On commence par l’Europe, par un pays européen, la Grèce

La Grèce sauvée ! Vous vous souvenez … en juillet dernier, après six mois de bras de fer avec les créanciers de son pays, le gouvernement d’Alexis Tsipras renonçait à 90% de son programme électoral et acceptait le memorandum européen. En échange, Athènes obtenait la promesse d’un plan d’aide de 86 milliards d’euros sur 3 ans. Depuis ? Rien, affirme l’envoyée spéciale de Libération à Athènes Maria MALAGARDIS. Rien. La Grèce n’a pas touché un centime des aides promises.

« En Grèce , écrit-elle,la crise des migrants occupe le devant de la scène depuis janvier, mais elle a fait oublier la tragédie économique que vit ce pays »

Tragédie économique parce que le versement d’euros sonnants et trébuchants, reste conditionné à la validation des réformes par les créanciers, et que depuis huit mois, les discussions s’enlisent. Le FMI et les européens réclament toujours plus de mesures pour frapper les Grecs au porte-monnaie, écrit la journaliste, nouvelle coupe dans les retraites ou baisse du seuil des non-imposables, quand le gouvernement grec affaibli, tente de résister …Alors, si la Grèce survit sans un centime d’aide, « c’est parce que ses habitants se meurent » explique un analyste politique grec…Dans ce contexte, les leçons de morale de la patronne du FMI, Christine Lagarde (qui a appelé les «Grecs à cesser de traîner les pieds en attendant que les choses se fassent ») ont été d’autant plus mal vécues que la presse a dévoilé comment le FMI avait engrangé depuis 2010, deux milliards et demi de bénéfices sur les prêts à la Grèce . Les discussions doivent reprendre aujourd’hui à Athènes avec un nouveau bras de fer en vue avec les créanciers et une Grèce épuisée par les électrochocs et les ultimatums permanents…La semaine dernière, l’éditorialiste d’un quotidien grec concluait ainsi son billet « finalement il y a pire que la crise, il y a les tentatives des créanciers pour te sauver »

Démenti de Martin Schultz…

Retour en France, mais on reste dans la fiscalité, avec un focus ce matin sur l’ISF, l’impôt sur la Fortune

Spécial ISF, un cahier de 15 pages dans La Croix ce matin, peut-être parce que d’ici quelques jours les assujettis à cet impôt vont devoir s’atteler à leur déclaration, et que cette obligation est «mal vécue, nous dit le journal,par l’immense majorité d’entre eux ». Sans doute aussi parce que cet impôt, qui fait polémique en France depuis sa création en 1982 par François Mitterrand, resurgit dans le débat politique à l’occasion de la prochaine présidentielle et que plusieurs candidats à la primaire Les Républicains ont promis de l’abroger s’ils reviennent au pouvoir. Focus intéressant sur un dommage collatéral qu’impliquerait une telle suppression : « les fondations d’utilité publique s’inquiètent » nous explique la Croix. Et oui, parce que ces fondations, type Apprentis d’Auteuil, vivent en grande partie grâce aux déductions fiscales permises à ceux qui sont visés par l’ISF : au total, elles perçoivent 200 millions d’euros de dons de ces assujettis à l’impôt sur la fortune, qui par ce biais, paient un peu moins d’Isf ou même plus du tout. Il y a, parait-il, des chèques de 66 666 euros, calibrés donc pile poil sur la réduction maximale d’impôt. Alors on peut se gausser de la générosité bien calculée de ces donateurs, sauf que ce sont eux qui donnent le plus. Résultat, le secteur associatif se dit prêt à se mobiliser pour aller voir le vainqueur des primaires à droite à l’automne prochain, et lui expliquer le risque. «Si les dons ISF disparaissent, certains organismes devront arrêter un quart de leurs activités sociales et licencier 25% de son personnel. « Qui peut prendre une telle responsabilité alors que les besoins n’ont jamais été aussi grands ? » s’interroge la présidente de France Générosité

Patrimoine, on poursuit Hélène

Avec le « chamboule tout » de France télévision ! oui, France Télé c’est bien du patrimoine non ? Aujourd’hui en France/le Parisien a visiblement eu accès aux carnets secrets de la présidente de la télé publique Delphine Ernotte, et nous dit tout, jeux de bowling à la clef, de ceux qui disparaissent ou baissent en intensité, Thalassa, plus qu’un numéro par mois sur France 3 ou Michel Drucker qui ne garde que « vivement dimanche prochain » sur France 2, ceux qui s’imposent, Elise Lucet, Laurent Delahousse, Laurent Ruquier avec On n’est pas couché rediffusé le dimanche après midi, Dominique Besnéhard qui devient le monsieur cinéma de France 5 ou Christophe Hondelatte qui revient aux assises pour France 3…quelques nouveautés, une nouvelle émission culturelle par exemple sur France 2 et enfin des aménagements :

SON Générique….

Quarante quatre ans que « Des chiffres et des lettres » existe ! Et le parisien annonce « un relookage et des règles du jeu modifiées » …Comment modifier des chiffres et des lettres, on s’interroge, en en faisant « des lettres et des chiffres » ? en augmentant le nombre de lettres ? ou en changeant monsieur Chiffres Bertrand Renard qui n’a pas pris de congé depuis 1975 de peur d’être remplacé??? « Delphine Ernotte a décidé de bouger les lignes avec une détermination qui surprend » écrit Donat Vidal Revel dans le Parisien…Attention néanmoins à ne pas s’attaquer au patrimoine !

Dans la presse enfin ce matin, Hélène, retour sur Nuit Debout

La presse quasi unanime pour dénoncer l’exclusion samedi soir de la place de la République, du philosophe Alain Finkielkraut par la Nuit Debout. « La nuit a dérapé » résume Cécile Cornudet dans les Echos.

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la primaire les républicains, persiste et signe dans Libération, si elle condamne fortement dit elle les violences des derniers jours, elle voit dans Nuit debout, « une sorte de corrélation politique à ce qui a déjà lieu dans le monde économique, un fonctionnement en réseau, sans chef, dans des relations horizontales et non plus verticales, une demande d’émancipation qu’il faut écouter»…Une attention à l’égard de ce mouvement suffisamment rare dans son camp, pour être soulignée

On termine : dans Libération encore, des nouvelles de Patrick Buisson, l’ex conseiller très droitier de Nicolas Sarkozy, qui l’a conseillé autant qu’il l’a écouté puisqu’on apprenait en mars 2014 qu’il avait enregistré les conversations secrètes de l’ex président, et bien Patrick Buisson a été reconduit à la tête de la chaine Histoire, propriété du groupe TF1. « C’est une surprise » écrit le journal, on croyait que le nouveau boss Gilles Pélisson voulait s’en débarrasser… « Mais peut être martin bouygues préfère t il éviter de fâcher Patrick Buisson conclut l’article, qui rappelle que d’après un article du Monde, l’ex conseiller élyséen aurait également enregistré des conversations avec le milliardaire ». Etre écouté de ses amis est visiblement une bonne raison de rester amis…

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