Dans sa jeunesse, il a connu les insultes et les baffes. Les insultes et les baffes au collège, au lycée. Comme d’autres, il a connu également le secret. Dans sa famille, milieu modeste, on ne parlait pas de ces choses-là. L’homosexualité relevait du tabou.

Cela étant, dans l’entretien qu’il accorde à PARIS MATCH, Mounir Mahjoubi ne s’attarde pas sur ces épisodes douloureux, non. C’est son bonheur qu’il affiche. Le secrétaire d’Etat chargé du Numérique pose tout sourire au côté de son compagnon. 

C’est la première fois, en France, que le membre d’un gouvernement se présente ainsi dans la presse.

Raison pour laquelle l’association SOS Homophobie s’est fendue d’un tweet enthousiaste, saluant le reportage publié dans PARIS MATCH. 

C’est un reportage qui contribue à la visibilité et à la banalisation de l’homosexualité dans notre société, et donne un exemple positif pour toutes les personnes LGBT.

Et c’était précisément la volonté de Mounir Mahjoubi. « Si notre exemple peut permettre de libérer la parole, alors j’en serai fier », confie le trentenaire à l’hebdomadaire. Sur la photo, on le voit en train en ranger sa bibliothèque avec son compagnon, Mickaël, la trentaine lui aussi, rencontré sur un site Internet alors qu’ils étaient encore étudiants. Ils sont pacsés depuis trois ans, vivent dans le 19ème arrondissement de Paris, et racontent leur quotidien, somme toute très banal : un peu de squash, des balades, un morceau de Christine ans the Queens, laquelle s’appelle désormais Chris… 

Le couple offre l’image d’une union épanouie, et si le jeune secrétaire d’Etat a choisi de s’exposer ainsi, c’est aussi pour appeler à la vigilance. Une récente enquête de l’IFOP indique que plus de la moitié des personnes LGBT – lesbiennes, gays, bi et trans, ont fait l’objet d’agression à caractère homophobes.  Y compris à Paris, ville pourtant réputée pour son ouverture… 

Aujourd’hui, Mounir Mahjoubi est pressenti pour être le candidat d’En Marche pour les prochaines municipales. Ce n’est pas encore fait. D’autres sont aussi sur les rangs, mais l’idée paraît le séduire. L’idée de se marier le séduit également. « C’est, confie-t-il, dans le domaine du désirable… » « Ministre sans complexe », titre PARIS MATCH.  C’est à lire à la page 34 du magazine.

Mais la Une, elle, est consacrée à un autre sujet. En l’occurrence, à ceux qui font la Une maintenant près d’une semaine. Griezman, Pogba, Mbappé à l’issue de leur victoire dimanche à Moscou… « Le plus beau jour », nous dit MATCH, très fier de son numéro.

Un numéro historique

Pas moins de 80 pages consacrées aux Champions du Monde. Retour sur l’ambiance et les matchs, et de nouveaux portraits des joueurs : Benjamin Pavard « la divine surprise », Olivier Giroud « le beau gosse », Samuel Umtiti « le battant » et Didier Deschamps « le stratège »… Un hommage de Bernard Tapie. 

Deschamps, c’est celui qu’on a envie d’avoir comme fils, comme père, comme copain. 

Deschamps qui, déjà à Marseille, précise Bernard Tapie, savait rassembler des hommes qui se ne se ressemblent pas. On le retrouve d’ailleurs à la Une de L’EXPRESS cette semaine.

Un Français nommé Deschamps 

Douze pages qui retracent le parcours de celui que l’hebdo qualifie de « général 2 étoiles ». Il est aussi en Une du CANARD ENCHAÎNÉ. Dessin de Diego Aranega. « Macron se rend en Dordogne pour présenter la nouvelle Marianne des timbres-poste ». On dévoile le portrait, et qui la nouvelle Marianne ? C’est Didier Deschamps… Et on le voit donc coiffé du bonnet phrygien.

Des Bleus, il est encore question dans L’EQUIPE. Interview de Raphaël Varane. Il revient sur le bon esprit qui régnait entre les joueurs, et confie son admiration pour Kylian Mbappé

J’ai connu quelques extra-terrestres, mais c’est la première fois que j’en rencontre un jeune.

De son côté, LE PARISIEN se demande « comment entretenir la flamme ». Après la victoire des Bleus, les Français comptent bien surfer sur l’élan d’optimisme qui a gagné tous les secteurs. Mais alors, comment faire pour que le succès ne soit pas sans lendemain ? Le journal évoque plusieurs pistes. « Les patrons devraient s’inspirer de Didier Deschamps », lance ainsi le fondateur d’un cabinet de recrutement. C’est d’abord une question d’état d’esprit, dit-il. Côté recruteur, il faudrait tenter de passer outre la culture du résultat immédiat, genre « tu marques des buts ou tu n’en marques pas ». D’après lui, il faudrait aussi accorder une moindre importance aux diplômes et surtout, se défaire de tous les préjugés sur ceux qu’on appelle « les jeunes des quartiers populaires »… 

Dans la presse régionale, on nous donne des nouvelles des joueurs, de ceux qui sont rentrés chez eux. LE PROGRES raconte l’accueil triomphal reçu par Nabil Fékir à Vaulx-en-Velin. L’EST ECLAIR raconte la visite surprise de Djibril Sidibé à Troyes. Quant à Hugo Lloris, c’est cet après-midi qu’il s’offrira un bain de foule à Nice, explique MONACO MATIN.

