Mohamad est musulman. Moral est juive. Mohamad a 26 ans, Moral 21. A priori, leur mariage hier, n'aurait dû intéresser personne à part leur entourage. Sauf, sauf que leur union a été annoncée en pleine opération "Bordure protectrice" dans la Bande de Gaza écrit Nissam Behar dans LIBéRATION. Du coup, Mohamad et Moral ne sont plus des symboles du dialogue judéo-musulman, mais des traîtres à leurs communauté. Pour l'extrême droite israélienne, c'est un mariage contre-nature. Sur les réseaux sociaux, Moral est présentée comme une terroriste du Hamas, un poufiasse à arabes. Reuven Revlin, le président israélien a adressé un message aux tourteraux. Il leur a souhaité beaucoup de bonheur. Il a promis que ce mariage se tiendrait comme prévu. La police était déployée hier, autour de la salle de mariage des futurs époux. Mohamad et Moral ont aussi engagé une 15aine de vigiles.Mais quelques centaines de personnes contre ce mariage ont manifesté hier soir, rapporte le JéRUSALEM POST.En face, ceux qui les soutenaient étaient quelques dizaines selon TIMES OF ISRAËL qui publie la photo de la mariée émue. Car le mariage a bien eu lieu.

Etgar Keret est un écrivain israélien et sa soeur a rejoint la communauté ultra-orthodoxe. Autre image trouble d'Israël.A lire dans la revue 6 MOIS, bien lire 6 MOIS, comment j'ai perdu ma soeur. Il y a 19 ans, dans une petite salle des mariages de Bnei Brak, ma grande soeur est morte. Elle a découvert la religion après la guerre du Liban comme beaucoup d'autres jeunes à l'époque. Mon cousin Gili m'avait prédit. Elle aura une horde d'enfants qui parlent Yidish. Naguère, j'ai écrit un livre pour les enfants. J'ai passé un accord avec l'éditeur pour que l'illustrateur confectionne un exemplaire spécial pour les hommes en papillottes et les femmes en robes et manches longues. Ma soeur a demandé au rabbin si elle pouvait le lire. Il a dit non. Quand j'ai rencontré la femme de ma vie, lors de mes visites à ma soeur, ma copine devait toujours m'attendre dans un café ou dans un jardin. Il y a 19 ans, ma soeur grande soeur est morte. Elle vit aujourd'hui, dans le quartier le plus orthodoxe de Jérusalem.

Je m'appelle Ferguson, petite ville du Missouri, et je n'ai toujours pas retrouvé la paix. On en parlait tout à l'heure dans le journal de 7h30. Une semaine après la mort de Mickaël Brown, jeune homme noir tué par un policier blanc, les affrontements ont repris hier soir, entre manifestants et forces de l'ordre.THE NEW YORK TIMES apporte ce matin, de nouvelles informations. Elles concernent l'autopsie de la victime, commandée par sa famille. Dessin à l'appui, elle montre que le police a tiré 6 fois sur Mickaël Brown. 2 balles dans la tête. 4 dans le bras droit. Elles ont été tirées de face et de loin. Aucune poudre n'a été retrouvée sur son corps. Mickaël Brown avait la tête baissé quand on lui a tiré dessus. Deux hypothèses. Soit, c'est le signe qu'il se rendait. Soit, il voulait charger l'officier. Le procureur général demande maintenant, au ministère de la Justice de procéder à sa propre autopsie. Parce que dans cette affaire, les "circonstances" sont exceptionnelles.

