacrée officiellement à la croissance et aux déficits publics. "Nicolas Sarkozy prépare avec minutie la séquence des deux mois qui le séparent du remaniement", écrit Anne Rovan dans le quotidien. France-Soir se projette déjà, et comme Le Nouvel-Obs de jeudi dernier, il mise sur Michèle Alliot-Marie au poste de premier ministre. Les Echos jouent la prudence... Le quotidien ajoute Jean-Louis Borloo dans le tandem des favoris. On devrait dire le "trio" parce que d'après Le Figaro, Fillon a de grandes chances de rester. Les jeux ne sont pas faits... d'autant moins quand on lit Christophe Barbier dans L'Express. D'après lui, le remaniement et le choix du premier ministre se feront à l'aune de l'inflexion sécuritaire, colonne vertébrale de cette fin de mandat. Pour le journaliste, il ne faut pas sous-estimer l'offensive sécuritaire du président. Il ne s'agit ni d'une diversion, ni d'une occupation médiatique, mais d'un ascenseur pour les élections de 2012. Au prix d'un renoncement sur le terrain des valeurs, écrit en substance Eric Fotorino dans Le Monde... Et ça n'est pas sans risque, pense Xavier Panon dans La Montagne... Les électeurs du Front National pourraient, une nouvelle fois, préférer l'original à la copie, écrit Jean-Michel Bouguereau dans La République des Pyrénées. Bruno Duvic : On a beaucoup parlé de Christian Estrosi ces derniers jours... Mais la presse, aujourd'hui, s'intéresse à son double : Eric Ciotti... Etienne Monin : Il est le Sarko-boy qui monte, écrit Lilian Alemagnia... A 44 ans, il a gagné ses galons dans la garde rapprochée en défendant le texte sur la sécurité intérieure... et la proposition de loi sur la suspension des allocations familiales. Libé nous explique qu'il est né dans l'ombre de Christian Estrosi. Le maire de Nice lui a taillé à la machette, un siège de député avant de verrouiller, écrit David Fontaine dans Le Canard Enchaîné, son élection à la tête du département. Leurs relations sont fusionnelles, dit un conseiller général socialiste dans Libé... Ciotti fait tout le boulot et en échange, il a eu en dix-huit mois ce que d'autres mettent trente ans à obtenir. Ciotti élevé dans le chaudron niçois connaît bien la recette sécuritaire... Dans la ville, le Front National a fait 23% aux dernières Régionales... Mais l'élu jouerait les grands méchants loups, d'après Libé : il veut paraître plus facho que les fachos, d'après un connaisseur anonyme de la vie politique locale. C'est un soldat de Sarkozy qui fait l'orchestration. D'après Le Canard Enchaîné, il a maintenant ses entrées chez Claude Guéant et de l'ambition... il aimerait bien devenir ministre. Mais il fait très attention à ne pas faire d'ombre à son mentor, Christian Estrosi. Et comme il y a déjà un Brice dans cette histoire, Le Canard Enchaîné titre : "Eric Ciotti, le Bis de Nice". Bruno Duvic : Gros plan maintenant sur les sanctions dans le football français... Etienne Monin : Le journal L'Equipe estime que la commission de discipline de la Fédération Française a eu "la main lourde"... C'est une punition pour l'exemple. Avec des responsabilités individuelles, alors que dans son rapport, la mission d'information avait plaidé pour une sanction collective. Verdict également salé pour Libération... Le quotidien estime qu'il fallait donner des têtes au monde amateur tout en préservant le gros du contingent tricolore. Décision, d'ailleurs, qui n'a pas été motivée par la commission, écrit Le Figaro. Un jugement lisse comme un ballon, estime La Voix du Nord. Qui oublie Raymond Domenech, souligne Le Journal de la Haute-Marne. Ce ne sont pas des hommes mais la faillite d'un système qu'il fallait condamner, ajoute L'Union-L'Ardennais. Enfin, Le Parisien rapporte que tous les protagonistes son tombés d'accord sur les mots utilisés par Anelka dans les vestiaires, contre Raymond Domenech : "va te faire enculer avec ton équipe", c'est page 12. Les joueurs ont 10 jours pour faire appel des sanctions. Bruno Duvic : Le livre de Tony Blair, à la fois évènement politique et financier... Etienne Monin : Avant même sa sortie, le livre fait parler de lui parce que l'ancien premier ministre a fait savoir qu'il allait donner ses recettes et ses royalties, soit plus de 6 millions d'euros, à la Légion royale et aux blessés de guerre. Et ce que raconte Le Figaro ce matin, c'est qu'au fond, ça ne lui coûte pas tant que ça... L'ancien premier ministre est en effet devenu millionnaire. Il aurait gagné 18 millions d'euros en trois ans, écrit Rose Clavery, à la tête d'une PME qui employait en mars dernier, 130 personnes. Après avoir divisé son salaire par deux, quand il était en politique, Tony Blair a bâti sa fortune comme consultant financier et comme intervenant de luxe dans les galas ou dans les conférences pour 120.000 euros l'intervention. L'ancien premier ministre profite donc pleinement de sa deuxième vie, écrit Le Figaro, avant la sortie de ce livre à fonds perdus, qui s'appelle "Le voyage". Bruno Duvic : Des fonds perdus également dans Le Canard Enchaîné... Etienne Monin : L'hebdo satirique révèle qu'Eric Woerth est un "mauvais payeur"... Depuis quatre ans maintenant, le patron d'une société évènementielle court derrière le trésorier de l'UMP pour un impayé de presque 5.000 euros. D'après Le Canard, François Gesdon a organisé dans une soirée grandiose, près des Champs Elysées, pour les jeunes de l'UMP. Mais la facture n'a pas été entièrement réglée... Et malgré une rencontre fin 2006, dans le bureau du trésorier Eric Woerth, l'organisateur "maltraité" traîne toujours sa facture. Pas d'explication sur l'amnésie du parti présidentiel... Interrogé par Le Canard, le Mouvement Populaire n'a pas retrouvé la facture en question, mais il promet que l'affaire sera transmise très vite à la trésorerie. Bruno Duvic : Le téléphone fragilisé par l'Internet... Etienne Monin : C'est une histoire de pirate racontée par le journal Le Monde... Les téléphones grand public sont de moins en moins sûrs, écrit Yves Eudes. Le pirate profite des connexions Internet et de la messagerie pour tenter de faire passer des virus... Le Smartphone devient vulnérable. Début août, une société russe annonce qu'un premier virus a été découvert sur le système androïde de Google... et la semaine dernière, Apple sort une mise à jour du système d'exploitation de son IPhone après avoir trouvé une faille, écrit le journaliste. 62 millions de Smartphone, le téléphone connecté en permanence à Internet, vendus au deuxième trimestre de cette année... et même le BlackBerry ne seraient plus inviolables... On apprend d'ailleurs dans La Tribune que le gouvernement est équipé d'une autre marque, pour éviter d'être espionné... parce que les mails du BlackBerry terminent leur course sur des serveurs installés en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

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