Le Point publie ce matin les extraits d'un livre que les futurs et nombreux prétendants à l'Elysée devraient lire avec attention ..

C'est dur, bien sûr que c'est dur. C'est beaucoup plus dur que ce que j'avais imaginé.

L'aveu du chef de l'Etat à la Une de 'hebdomadaire qui sort aujourd'hui. Un aveu contenu dans un livre "Conversations privées avec le président" d' Antonin André et Karim Rissouli chez Albin Michel.

Et dans ce livre, François Hollande y fait, nous dit le Point de stupéfiantes confidences sur ces 4 années passées à l'Elysée.

Le président raconte tout, commente tout, analyse tout dans les moindres détails.

De la chute de Jérôme Cahuzac à l'ascension d'Emmanuel Macron, de la montée du terrorisme à la crise grecque, de l'affaire Leonarda aux innombrables couacs gouvernementaux, de la lutte contre le chômage aux tensions sociales, de la bataille de la droite à la guerre des gauches.

L'affaire Léonarda par exemple : pour le chef de l'état, le fait que la jeune fille lui réponde en direct à la télévision n'est pas le problème. Le problème, c'est l'attitude du PS qui lâche le président. En demandant le retour en France de toute la famille, le PS a fait une faute politique.

Et tout au long du livre, les tacles pleuvent. Le voilà qui évoque « la brutalité » de Sarkozy, qui veut lui « défoncer les dents », le « vieux » Juppé, dont « la ligne est la même que celle qu'il défendait en 1986 lorsqu'il était ministre de Chirac" et même Vincent Bolloré, ce « pirate », ce « catho intégriste », dont il décortique la prise de pouvoir à Canal+.

Et alors que les candidatures se multiplient pour la primaire à gauche, Benoit Hamon avant-hier, Arnaud Montebourg sans doute dimanche, François Hollande qui se prononcera en décembre, juge des qualités et des défauts des prétendants à sa succession. Avec un soutien appuyé à Manuel Valls qui a été à la hauteur durant trois ans. Quant à Emmanuel Macron, le chef de l'Etat raconte le recadrage après des propos ambigus en avril dernier du ministre de l'économie mais il conserve la confiance du président.

Un président qui apparaît enfin obsédé par la trace qu'il laissera dans l'histoire.

Ce n'est pas un drame si ça s’arrête dit il. Le drame, c'est quand vous laissez la place et que vos traces sur le sable s'effacent elles mêmes.

Quelles traces laissera t'il dans l'Histoire ? La question se pose pour le président turc dont les dérives ne cessent d’inquiéter la presse occidentale.

La revanche du Sultan titre ce matin Libération  pour qui la Turquie est sous coupe réglée depuis un mois, depuis la tentative de coup d'état ratée. Tentative dont l'Humanité nous livre les dessous, même s'il reste de nombreuses zones d'ombre. Le quotidien revient sur les liens entre Erdogan et Gulen, deux islamistes convaincus et sur l’atmosphère trouble qui régnait à Istanbul plusieurs semaines avant le coup d'Etat.

Comment Erdogan islamise la société turque titre de son coté le Figaro  pour qui le récent putsch avorté sert de prétexte au président pour imposer sa vision d'un islam politique ; et s'il est trop tôt pour parler d'un nouveau tournant dans l'islamisation de la Turquie, la politologue Istar Gozaydin pointe du doigt l'influence croissante de la Diyanet, organe chargé des questions religieuses au sein du cabinet du premier ministre turc.

La réalité aujourd'hui en Turquie, c'est une chasse aux sorcières implacable dans tous les milieux. Plus de 40 000 personnes interpellées, la moitié placée en détention. Il a donc fallu faire de la place dans des prisons déjà bien remplies. 38 000 prisonniers de droit commun sont en passe d’être libérés.

Et s'il est si facile de libérer d'un coup 38 000 prisonniers, c'est qu'il avait été tout aussi facile de les incarcérer souligne l'Humanité  qui s'inquiète de l'autre coup d'état en Turquie, pays où règne aujourd'hui l'arbitraire.

Manuel Valls est à la Une ce matin de l'International New York Times.