Et si Hollande se trompait ? C'est à lire également dans la presse ce matin.Une de LIBéRATION. Le président a tout misé sur la relance de l'investissement des entreprises qui n'a toujours pas eu lieu. Il a négligé la demande. Peut-être la plus grosse erreur de son quinquennat dit le quotidien. Luc Peillon livre son analyse sous forme de cqfd. Exemple : En lançant le CICE, le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, le gouvernement s'attendait à ce que les entreprises anticipent ce gain à venir et augmentent ses investissements en conséquence. Mais elles ne l'ont pas fait. Ni en amont, ni à l'arrivée des premiers deniers. Le gouvernement a oublié une piste. Les entreprises n'investissent pas, car elles n'ont personne en face, à qui vendre. Insaisissable reprise.Et la critique trouve un écho unanime sur la forme, dans l'ensemble de la presse ce matin. A coup de petites phrases.Plus ça va mal, moins il faut changer : Yves Thréard du FIGARO.Cela s'appelle de l'obstination : Gérald Rossi dans L'HUMA.Nathalie Birchem de LA CROIX : Il n'y aura pas d'itinéraire bis.Valls garde son cap, droit dans ses bottes. Voilà pour LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE.Il faut dire la vérité aux Français martèle crânement Manuel Valls. Mais quelle vérité demande Christine Clerc du TéLéGRAMME. Que le président s'est trompé et nous a trompé ?Il est temps d'ouvrir les yeux écrit Jean-Marc Vittori des ECHOS. Depuis que François Hollande est arrivé à l'Elysée, la croissance française a toujours été inférieure à 1%. Il devient de plus en plus difficile d'invoquer la crise des subprimes, les secousses de la zone euros ou encore l'héritage Sarkozy. La stagnation devient structurelle. Il faut agir et changer la règle du jeu budgétaire.

Il faut une France qui gagne. Une France qui brille, qui vole de succès en succès, qui récolte médailles et félicitations. Luc de Barochez de L'OPINION fait le parallèle avec les performances des bleus aux championnats d'Europe d'athlétisme. Le contraste est cruel. Les athlètes du gouvernement enregistrent échec sur échec. Le meneur de l'équipe de France devrait s'inspirer de la méthode Yalouz, le directeur technique national de l'athlétisme français. Une bonne dose de bon sens, des valeurs, de l'humain et l'exigence. La qualité d'un manager se mesure à sa capacité à fédérer une équipe autour d'un objectif commun. J'agis dit-il, en rassembleur. Pour gagner, il faut tout donner, mouiller le maillot. Car en politique, encore plusse qu'en sport, ce qui compte, c'est le résultat.

Les résultats de l'équipe de France d'athlétisme, eux, sont là ce matin. Et quel finish ! comme le titre LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. 23 médailles dont 9 d'or.C'est fabuleux pour L'EQUIPE. Les Français ont brillé jusqu'au dernier jour à Zurich avec les relayeuses du 4 fois 400 et Mahiédine Mekhissi sur le 1.500 mètres.Cette fois, il a gardé son dossard.C'est tout simplement mémorable pour le JOURNAL DE SAÔNE ET LOIRE.LIBé se fend d'un joli titre dans ses pages sports : Piste and Love pour les Français.Jean-Denis Coquard de L'EQUIPE raconte. Le staff bleu a tellement dévalé l'escalier en tribune, pour aller serrer des louches, bisouiller des joues et donner du drapeau, que la sécurité du stade en a eu le tournis. Elle a même fini par prendre la mouche. De guerre lasse hier, les cerbères dépêchés en nombre, ont fini par interdire l'accès aux athlètes, à tout ce qui était estampillé français officiels. Ghani Yalouz et Renaud Lavillénie compris. On en aurait presque crié : "Libérez nos camarades !"Ce qui fait dire ceci à Jean-Phillipe Mailliez de LA VOIX DU NORD. Pendant une semaine, on a marché, couru, sauté, lancé avec eux. On s'est laissé porter dans le sillage d'une France conquérante. Zurich, c'était assez magique. Ces jeunes athlètes sont épatants. Ils ressemblent aux vrais gens. Ils ont des choses à dire. Ils ont de la profondeur humaine et laissent parler leurs émotions. Ils sont à des années lumières des dix mots de vocabulaire du discours formaté des footballeurs. L'athlé a en outre, un don incomparable. C'est l'un des rares sports que votre femme regarde avec plaisir en votre compagnie. Parce qu'il y a du rythme, du spectacle.Et là attention... c'est saignant. Toujours Jean-Phillipe Maillez dans LA VOIX DU NORD. Ca change des habituels abrutis qui tapent dans un ballon en passant beaucoup de temps à s'invectiver et à simuler des douleurs atroces.Brandao, Motta et Ibrahimovic apprécieront.

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