"Epreuve", "choc". Mots souvent entendus à propos de la fermeture programmée du site PSA d'Aulnay et la suppression de 8. 000 postes dans le groupe, employés cette fois par Philippe Varin le président du directoire de PSA dans le Monde daté d'aujourd'hui. Etat d'âme du côté des dirigeants, pas évident de fermer une usine dit-il, mais pas de négociation possible non plus. Philippe Varin, plus tranchant explique que le groupe a étudié d'autres possibilités mais que c'était la seule solution pour redresser la barre.

Fermeture, au nom de la raison économique. Le dirigeant reçu tout à l'heure par Arnaud Montebourg ministre du Redressement productif. Invité de France Inter ce matin à qui il devrait répéter ses arguments et "L'Etat intensifie son bras de fer avec PSA" pour le Figaro. Le journal explique que le gouvernement espère obtenir des concessions, notamment sur le site de Rennes. Attend les conclusions de l'expert mandaté. Et des explications aussi de la famille Peugeot, principal actionnaire.

Philipe Varin, toujours dans le Monde, lui soutient que si l'entreprise va mal c'est qu'elle a été "trop patriote". "Traduction : laissez-nous fermer les usines ici et aidez-nous à trouver du développement ailleurs", analyse Pascal Jalabert dans le Progrès "pression énorme sur le gouvernement, soumis à un drôle de marchandage de l'emploi, mais l'heure du choix approche" ajoute-il.

Et justement, les choses sont-elles réellement comme on les croit ? En Syrie, informations contradictoires sur le régime de Bachar El Assad. Une chute "inéluctable" pour le Parisien, alors que les combats gagnent les faubourgs de Damas et que pour la première fois, des hélicoptères sont entrés en action contre des insurgés. "Le régime Assad qui s'effondre devient fou" assure un militant de l'armée syrienne libre".

Un régime prêt à tout pour se maintenir quitte à utiliser des armes chimiques...glisse un ancien ambassadeur.

Mais est-il si mal en point qua ça ?

Le Figaro en doute, malgré les combats de ces 3 derniers jours à Damas.

En 16 mois de révolte et plus de 16 mille morts, le vent du boulet n'a jamais soufflé aussi près du palais présidentiel. Mais il n'est pas dit que ces combats soient un "vrai tournant" pour l'opposition.

Pendant ce temps, l'Occident bataille avec Moscou, rappelle Libération.

Moscou où le médiateur international Kofi Annan tente de relancer son plan de paix moribond.

Dans un contexte plus que lourd. Menaces de sanctions de l'occident.

Menace de véto de la Russie.

Justement, quel choix ? L'Humanité assure que l'Etat n'est pas désarmé et fait appel aux idées d'économistes, élus ou syndicalistes pour faire changer d'avis PSA. Exemple : "interdire les licenciements et faire respecter les accords existants avec PSA" suggestion de Jean-Pierre Mercier, délégué CGT à Aulnay. Ou encore "réexaminer les aides accordées et faire pression sur les marchés public" ça c'est un universitaire, spécialiste des questions industrielles qui le propose.

Négocier pour limiter la casse, ou plutôt "renégocier". Car visiblement, les contours du plan social sont déjà fixés. Aujourd'hui en France, le Parisien s'est procuré un document interne à PSA : pas de licenciements secs reclassements internes

Site d'Aulnay vidé plus vite que prévu. Et même un coup de pouce pour acheter une voiture neuve pour les salariés qui acceptent de changer de site !

Le Canard Enchaîné, de son côté émet des doutes sur les arguments de la direction de PSA sur le Coût du travail. Pas si cher que ça selon le Canard qui répète que l'annonce de la fermeture d'Aulnay a bel et bien été repoussée après la présidentielle. Et que du coup .le groupe s'est privé d'aides substantielles du gouvernement.

Enfin dans les Echos la menace venue d'analystes financiers. Selon eux, la situation de PSA pourrait encore s'aggraver car les investisseurs anglo-saxons sont inquiets l'action Peugeot chute.

"Et le gouvernement ne fait que mettre de l'huile sur le feu en laissant croire qu'il y a une alternative au plan "

Dit l'un d'entre eux.

Compliqué.

Délicat également, le débat lancé hier par François Hollande. Et qui intéresse de nombreux éditorialistes de la presse régionale ce matin. Débat qui ne dit pas son nom.

En visite dans une maison médicalisée de soins palliatifs hier le président de la république n'a jamais dit "euthanasie".

"Il en va de l'euthanasie comme de l'austérité, François Hollande en prend le chemin, tout en refusant farouchement de prononcer le mot!" souligne Patrick Fluckiger dans l'Alsace.

"Parce qu'il sait combien le sujet est sensible et tabou" répond le Parisien, n'empêche, en demandant la création d'une mission sur le sujet pour les "cas exceptionnels" François Hollande inquiète les partisans de la "mort douce", poursuit le journal.

Et elle agace aussi l'Association pour le droit de Mourir dans la dignité. Son président Jean-Luc Roméro accuse dans le Figaro, le professeur Didier Sicard, chargé de la mission d'être "proche de la théologie morale catholique". "La fin de vie n'est pas une question médicale, mais une affaire citoyenne qui relève de l'intime résume le président de l'ADMD, partisan d'un référendum.

Sans doute pas de référendum, mais plusieurs débats d'ici à la fin de l'année. Plutôt des "débats publics que des discussions d'experts" souhaite Jean Leonetti dans le Figaro.

L'auteur de la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie n'a rien contre cette nouvelle mission.

Mais très clair : il est contre l'exception médicale d'euthanasie décidée après avis d'experts.

Car "on ne peut pas enfermer l'exception dans les normes" résume-t-il...

Un débat également salué dans la Croix, par le président de l'Observatoire National de la fin de vie.

Mais pour Régis Aubry, il faut accepter l'idée d'en sortir, de ce débat...avec des idées qui n'étaient peut-être pas celles qu'on avait en tête au départ.

Et on change carrément de planète.

Loin, très loin de cette réalité. Bienvenue dans "l'Ere galactique" décrite par l'Equipe. Celle où les joueurs de foot gagnent 14 millions d'Euros annuels nets d'impôts. Conduisent leur Ferrari à 300 kilomètres/heure et se battent avec leurs co-équipier. Zlatan Ibrahimovitch vient d'officialiser un contrat de 3 ans avec le PSG. On en parle depuis des jours, mais cette fois c'est fait.

Le "club dans la cour des grands, des très grands même", insiste le Parisien qui revient sur les mois de tractations pour séduire le prodige du foot.

Ibrahimovich, "géant suédois, né d'un père bosnien musulman et d'un mère croate catholique" a grandi dans une banlieue de Malmö.

Père alcoolique, mère avec la main parfois un peu lourde, Ibra s'en sort, voilà pour sa biographie.

Le personnage ne laisse pas indifférent en tous cas en France. Presque un mythe.

L'Equipe s'amuse d'ailleurs de la réaction de joueurs de Ligue 1 : "Ce n’est pas possible qu'un type comme ça joue contre nous ! " Admiration...

D'ailleurs partagée par l'intéressé lui même. Il parle souvent à la 3ème personne, n'accepte de jugement de la part de personne, sauf de Dieu. "Seul Dieu peut me juger" tatoué sur son ventre. Amour de lui même parfaitement assumé. "Je ne me considère pas comme un génie, dit-il à l'Equipe, mais je sais que j'ai un niveau élevé. Très élevé. Je suis top, top, top, of the top...".

Certains, visiblement, n'ont aucun problème de conscience...

Ni d'égo.

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