la mairien de Troyes ne veut pas que l'Ordre de Malte offre le café aux pauvers dans les rues de la ville, Libération Champagne. Jean Cormier est mort qui chantait le rugby et le Che, dit dans Sud-Ouest et le Parisien, et si bien dans l'Equipe. Des étudiants étrangers disent leur rêve de France abîmé, dans Libération.

Les pauvres ne pourront pas boire de café dans la rue à Troyes...   

Et pourtant, une si vieille association charitable,  l'Ordre de Malte, voulait le leur offrir, ce café, les dimanche matin de l'hiver, avec une viennoiserie et un peu de chaleur humaine lis je dans Libération champagne, des bénévoles étaient prêts à se relayer pour tenir une tente "place Vernier en face de la basilique Saint-Urbain, sur la place de l’hôtel de ville ou ailleurs », comme on voulait mais la mairie de Troyes a refusé par trois fois, et demande à l'ordre de malte d'offrir son café solidaire dans un espace privé, mais pas dans la rue!... Etonnement de l'ordre de  malte qui offre le café devant la cathédrale de Reims, on y retrouve des vieilles dames, c'est aussi en Champagne et promet que sa tente n'aurait pas été la cour des miracles.  

Est-il étrange, ce refus, de voir la misère? Il en est tant, des misères cachées, on croit qu'on sait tout et pourtant, non; en cette journée internationale des migrants, la Croix est allée sur l'île grecque de Lesbos, tout près des côtes turques, où dans des camps surpeuplés, où grouillent les rats  et meurent des enfants des milliers de migrants deviennent fous en attendant que nous examinions leurs dossiers. Il est quatre professeurs d'universités qui vivent depuis trois ans dans le camp de moria, ils  "n'ont plus de contact avec la réalité, ils tournent en rond toute la journée, ils sont souillés et sentent mauvais " et d'autres internés les mettent sous la douche...  et dans cette misère sans fin, même les soignants, les aides, les volontaires, les policiers qui gardent le camp, commencent à devenir fous...  

Lira-t-on la Croix ce matin pour ce malheur plus grand que nous?  il en est à notre dimension plus près. Le Parisien nous parle de ces mamans seules qui sont montées sur les barrages des gilets jaunes pour être vues. Libération nous présente des jeunes gens  que nous n'aurions pas bien vu autrement, ces étudiants étrangers qui ont cru que la France était ce pays où l'on pouvait étudier même sans être riche, cela ne sera plus vrai pour eux, les frais universitaires vont être multipliés par quinze pour les étudiants étrangers et seulement eux, et Cristobal, Yasmine, Ege, Fiana et Albien  disent dans Libération leur rêve de nous, abîmé.  

On parle de référendum en France...  

Qui nous emmène à l'Ouest, à la une de Presse océan, "non à la Bretagne, oui au référendum". Hier, le conseil départemental de Loire atlantique devait débattre du rattachement du département à la Bretagne, il y était obligé par 105000 personnes qui avait signé une pétition, mais plutôt que soutenir la réunification de la Bretagne, les élus lancent un appel à l'Etat, pour un référendum sur les frontières de l'Ouest... Quand comment, on ne sait, faudrait-il fusionner les régions Pays de Loire et Bretagne, mais alors, ce grand ensemble n'aurait pas d'identité disent les militants bretons! Voilà donc une histoire où le référendum ressemble plus à évitement qu'à une réappropriation de la politique par le peuple... 

On en débat pourtant du référendum d'initiative citoyenne, au pouvoir et ce matin dans le Figaro qui a le pied sur le frein... Le professeur de droit constitutionnel Olivier Duhamel est contre, notamment pour cette raison: nous ne sommes pas des suisses, qui viennent de valider par référendum la redevance audiovisuelle, chez nous, cela aurait donné quoi?    

La démocratie doute, les pouvoirs s'abritent, la majorité entonne dans l'Opinion la vieille complainte des politiques  qui aurait été empêchés par la haute administration! La démocratie souffre, des rumeurs immondes circulent contre Brigitte Macron que je ne détaillerai pas ici, mais que le Monde, avec précision, dissèque et décrypte. La démocratie doute, pas seulement ici, et dans Slate, on nous dit que les économistes redoutent une multiplication de mouvements de type gilets jaunes sur notre planète qui étouffe d'inégalités.   

La démocratie tangue et il règne au-delà des atmosphères de petites insurrections. A Marseille, des parents organisent des pique-niques sauvages et citoyens, c'est dans la Provence, parce qu'ils doivent nourrir leurs enfants dans la rue, les cantines sont en grève, et la marie ne veut pas céder à ces employées qu'on appelle les tatas.  Parfois ce sont des élus qui s'insurgent; dans la Charente libre  on voit des maires, pince-monseigneur en main, s'attaquer à un grillage, celui du moulin de Fleurac, que son proprétaire a tranformé en forteresse grillagée, et interdit ainsi aux promeneurs l'accès à la Charente, le conflit date de plusieurs mois et la pince-monseigneur n'a pas été efficace contre une grille renforcée...  

Et un conte de Noel pour finir...  

Dans l'Est républicain et le Républicain lorrain qui nous parle d'enfants malades et pourtant enchantés, ainsi Grégoire le bavard dont la cicatrice sur le crane témoigne d'une tumeur au cerveau qu'il appelle sa bosse, huit enfants agés de 3 à 8 ans  soignés au CHU de Nancy Brabois, qui reviennent de Laponie, en Finlande, une association les a emmené au pays du père Noel et ils ont des photos!  

Et cette irruption de la vie est le journalisme autant que les scandales ou les injustices que nous révélons. La vie dont parle Nord littoral  qui fait sa Une sur un nouveau fast-food au nom de légende, Burger king, qui remplace quick et s'ouvre a la porte de Calais, le journal y est.  

L'un d'entre nous est parti, journaliste, il s'appelait Jean Cormier, et lui ne voyait que poésie en ce monde, qu'il s'agisse de notre rugby ou de l'Amérique latine dont il était épris, ce biographe de Che Guevara, Jean Cormier dit la Corme est raconté dans Sud-Ouest, il était basque, dans le Parisien qui était son journal, et si bien dans l'Equipe par Pierre-Michel  Bonnot qui est de sa famille de ceux qui disent la vie dans l'écriture et le sport,  comme cet autre griot de l'Ovalie, Jacques Verdier, qui a précédé de deux jours Cormier chez la  camarde et Midi Olympique l'accompagne de mots aussi beaux qu'une envolée de trois quarts...   Verdier, Cormier... Je voudrais bien avoir de Cormier le talent pour finir cette revue de presse de ce cri du cochon qu'il poussait dans les rues de Saint-Germain des Prés, où  flottera son âme et celle de son ami Blondin qu'il retrouve. Il est ce que dans nos métiers, certains ont eu de meilleur.

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