Le Trumpiste fut comme jeu de réalité virtuelle, et Trump le Puppet master d'un monde d'illusion, Libération. Les journaux de Centre France racontent la Sologne écorchée par les clôtures qui enferment les sangliers pour la chasse. Nous avons perdu la guerre de 1870 à cause d'une épidémie de variole, le Point.

On parle d'un terroriste...  

Un terroriste en chambre, il n'a jamais tué personne directement, il n'a jamais porté une arme, il n'a jamais fait mine de se rendre en Irak ou en Syrie, il n'a jamais bougé de chez lui, à Wattrelos, près de Roubaix, où il passait le plus clair de son temps sur ses téléphones ses ordinateurs ses tablettes, un homme barbu divorcé 5 enfants chômeur, il vivait des aides sociales, il arrondissait ses fins de mois en pratiquant au noir la Hijama, une médecine alternative que ses adeptes disent musulmane, à baise de saignées et de ventouses, mais il n'allait pas à la mosquée il baratinait les filles et il fumait...   

Mais sous ses apparences de paumé, Abel Khalik Khamallah était un rouage essentiel de l'Etat islamique en France, un community manager de Daesh dont les Jours sur internet dressent le portrait, cet article justifie que l'on s'abonne à ce journal.   

C'est le premier épisode d'une série que les Jours ont baptisée "l'hydre", sur les nouveaux défis du djihadisme, défait sur terrain militaire mais qui a construit une base de repli jusqu'ici imprenable sur la toile, un entrelac de sites internet et de forums et d'administrateurs dissimulés... Ils préservent et magnifient Daesh, au-delà de la réalité matérielle, ils la rendent omniprésente, ils suscitent des vocations macabres... Abdel Khalik Khamallah jonglait entre Twitter, Telegram, facebook, il animait des dizaines de chaines vidéo, il utilisait des logiciels sécurisés, inventés par des libertaires américains qui veulent préserver le web de l'intrusion de l'Etat, lui grâce à cette utopie diffusait des chants religieux, des prêches d'endoctrinement, des tutoriels pour utiliser des armes de guerre, et des scènes atroces d'exécutions et de tortures... Et il organisait en ligne d'autres perdus qui se révélaient des génies de la propagande... 

Abdel Khalik Khamallah a été arrêté en 2017, quand une de ses correspondantes s'est fait prendre en Algérie. Il a été condamné à 9 ans de prison en octobre dernier, on n'avait pas fait attention, en plein procès des attentats de janvier 2015... Il y avait beaucoup à apprendre pourtant chez Abdel Khalik Khamallah, qui après la prison veut devenir officiellement un thérapeute en ventouses coraniques, c'est une autre ambition que le califat.  

Il n'est pas qu'une illusion qui nous saisit ce matin. Dans Libération deux experts en jeu de réalité virtuelle, analysent le trumpisme au prisme de ces jeux. Au fond, Trump aura été un Puppet Master, un montreur de marionnettes, ainsi appelle-t-on ceux qui conçoivent des mondes alternatifs où le joueur pénètre pour son plaisir, et dont il va intégrer les règles... Mais le gamer sait qu'il est en train de jouer, quand les adeptes du trumpisme ont fini par confondre l'illusion et la réalité en quatre années d'extases, comment redescendre.  Le site Arrêt sur images nous dit que des media  trumpistes présentent leurs excuses pour avoir diffusé des fausses nouvelles c'est la peur de procès couteux qui les rend vertueux.   

La Provence fait cruellement sa Une sur les trumpistes locaux qui vécurent sur la virtualité américaine;  n novembre dernier, le sénateur Rassemblement national Ravier expliquait depuis Washington que "la racaille d'extrême gauche " s'apprêtait à piller la capitale... On nous raconte aussi un français devenu entrepreneur en catch, qui buvait du champagne il y a quatre ans à la Trump tower, il travaille désormais pour une entreprise de fitness, sera-t-il dégrisé?  

Sur le site de la Voix du Nord vous lirez un autre rêveur, mais celui là réchauffe le cœur, il se nomme Gabin Sturbois, il s'est inventé sur internet la vie d'un supporter de Southampton en Angleterre, et puis un jour, il y est allé, c'est devenu vrai, c'est beaucoup plus chouette que la Trump tower.    

On parle aussi de clôture...   

Dans le Journal du Centre, l'Echo républicain et autres titres du centre du pays, les clôtures de fil de fer barbelé qui écorchent la Sologne, cette région de forêts où il faisait bon promener: 500.000 hectares ont été grillagés pour protéger des propriétés de chasse, on y garde des sangliers nourris parfois aux croquettes pour chien, on demande aux cochons, comme on dit, de faire semblant d'être un peu sauvages le week-end, avant de se faire tirer et de tomber par dizaines sans espoir de fuite... La révolte monte entre le Cher et le Loiret, contre cette illusion cruelle...   

Le Monde et Libération et le site de l'Obs racontent d'un homme qui est mort octogénaire dans un hôpital pénitentiaire en Amérique, qui avait cerclé la musique dans des murs de son, et puis s'était enfermé dans des songes psychotiques et dans un château de Californie où il visionnait en boucle « Citizen Kane », son film préféré. « Au bout d’un moment, on devient accro au fait d’être reclus" avait confié Phil Spector, qui dans la nuit du 2 au 3 février 2003, alla pourtant dans un bar à Hollywood, il avait dragué Lana Clarckson, une actrice en panne aux jambes interminables qui mourut dans le château de Sepctor d'une balle dans la tête... L'Obs a remis en ligne un article publié lors du procès de Spector en 2007, il décrivait un gouffre hallucinant.    

On parle enfin de vaccins... 

Et au-delà de nos présent, le Point sur son site nous raconte une vieille histoire, celle de notre défaite en 1870 contre la Prusse, qui n'était pas seulement la faute  à la désorganisation de notre armée, mais aussi à la variole, qui ravageait nos troupes et le pays, on se demande comment Napoléon III osa engager dans une guerre un pays en proie à une épidémie, et pourtant, voilà ce qui arrive aux pays qui ne se vaccinent pas.   

Et nos journaux nous disent que la médecine et les soignants sont beaux et d'espérance. Le Dauphiné nous raconte ces thérapeutes qui savent soigner les douleurs spécifiques des musiciens, pour les rendre à la beauté. Le Télégramme nous fait espérer un traitement contre la Covid, venu d'une start up nantaise. Le  Figaro nous dit que la technologue de l'ARN messager pourra guérir aussi la sclérose en plaques. 

Le Parisien, et le Progrès nous réjouisssent de la patience récompensée de Felix Gretarsson, un islandais amputé à l'âge de 25 ans, et qui 23 ans plus tard a reçu une double greffe de bras, à Lyon où il s'était installé pour être soigné, il a aussi rencontré à Lyon Silwa qui est son épouse, elle dit que Félix va enfin la serrer dans ses bras mais aussi qu'il va bricoler, jusque-là, elle était ses mains...

Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'amour rencontre la science... Dans le Figaro encore, j'apprends que les gants chirurgicaux en latex furent inventé au XIXe siècle à Baltimore par un chirurgien épris de son infirmière, qui s'abimait les mains à force de les désinfecter.

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