La maman de Marin va mieux, l'agresseur de son fils restera en prison, le Progrès. Légende arrive en kiosque avec Zidane bien beau. On a sauvé un vautour en Cerdagne, l'Indépendant.

On parle d'une mère..

Dont le fils ces derniers jours ne dormait plus en proie à des angoisses et se levait moins facilement le matin pour affronter sa vie de rescapé, elle est dans le Progrès, madame Sauvajon, la maman de Marin, vous vous souvenez, ce jeune homme qui avait failli mourir à Lyon en 2016, frappé à la tête pour avoir défendu un couple importuné par des petits voyous... Il se sentait trahi Marin, lis-je, depuis qu'un tribunal avait décidé que son agresseur allait sortir de prison, en liberté conditionnelle, mais sans doute va-t-il mieux et sa maman aussi, puisqu'hier, la cour d'appel a finalement refusé cette libération...  

On a du coup des nouvelles de l'agresseur qui avait 17 ans quand il a frappé Marin, 21 ans aujourd'hui, il s'est mal comporté en prison au début, il introduisait des portables dans l'établissement, mais depuis il a passé un CAP d'électricité il avait écrit une belle lettre pour dire qu'il regrettait dit son avocate qui fait son métier, mais pouvait-il si tôt vivre normalement quand Marin, de vrai, n'a plus de vie, épuisé sans cesse, ses amis ne le reconnaissent pas.

Mais voyez vous, ce n'est pas au nom de Marin que les juges ont dit non à son agresseur, "Le projet professionnel de mon client a été mis à mal par la crise sanitaire", dit son avocate, et cela nous rappelle cette réalité... Il faut avoir un projet pour mériter la conditionnelle et ces temps-ci les projets des jeunes gens sont mis à mal, qu'ils soient des brutes amendées, ou simplement des vaillants... 

J'en voit, des  vaillants, dans un dossier de Sud-Ouest, dont les espérances ont été balayées par la crise... Yaelle a perdu son contrat dans un magasin de vêtement et pour ne pas déranger les collègues qui elles avaient des CDI, elle a quitté le groupe whats app des vendeuses, Aurélia a quitté une concession automobile qui était le rêve de sa vie, à cette fan d'auto moto,  mais pourtant elle retourne au combat, pas encore au tapis dit-elle, et pareil les autres galériens que Sud-Ouest me présente, Yaelle la vendeuse a hérité heure-t-elle de la tchatche de sa grand mère qui vendait des tupperwares, toute une époque... 

D'autres  se débrouillent. Dans Society je découvre un réseau social payant nommé ONLY FANS, célèbre depuis que Beyonce l'a chanté.  Il est devenu le gagne-pain de Marjorie qui se pomponne en lingerie sexy et poste des images d'elles, érotiques,  pour le bonheur de ses  46 abonnés qui payent chaque mois treize dollars pour avoir accès à sa page; Marjorie n'est pas la seule à cachetonner dans le porno soft autoproduit, des escorts y trouvent un complément de revenu, un influenceur a découvert que poser torse nu était plus rentable que l'influence, des galériennes intellectualisent cette servitude volontaire, elles se réapproprient leur corps et elles recontrent des solitudes...

On parle aussi de substances...

Qui donnent la bonne ambiance mais sont nocives pour la santé, et répréhensible du point de vue de l'Etat: le Parisien ce matin exécute le petiot monde de la Chicha, car: Un, une seule bouffée de chicha glougloutante contient autant de particules de fumée qu'une cigarette entière, deux, le tabac que l'on fume dans ces bars serait illégal à 95M% (dit un M. Gasc de la chambre syndicale des buralistes, qui ne prise guère  forcément la chicha) du tabac de contrebande venue de Turquie, l'Etat y perd 5 Milliards de rentrée fiscales chaque année. Des propriétaires de bars à chicha expliquent leur galère, c'est dur pour tout le monde. 

Libération, lui, me pointe les per- et polyfluoroalkylées (PFAS) qu ont la vertu de rendre les textiles ou les ustensiles de cuisine résistants aux chaleurs intenses, aux acides, à l’eau et aux graisses... Mais les PFAS qui ont le défaut de s'infiltrer en nous nos corps nos rivières, on sait depuis 2009 leur dangerosité mais rien n'y fait, nous les léguons à nos enfants. 

Et on parle de légendes pour finir. 

Légende, comme le nom d'un nouveau journal de la famille du Un, dont le premier numéro croque Zinedine Zidane, d'une beauté chauve et coupante, ce journal allie l'enthousiasme des photos sportives et la sophistication de grands textes d'auteurs,  le romancier Olivier Guez, ou le leader de l'Equipe Vincent Duluc qui évoque ainsi la finale mondiale de 2006, que Zidane quitta d'une colère: "Au faite de l'histoire, il resterait le mystère de ses pensées", que serait une légende dont on saurait les secrets? 

La légende est aussi une âpreté populaire. Les DNA me disent la gloire d'une épreuve sportive qu'on annule cette année mais qui fut grande, la marche Paris-Alsace, qu'on appela Paris-Strasbourg, Strasbour-Paris et Paris -Colmar, inventée pour solenniser le retour de l'Alsace à la France il y a un siècle, et qu'un titi réjouissant nommé Roger Quemener remporta sept fois:  il se souvient que de son temps sur le passage des marcheurs qui allaient à huit à l'heure, « les petits vieux se découvraient sur le passage des coureurs » comme lors d’une procession ou d’un départ à la Guerre. 

Mais ces temps ont passé et des légendes plus glamour attirent  le chaland, on n'aime plus le goudron en France me disent les DNA. 

Ingratitude. Sachez qu'à Londres, me dit la Croix, l'anglais de la rue a oublié que De Gaulle est passé par l'Angleterre. Sachez aussi, je l'ignorais, que le 20 juin 1940, le Progrès avait publié un petit article qui rendait compte de l'intervention du général encore inconnu à la BBC, l'Allemand était déjà rentré à Lyon et il faudrait du temps pour se redresser.

A Osseja en Cerdagne me dit l'Indépendant, la famille Dirat a découvert, dans son jardin, un vautour fauve épuisé. Il a été retapé et a repris son envol, mais avant cela, il a passé deux heures se remettre le plumage en ordre, à enlever les salissures et déployer ses ailes, puis il a retrouvé sa gloire. Oui, c'est une métaphore.

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