(Patrick Cohen) Dans la presse ce matin : des fleurs à la Une...

(Bruno Duvic) Elle travaillait à Orléans, et maintenant : Washington ! Ce n'est pas la dernière exilée fiscale, mais c'est la star du jour, à la Une de La république du Centre . Suzanne, « Fleuriste à Orléans et chez les Obama ».

Elle raconte son histoire à David Creff. Cette dame de 47 ans fait des allers-retours entre la France et Washington depuis un an. Son mari est à la banque mondiale. Aux Etats Unis, elle travaillait de temps en temps pour des ateliers floraux en vogue.

Rapidement sa réputation est parvenue aux oreilles de la responsable fleuriste de la maison Blanche. Et voilà Suzanne « guest designer » sur Pensylvania avenue : parfum de fleurs et de pouvoir.

Elle travaille la moitié de la semaine, elle a gardé sa boutique, "L'Atelier après la pluie", au 7 place de la République, Orléans.

Et avec elle c'est un peu l'Europe qui fleurit le centre du pouvoir américain. Car Suzanne Wijnen, n’est pas née à Orléans mais à Maastricht, PaysBas et pays de la tulipe.

Un bouquet pour Depardieu.

Dans la figure façon « Valseuses » le bouquet. Envoyé par un autre acteur à grande gueule, Philipe Torreton : tribune libre dans Libération à l'intention de l'exilé fiscal le plus célèbre de France, qui n'a pas aimé qu'on le traite minable.

"Alors Gérard t'as les boules ? Mais tu t'attendais à quoi ? Une médaille, un Cesar d'honneur remis par Bercy ? Tu pensais que des associations caritatives allaient décrocher leur Abbé Pierre et leur Coluche pour mettre ta tronche sous le plexi ? (…)

Tu prends la mouche pour un mot, t'appelles au respect comme le fayot dans la cour de récré. (…)

Le problème Gérard c'est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé : celui du je pense qu'à ma gueule. (…) Tu votes pour qui tu veux, tu fais ce que tu veux mais ferme là prends ton oseille et tire toi (…) On va se démerder sans toi. Adieu."

Des fleurs, du poisson, du pinard... Rue du Cherche Midi, on verserait presque une larme en voyant partir l'acteur des « Fugitifs », qui créchait dans le coin. Cette rue au cœur de Paris est un peu devenue la rue Depardieu.

Florence Aubenas explique pourquoi dans Le Monde . Imaginez un dimanche matin : rideau de fer devant votre commerce favori qui risque de fermer définitivement. Vous repartez penaud avec votre cabas.

« C'est à ce détail, écrit Florence Aubenas, qu'on remarque que vous n'êtes pas Gérard Depardieu. » Car Depardieu, lui, quand il a trouvé porte close devant sa poissonnerie préférée rue du Cherche Midi, il l'a rachetée, la poissonnerie ! Et le week-end, il aime bien se planter devant en tutoyant les clients et les crevettes sauvages. On ne servait pas le vin qu'il produit dans la rue ? Qu'à cela ne tienne. Il a ouvert deux restaurants. Et on affiche ses crus à la carte.

Et on l'aime bien, Martin Guerre, dans la rue du Cherche Midi. A la poissonnerie, une jeune femme raconte qu'il l'a personnellement embauchée. « J'étais en thalasso à Quiberon (lui aussi). Il m'a dit : ça vous dirait de travailler dans la restauration à Paris ? » Le soir même, c'était fait. Comme au cinéma.

Ca c'est la comédie française... Dans les colonnes du Figaro , un Belge regarde le film avec un peu d'étonnement

C'est Didier Reynders, le chef de la diplomatie belge...

Il ne comprend pas bien la virulence de la polémique de ce côté ci de la frontière. "Je suis surpris par le ton utilisé à l'égard de citoyens français (…) Tous les pays européens devraient accepter que leurs ressortissants décident de s'installer ailleurs (…)

La France a librement choisi un système fiscal qui conduit des Français à quitter le pays (…) On peut vouloir une harmonisation fiscale européenne, je ne suis pas sûr qu'une majorité de gouvernements européens envisagent de suivre le modèle français. »

Dans cette double page du Figaro , on apprend que 500 ressortissants français figurent sur la liste d'attente pour obtenir la nationalité belge. Assez peu finalement. Mais ils seraient 15 à 20% de plus depuis la rentrée. 15 à 20% de plus, mais par rapport à quelle période ? cela n'est pas précisé.

Voilà, Depardieu « L'enfant terrible du Berry », comme le titre Le Berry Républicain , fait causer jusque dans les chancelleries.

Mais au fond, pourquoi exiger des stars qu'elles aient un comportement modèle ? Dans un tout autre domaine, la question est au cœur du dossier de So Foot en décembre. "Pourquoi la France n'aime pas ses footballeurs". Eux aussi gagnent beaucoup d'argent et ne vivent pas forcément en France. Tout petit extrait de ce dossier. Sidney Govou l'ancien ailier de l'équipe de France : « C'est quand même marrant, cette volonté de faire de nous des exemples pour la jeunesse. Je croyais qu'on était dans un pays qui valorisait les études. Je ne suis pas sûr que le footballeur soit le profil le plus assidu à l'école. »

Quand les vedettes commentent l'actualité : Mylène Farmer à la Une de Têtu .

Elle dit « Oui » au mariage et à l'adoption pour tous. « Je préfère un mariage gay à un mariage triste. »

Tiens puisqu'on parle de mariage entre garçons... Bouquet de Fleurs à l'UMP ! François et Jean-François se sont unis hier soir ! Cet accord qui fixe un nouveau vote au mois de septembre n'inspire par tellement la presse. Dans Sud Ouest , Bruno Dive regrette presque que ce feuilleton « Butch Copé contre Kid Fillon » et ses échanges de Cocoe dans la figure ne tienne pas l'affiche jusqu'à Noël. « Tout ça pour un compromis digne d'une motion de synthèse dans un congrès radical-socialiste. »

D'une certaine manière, pour Bruno Dive, c'est Chirac qui sauve l'UMP « car c'est une poignée de chiraquiens, Raffarin, Jacob, Baroin, Accoyer qui a réussi à débloquer la situation. »

Quoi d'autre dans la presse ?

Ving fois sur le métier remettez votre ouvrage... « Retraites, une nouvelle réforme est déjà inévitable ». C'est la Une des Echos . Déficit attendu de 20 milliards en 2018.

Crise et court jus. « 600.000 foyers précaires concernés par les coupures de gaz et d'électricité ». Manchette du Parisien .

Vers une carte scolaire plus rigide. Interview de Vincent Peillon dans Libération . Réforme attendue à la rentrée 2014

Et en 2014, la ville de Rennes changera de maire. L'actuel élu, Daniel Delveau ne se représentera pas. C'est la Une de Ouest France .

Enfin, une disparition passée quelque peu inaperçue ces derniers jours : celle de l'inventeur du code-barres. L'Américain Norman Woodland. Il avait 91 ans. Atlantico exhume une vieille interview où il racontait comment lui était venue l'idée du code-barres. « C'était sur une plage de South Miami. J'ai enfoncé mes doigts dans le sable et pour une raison quelconque j'ai tiré les mains vers moi et j'ai tracé quatre4 lignes. Je me suis dit 'Bon sang ! J'ai quatre lignes et elles pourraient être épaisses ou étroites' ». Sur le sable de Miami a fleuri un petit diagramme qui serait scanné aujourd'hui 5 milliards de fois chaque jour…

A demain

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