Etat de l'europe après le discours de May,

La revue de presse, bonjour hélène Jouan

On commence par quelques dessins qui donnent une idée de l’ambiance en Europe ce matin

Charlie Hebdo magnanime : « Trump, laissons-lui sa chance »propose Riss à la Une. On voit le nouveau président américain hésiter entre 4 boutons rouges, « expresso, chocolat chaud, café sans sucre et…bombe H ».

Mais c’est Thérésa May, premier ministre britannique qui a droit à tous les honneurs ce matin. Surnommée, Theresa Maybe par The Economist pour ses atermoiements, elle est ce matin Marie Poppins sous la plume de Kak à la Une de l’Opinion, chantonnant sous son parapluie son fameux mantra revisité « super brexit fragilis…. ». Et elle n’a pas l’air commode…Theresa Maybe s’est muée en Theresa NO, le tabloid Daily Mail en Angleterre s’enorgueillit de cet « acier dont est fait cette nouvelle dame de fer ». Evidemment son « brexit, net et brutal donc, a quelques conséquences pour nous européens. Urbs dans Sud-Ouest imagine Jeanne d’Arc brûler sur le bucher sous le Brexit… « faudrait voir à régler la facture du bois » lui réclame sans embage un soldat anglais…

Alors maintenant que faire ? « Europe, le sursaut ou le chaos » résume Libération ce matin à sa Une. « L’union européenne résistera t elle aux coups de Washington, Londres et Moscou ? « s’interroge Jean Quatremer.

En avant pour le sursaut plaide Danny Cohn Bendit dans un entretien au New European, un nouvel hebdo britannique très..européen.

Brexit, Trump, poussées nationalistes et partout, aspirations autoritaires« c’est vrai concède Cohn Bendit à Marion Van Renterghem qui l’interroge, « on n’en croit pas ses oreilles et ses yeux. Ce qu’on croyait acquis après l’effondrement des totalitarismes, la liberté, comme exigence primordiale de la démocratie est aujourd’hui remis en cause. Mais la construction de l’Europe, c’est du temps long » plaide t il. Lui voit déjà Trump tomber par Impeachment d’ici 2 ans, « c’est trop fou » dit il. Il n’y aura plus que l’Europe pour résister à la désintégration du monde et au désengagement américain. Alors, oui, vite, plus d’europe, seul bouclier dans la mondialisation, assure t il .Cohn bendit, Grand optimiste devant l’éternel, il en faut, fait même le pari que dans 10 ou 20 ans, les Anglais finiront par rêver d’Europe et feront une demande d’adhésion à l’Union. Heureusement qu’il reste des optimistes…

En politique française hélène…

La vie du PS et des primaires en quelques dessins encore. La Une de l’Express : avec cette petite annonce « A saisir avant liquidation, gauche cherche repreneurs et valeurs, s’adresser au 10 rue de Solférino », avec une série d’articles qui réduisent « la guerre des gauches à des guerres d’ego » entre candidats en lice notamment à la primaire

Ou encore, dans le Canard Enchainé en kiosque ce matin :« Des chercheurs prolongent de 30% la durée de vie de souris : T’imagines les conséquences si on arrive à transposer ça sur le ps ? conversation de bistro sous le crayon de Diego Aranega

Et puis, l’arche de Macron avant le déluge au ps croqué par Mougey. Une arche déjà bien remplie, Emmanuel dit à sa femme « on attend le dernier couple de socialistes et en Marche, Brigitte ! »…le Canard enchainé qui affirme que l’intéressé commence d’ailleurs à s’inquiéter du trop-plein, comment éviter que trop de ringards viennent ternir l’image du renouveau ?

Mais il n’y a pas qu’à gauche que ça fuit…Dans le Figaro éco ce matin, retour sur la conf de rentrée du patron des patrons. Surprenant, s’étonne le journal, « Pierre Gattaz n’a pas hésité à critiquer la méthode Fillon sur la suppression des 500 000 fonctionnaires. Dit comme ça, vous mettez le feu au pays a-t-il affirmé. Seul Emmanuel Macron s’en est au final tiré avec un semblant de satisfecit, poursuit le Figaro, le patron des patrons jugeant « tout à fait intéressant ce qu’il dit », tout en lui demandant, quand même, de détailler ses propositions. Peut-être bientôt une petite annonce pour s’alarmer d’une arche surchargée…

On termine par une question

Y aura-t-il un procès Preynat et un éclairage sur le fonctionnement de l’Eglise dans cette affaire de pédophilie présumée ? Le père Preynat, ce prêtre lyonnais mis en examen pour l’agression d’une dizaine d’enfants, pourrait bien ne pas comparaitre devant ses juges. Pour raison de santé, explique Marie Christine Tabet, sur le site du Journal du dimanche qui révèle cette information. Hospitalisé depuis Noel, le prêtre aurait notamment perdu l’usage de la parole. 72 ans, il venait d'apprendre que son cas ne ferait pas seulement l'objet d'un procès pénal devant la justice civile, mais qu’il pourrait aussi être jugé par ses pairs, le pape ayant levé la prescription canonique pour l'ensemble de ses victimes

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