Un petit garçon de 9 ans terrifie son école par sa violence et en est chassé après une grève de parents d'élèves. Les supporters du PSG se confrontent à l'Equipe. La saga des Pokemons dans le magazine des Echos.

On parle de violence ce matin...   

Et d'une école Jules Ferry à Albert dans la somme, qui fait la une du courrier picard  et qui hier était déserte, boycottée par les parents d'élèves, à cause d'un petit garçon... de 9 ans, mais quel garçon et qui fait déjà peur, et qui lundi dernier a envoyé la directrice en arrêt de travail à coups de poings au cirage, et n'en était pas à son coup d'essai, il a, à 9 ans, "déjà mordu son auxiliaire de vie scolaire et lui a mis des coups de tête, il a cassé toutes les poubelles du couloir,"  et il fait peur à ses condisciples, toujours sur le qui-vive, "en classe, son voisin n'ose pas bouger . Et les parents ont donc fait grève, et le petit garçon est sorti de l’école. 

Nous voilà bien loin avec ce terrible môme de  l'univers suave des Pokemons, que nos enfants s'échangent ans les cours de récréation depuis 22 ans, et dont le  magazine des échos conte l'empire, il existe 24 milliards de cartes sur la planète, ajoutez les jeux vidéos  et la réalité virtuelle des pokemon go, Pokemon est la première franchise du monde, devant Winnie l'ourson...  Ces autres figures d'une enfance innocente.

Nos enfants qui quand ils ne cherchent pas pikachu font encore des tours de manèges, il en est un très joli au Creusot, parc de la verrerie me dit le Journal de Saône-et-Loire, que tient Philippe Kundrath, qu'on connaissait au centre ville comme ce doux clochard qui faisait la manche, "casquette sur la tête, une autre au sol pour récupérer quelques pièces, les traits tirés et les yeux fatigués, mais toujours avec le sourire et un petit mot pour les passants", il a donc retrouvé du travail et sourit désormais aux enfants; a t-il été un enfant des manèges, ce petit garçon qui terrifie les adultes, à 9 ans, dans la Somme.  

Et une violence d'adultes monte aux Unes des journaux. 

  Et Libération, Sud Ouest, le Dauphiné, Libération Champagne  nous montrent ces adultes casqués, caparaçonnés armés et qui nous pointent de leur arme, avons-nous peur de ces gens qui doivent nous protéger? "En République, la seule violence légitime est celle de l’État, encore faut-il que l’État se montre à la hauteur", écrit Libération Champagne: "L'ordre au prix de la violence" est le titre de Une et le journal raconte Ludovic Rémond qui  a pris un mois d'arrêt de travail après avoir été pris par des policiers à Paris... 

La violence policière est mise en cause, on cite le journaliste david Dufresne, qui sur twitter recense les violences des forces de l'ordre, Le Monde y consacre ses pages débats ce matin à la question de lordre, et dans son édition datée d'hier, on peut lire les articles en ligne, pointait le  "lourd bilan des balles de défense". Car ce sont sont  les dégâts que font aux corps humains ces LDB qui sont en cause. Libération décrit le GLI F4, une grenade au souffle trop puissant, on entend des victimes: Frédéric, Roy, 36 ans  de gironde, "toutes les chairs étaient brulées, j'ai été amputé au niveau du poignet" ou Antoine de Paris, "j'avais les mains trempées de sang, je ne sentais plus une partie de mon visage";  il s'habitue à ne voir que d'un oeil. Il y a eu  94 blessés graves chez les gilets jaunes depuis le début du conflit. Dans Sud Ouest, je prends des nouvelles d'Olivier Beziade, blessé samedi dernier à bordeaux, et qui manifestait avec sa veste de pompier volontaire sous le gilet fluorescent, il n'est plus dans le coma, mais qui a toujours de la fièvre et une main paralysée, il est devenu un symbole, son épouse va porter plainte... Et le débat va se poursuivre...  

Ce ne sont pas des bavures individuelles qui sont en cause, mais une pratique du maintien de l'ordre, propre à la France où interviennent dans les manifestations des brigades anticriminalité dont ce n'est pas le métier, mais dont le lanceur de balles est l'arme d'attaque... Ailleurs, ainsi en Allemagne, on pratique la désescalade dit le criminologue Sebastian Roché, et on dit au peuple:  "la police est ton amie". 

Dans les rangs de la police, on doute de la doctrine... En parlera-t-on en haut lieu?   Dans l'est républicain, Christophe Castaner tient la ligne de défense de l'Etat, on essaye de lyncher les forces de l'ordre chaque samedi dit-il, et "le jour où on supprimera les armes non létales, il ne faudra pas demander aux forces de sécurité de faire face à la violence, ou ils le feront avec les armes de poing." Il fait de la politique, pourquoi s'en priver? 

La presse hésite, qui parle des violences policières mais en même temps caresse le pouvoir avec des mots plus doux... Le magazine du Monde et le point ont beau passer l'ambitieux benjamin Griveaux  à la moulinette de l'ironie, Emmanuel Macron est en chemise blanche et "reparti en campagne, à la une du parisien, qui parle de la reconquête, dans son éditorial, le chef de l'etat est en débat face aux maires, à Souillac, on n'avait pas vu un président dans cette ville du lot, fief historique d'une grande famille politique, depuis le président Poincaré dit la Dépêche dans son éditorial parle de mot "Remontada", ce mot qui écorche l'âme des supporters du psg...  

Tiens à propos du PSG. L'Equipe organise en ses pages une rencontre entre ses journalistes qui suivent le club parisien, et des supporters du dit club, et c'est sur un sujet sensible, un exercice de journalisme ... "Elles sont sérieuses vos infos", demande un lecteur à propos d'un scoop qui a fâché le journal avec le club qatari, sur les possibles départs de Mbappe ou Neymar "Elles le sont", répond le journal qui, responsable n'avait pas publié son scoop avant le match contre Liverpool. Est-on en politique si scrupuleux...

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