Libération et le Figaro s'inquiètent de l'ENA, les Echos nous disent que notre croissance bat celle de l'Allemagne (mais ça ne durera pas), une député LR, à Reims,veut financer le sport par l'alcool. La légion d'honneur de Michel Houellebecq indigne un écrivain, Jean-Philippe Domecq, dans le Monde.

On parle d'une robe ce matin... 

La robe chemise boutonnée par devant et si souvent de motifs à fleurs, qui habillait les ménagères lorsque j'étais enfant, qui était pour les femmes une libération, puisqu'on pouvait se vêtir seule, sans besoin de l'homme qui vous boutonne le dos! Elle nous revient branchée me dit le Figaro, non plus populaire mais chic au bon Marché, rive gauche, chic de chez Rouje Figaret APC Agnès B, et  c'est une histoire sociale que me conte le journal, puisque  la versaillaise Agnès B m'explique sans rire que sa robe célèbre le souvenir des paysannes, qu'elle voyait ainsi vêtues traire les vaches, ce qui fut naturel devient colifichet. Mais c'est aussi le retour des choses puisque cette robe de chacune fut déclinée d'une création de Dior, juste après la guerre, la Chérie de taffetas bleu nuit qui simplifiée, habilla les femmes à la cuisine dans les publicités des années 50...  

Elle nous en dit des choses la petite robe, ce jour où nous cherchons nos repères. Le figaro comme Libération s'inquiète de l'ENA, devenue symbole des technocrates coupés du peuple et qu'Emmanuel macron voudrait la supprimer... Les énarques se défendent, ils sont souvent boursiers, ils ne sont pas là pour embêter les français... Mais l'ENA, lis-je dans Libération, a écorché son âme, quand elle a enseigné à ses élèves la seule logique des grands équilibres budgétaires et s'est imprégnée du libéralisme, c'est son ancienne directrice Madame Bechtel qui le dit. Mais il reste la question de la fonction publique, en Angleterre rappelle le Figaro abandonnée aux anciens d'oxford et Cambridge. Les échos croient savoir que le Président voudrait former les hauts fonctionnaires sur le modèle de l'école de Guerre, qui dans nos armées dont la discipline est la force, forment les meilleurs exécutants...   Les échos, à leur une, me disent une victoire française, nous faisons mieux en terme que croissance que l'Allemagne, 1.4% prévus chez nous cette années contre 0.5 chez eux, l'Allemagne souffre d'être dépendante du monde, du Brexit et des guerres commerciales, alors que nous, confortable hexagone, exportons moins et avons dopé notre marché intérieur par les mesures de pouvoir d'achat offertes aux gilets jaunes...  Cela ne peut pas durer disent les Echos car l'Allemagne fourmi est plus solide que nous...  

Allons. Qu'ils gardent leur or, nous gardons la puissance. Le courrier des lecteurs de la montagne se réjouit que le rugby français pour sauver notre quinze national, n'ait pas fait appel à un entraîneur étranger! Mais à la une de la même montagne, édition de Corrèze, on nous dit la joie des jeunes footballeurs de Saint Pantaléeon, qui sont coachés cette semaine par des techniciens venus du Real Madrid.   

Et le sport français cherche de l'argent...  

Et pourquoi pas l'argent de l'alcool se demandent l'union et l'ardennais, car la député LR de Reims Valérie Beauvais veut bousculer la loi Evin pour sauver nos clubs.  Attention. On ne parle pas ici du PSG battu à Nantes, "comme des débutant"s dit l'Equipe, PSG dont "la saison vire à la farce" dit Le Parisien, et seule la majesté de Notre-Dame, "le chantier du siècle", épargne au club la Une vengeresse qu'il mériterait (mais Presse océan, ce matin, est heureux). Non, on parle dans l'union de l'Étoile de Charleville-Mézières Ardennes Basket qui cherche 150.000 euros pour mieux vivre, on parle de l'EFRSA, club d'athlétisme de Reims... Le Stade de Reims, football fait déjà la publicité du champagne, dans un maillot "extérieur" aux couleurs d'une bouteille agrémenté de minuscules petits points dorés représentant les bulles... Faut-il sortir de l'hypocrisie ou préserver cette loi Evin, qui nous préserve de l'alcoolisme, que les lobbys  assiègent, la député en fait partie?   

L'argent est une question politique. La Croix cible ces divorcés qui ne paient pas ou mal leurs pensions alimentaires et qui vont sentir bientôt le poids de l'Etat. On polémique sur le milliard qui vient à Notre Dame, souvent de grandes fortunes, dont le dons seront défiscalisés? L'Humanité et la dépêche réprouvent, le Courrier Picard compare les protestations à de la poussière...

La cathédrale ne fait plus consensus. Un historien des religions, Odon Vallet, demande aux français de garder leur argent, il le disait hier dans le Dauphiné et récidive dans la Dépêche et le parisien, nous devrions français, et nos collectivités locales, payer pour les petites églises, oubliés  et les mairies rurales aussi qui se lézardent et tombent .   Se sent-on coupable en lisant Monsieur Vallet. J'ai lu dans la voix du Nord qu'un appel aux dons est lancé à Flers en Escrebieux pour aider une famille, dont les deux petits garçons sont morts par la faute d'une plaque électrique défectueuse qui a provoqué un incendie, c'était dimanche soir, ce n'est pas la faute à Notre-Dame, si elle pend nos esprits.  Lisez dans l'Obs cet entretien datant de 2006, du grand historien Jacques le Goff, qui racontait lumineusement ce que furent politiquement les cathédrales dans notre moyen age, ce surgissement de puissance et de libération aussi, c'est la réponse rationnelle au si beau mysticisme qu'on a lu jusqu'ici, et encore ce matin dans la Vie... Lisez dans le Point l'écrivain Sylvain Tesson, qui onus raconte comment il escaladait notre dame et s'accrochait aux gargouilles..  

Et un autre écrivain fait campagne en Europe... 

Bernard-Henri Lévy qui sillonne le continent pour jouer une pièce où il se met en scène pour défendre l'union, il parle dans l'opinion, l'Obs l'a suivi en Hongrie et l'égratigne d'être allé à la bas se faire photographier avec le si peu libéral président Orban, mais Lévy raconte dans le Point,et brosse le portrait d'un Orban crépusculaire ... Les écrivains n'écrivent pas en vain aujourd'hui.  Lisez dans le Monde cette colère de Jean-Philippe Domecq, ce jour où Emmanuel Macron, çà l'Elysée, décore Michel Houellebecq de la Légion d'honneur, et l'Etat récompenserait, le porte-voix d'une idéologie nauséabonde, et dont l'oeuvre témoigne du glauque...

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