On trouve par ailleurs, çà et là, de nouveaux témoignages sur l’épopée des tricolores en Russie… Le récit du médecin de l’équipe de France. Il est originaire d’Angers et se livre dans les colonnes du COURRIER DE L’OUEST. Le récit de l’ostéopathe des Bleus. C’est à lire dans NORD LITORAL. Et même le récit du pilote dijonnais qui a ramené les Bleus en France. C'est à lire dans LE BIEN PUBLIC. 

C’est la première fois que j’avais un tel concentré de talents dans l’avion

On le voit en photo à côté d'Antoine Griezmann… On attend maintenant le récit de la manucure des Bleus.

D’autres récits se révèlent plus inquiétants. Des récits d’abord apparus sur les réseaux sociaux, et dont se font l’écho ce matin L’HUMANITE et LE FIGARO.

Le "Balance ton porc" du Mondial agite les réseaux.

Ce sont des témoignages de jeunes femmes qui racontent s’être faites agressées dans la foule après la finale. Des mains aux fesses ou pire encore… Comme si la liesse populaire avait encouragé une forme d’impunité. Pour l’heure, on n’a aucune idée de l’étendue du phénomène. 

Pour clore ce sujet sur une note moins grave… Encore que, ça fait un peu peur. La presse normande l'évoquait dès hier. C'est la mésaventure d’un couple oublié sur une grande roue à la suite de la finale. C’était à Ouistreham, au nord de Caen. Une histoire qui nous rappelle Michel Blanc oublié sur le télésiège dans Les Bronzés font du ski… Dans la nuit de dimanche à lundi, ce couple a donc été oublié dans l’attraction. Il était minuit, et les tourtereaux ont longuement crié depuis leur nacelle, mais le personnel était déjà rentré chez lui. Vraisemblablement pour fêter la victoire des Bleus… La « routourne » ne tournait plus, aurait dit Ribéry.

Pour le reste, les journaux semblent avoir retrouvé comme une activité normale… 

Il était temps, diront certains. Oui, le foot étant désormais, à quelques exceptions près, relégué en pages intérieures, la presse nous ramène aux tourments du pays et à ceux de la planète.

Les tourments de la planète à la Une de LIBÉRATION. Une photo décentrée : on voit la bouche du président des Etats-Unis s’exprimant devant un micro… Et le journal le rebaptise : ce n’est plus Donald Trump, mais... 

Donald Troll

En moins de 24 heures, le locataire de la Maison Blanche a d’abord nié, puis reconnu l’ingérence de la Russie lors de la présidentielle américaine de 2016. Il l’a niée à Helsinki, lors de sa conférence de presse aux côté de Vladimir Poutine. Puis, de retour en Amérique et sous la pression d’accusations de trahison, il a finalement expliqué que sa langue avait fourché. Un revirement spectaculaire. 

Les tourments du pays, on les retrouve notamment à la Une de L’HUMANITE.

100.000 bacheliers sans solution 

La faute au système Parcoursup. L’an dernier, à la même époque, 87.000 candidats étaient sur les listes d’attente du système APB. On avait parlé d’un scandale. Cette année, ils seraient donc 100.000, sans compter ceux qui ont quitté la plateforme avant d’avoir reçu la moindre proposition. Le quotidien raconte l’angoisse de ces jeunes. Ils ont décroché le bac, mais n’ont pas de place dans le Supérieur. Comme l’explique également LE MONDE, plusieurs associations ont décidé de saisir le Défenseur des Droits.

D’autres droits à la Une de LA CROIX ce matin. Jusqu’où défendre la cause animale ? » 

Jusqu’où défendre la cause animale ? 

Depuis quelques semaines, des activistes défendant les droits des animaux s’attaquent à des commerces au nom de leurs convictions. Ils vandalisent les vitrines de boucheries ou de poissonnerie, et LA CROIX a enquêté sur le phénomène. 

Une autre enquête dans LES ECHOS

Pourquoi le contrôle fiscal rapporte moins à l’Etat

Parmi les causes : la fermeture de la cellule de rapatriement des évadés fiscaux. Mais il est difficile de dire si les redressements fiscaux baissent parce que la fraude diminue ou parce que celle-ci est plus difficile à détecter. Le journal revient également sur la garde à vue, pour fraude fiscale justement, du député Thierry Solère. 

Enfin, PRESSE OCEAN s'intéresse à un sujet très estival. 

La Méduse a toujours la cote 

Nous parlons ici de chaussures, ces sandales en plastique translucide qui sont les stars des plages depuis maintenant 70 ans. Un succès jamais démenti. Le quotidien nous raconte donc l'histoire de ces sandales et ça nous change des crampons.

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