Le quotidien américain se fait l'écho des propos du premier ministre sur le burkini. Dans un débat d'autant plus vif que la présidentielle approche, souligne la correspondante en France. Débat dont on se demande bien aujourd'hui comment il a pu prendre en quelques jours autant d'ampleur.

Alors que l'on sait depuis hier que la rixe de Sisco en Corse samedi dernier, qui a enflammé les esprits, n'a finalement rien à voir avec la religion.

Le procureur de la république de Bastia a livré hier ses premières conclusions : il s'agirait en fait d'une logique de caïdat de la part d'une famille maghrébine qui a voulu semble-t'il privatiser la plage, mais aucun signe de radicalisation n'a été relevé précise le procureur dans Corse matin.

Cinq hommes doivent être jugés aujourd'hui en comparution immédiate. En espérant que le calme revienne sur les plages pour profiter des derniers jours de vacances.

Egalement cette vidéo d'un haltérophile Kazak entamant quelques pas de danse après avoir soulevé 214 kilos. La vidéo a largement circulé sur les réseaux sociaux ; sur les réseaux sociaux oui mais pas sur Twitter.

Pour avoir diffusé sur son compte une vidéo de 6 secondes, le créateur du compte @b3zero, Willialm Reymond s'est vu notifier que son compte était suspendu de manière définitive. C'est l'Opinion qui raconte l'histoire ce matin.

Twitter invoque un manquement aux règles du droit d'auteur, alors que d'autres vidéos circulent largement sur d'autres comptes. Notamment sur celui d'une ancienne star du basket américain.

Y aurait-t-il deux poids deux mesures ? Une modération à la tête du client, à l’origine du hashtag moderecommetwitter, a été lancée il y a quelques jours et a été largement discutée en France.

L'ancien président du Medef a ajouté son grain de sel, s’interrogeant sur cette décision si rapide de la part de Twitter alors que subsistent des comptes appelés Adolf Hitler.

L'Opinion s'interroge. Et si ce zèle de Twitter pour protéger les images des Jeux n'était qu'un gage donné à la chaîne de télé Sky après la signature d'un partenariat permettant à Twitter de mettre en ligne les meilleurs moments du championnat anglais. Une nécessite alors que le réseau affiche plus de 100 millions de dollars de pertes pour le deuxième trimestre de cette année.

Revenons aux JO avec un coup de chapeau ce matin à nos boxeuses.

"Ils ont tout pour plaire" titre ce matin le Parisien  pour saluer garçons et filles de cette équipe de France qui devrait rentrer avec les valises bien lourdes : 6 médailles au total dont deux de bronze et une d'argent.

Et peut être demain un titre olympique pour Estelle Mossely. Ce serait un beau cadeau pour celle qui soufflera demain ses 24 bougies.

Qualifiée dans la catégorie des moins de 60 kilos, la jeune femme a un tempérament en acier. Ingénieur en informatique, elle a multiplié les petits boulots pour mener de front ses deux vies, y compris du gardiennage de nuit.

Elle frappe comme un homme dit d'elle Brahim Asloum. Et c'est pour moi un très beau compliment dit celui qui décrocha un titre olympique en 2000.

Dans cette équipe de France de boxe il y aussi, Sarah Ourahmoune qui combat ce soir pour une place en finale des moins de 51 kilos. Un tout petit gabarit mais une volonté de fer : maman d'une petite fille de 3 ans, chef entreprise, diplômée d'un master en communication de Sciences po Paris, la jeune femme a déjà du beaucoup lutter pour avoir la reconnaissance du milieu. En 2008, elle reçoit la médaille d'or des championnats du monde par la poste, 9 mois après la finale contre une boxeuse chinoise finalement contrôlée positive et suspendue. Dans le colis, pas de félicitations mais un mot lui demandant de renvoyer la médaille d'argent raconte l'Equipe.

Sarah Ourahmane a du aussi vaincre la résistance de ses proches  inquiétés de la voir revenir des entraînements avec des coquards.

Mais elle a tenu bon : "Je ne supportais pas qu'on me dise ce que je devais faire ou pas. Je le sentais , c'était en moi "

Une détermination qui lui offre aujourd'hui la lumière olympique.

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