Un resto de luxe ne veut pas de femmes voilées (et pourtant riches) en terrasse, dévoile BuzzFeed ; "Society" nous induit en tentation ; des Américains prennent leur retraite à 30 ans ; la future princesse Meghan est une influenceuse ; "Le Monde" raconte l'épopée du Vo Vietnam, l'art martial du gauchisme!

On commence avec une envie de retraite à 30 ans

Une rêverie de fin de semaine que la fatigue nous inspire avec ce titre dans Society, "Prends l'oseille et tire toi". C'est le slogan de jeunes gens aux États-Unis, qui travaillent dans la "tech", et qui accumulent et économisent pour pouvoir arrêter le plus vite possible, comme Jeremy, ingénieur chez Microsoft, qui a tout compris de la vie en découvrant une île des philippines où il pouvait vivre, calculs faits, pour 8 000 dollars par an. Lui qui en gagnait 350 000, il a vendu sa grande maison et sa voiture, et travaillé d'arrache-pied. Dix ans plus tard, la quille, à 38 ans ! Mais il y a mieux. Emmy Pattee, qui est sortie du travail à 26 ans... Elle était dans la communication dans la Silicon Valley et se nourrissait de riz et de haricots dans sa chambre, dans la maison des parents de son copain... Mais elle est libre ? 

Et c'est une tendance aux Amériques, plus encore un mouvement, avec son égérie, Vicki Robin, 72 ans, qui a cessé de travailler il y a un demi-siècle et vit de ses rentes.  Elle a investi ses sous dans la marijuana.

Mais  l'ennui guette nos jeunes retraités, et les statistiques sont implacables, prendre sa retraite avant 62 ans est mauvais pour l'espérance de vie.

Nous sommes vendredi, rêvons à d'autres que la retraite ne tente pas mais qui ont de drôle de métiers. Ainsi Meghan Markle, américaine métisse et divorcée qui épouse Harry. 

Elle était actrice, demain elle sera princesse, mais son vrai métier est influenceuse, nous dit "Le Figaro". Elle se contente d'être et de se montrer pour créer de la valeur. Elle a au bras le petit sac noir d'un créateur écossais et le sac est aussitôt "sold out"... Harry n'épouse donc pas une bergère mais une créature de l'époque, une cousine des maîtres de l'influence Kim Kardashian et Kanye West, qui règnent sur l'immédiateté des réseaux sociaux avec Donald Trump – très bon article politique dans Society, encore.

Etre influenceur, est-ce le destin de François Hollande, dont le livre se vend bien, et que Le Parisien montre en dédicace, en jean, cravate et blouson ample de cuir. Cela va-t-il créer un look ?

Du racisme dans un restaurant de luxe

Et un restaurant que fréquente madame Kardashian ! Il s'appelle L'Avenue, dans le VIIIe arrondissement de Paris, et il ne veut pas accepter en terrasse ces femmes arabes voilées que lui envoient les hôtels de luxe du quartier, car nous sommes dans le triangle d'or parisien où les riches émiratis font tourner l'économie du luxe. Mais à L'Avenue, on n'en veut pas, raconte BuzzFeed preuve à l'appui...

Echanges choisis : "Bonjour les filles pour vous avertir aujourd'hui, il faut refuser les réservations du Plaza-Athénée et du George V. Ils nous envoient de la merde et nous mentent."

"Les filles, une résa a été prise aujourd'hui du Prince de Galles au nom de Zamil (voilées). Je sais qu'il est difficile parfois de refuser mais au max, évitez les résas de cet hôtel, merci."

"Park Hyatt, je leur ai dit que demain pour le déjeuner on est complet !! Ils font du forcing pour deux au nom de Al Saoud. Ils ont dit qu'ils rappelleraient demain, donc attention. Merci les filles."

C'est sur le site BuzzFeed, qui raconte donc un drôle de métier...  

Et ayant lu cela, on ressent un besoin des histoires de gens qui travaillent, vraiment, et sont un antidote aux futilités malsaines.

On lit dans Libération la prophétie paisible de Bruno David, président du Muséum d'histoire naturelle, qui raconte l'extinction des espèces à laquelle nous assistons – et nous sommes une de ces espèces. 

Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie, fait la couverture de L'Usine nouvelle, parce qu'elle veut changer la culture de son entreprise énergétique, et celle des Echos Week-end, qui suppute sa rivalité avec le nouveau PDG de l'entreprise Jean-Pierre Clamadieu. Mais Engie qui se transforme est un enjeu écologique... 

A la une du Télégramme, vous verrez un titre slogan : "Marée rouge" dans Paris, et le journal célèbre la manifestation des employés du réseau du crédit mutuel breton, Arkea, qui veulent se séparer du reste du groupe... C'est la une de l'édition de Brest du Télégramme, mais les autres éditions sont pavoisées de bleu, en l'honneur de l'équipe de France de football.

Des arts martiaux pour finir

Qui nous font tutoyer l'histoire, car le magazine du Monde raconte le Vo Vietnam, art martial vietnamien qui fut la discipline guerrière des gauchistes il y a un demi-siècle. Formidable article, dont le héros était un petit ouvrier de Renault Billancourt, Nguyn Duc-moc, ancien tirailleur de l'armée française, fondateur en 1957 d'une salle et qui  devait devenir en quelques années le maître à combattre d'une génération politique. Un de ses adeptes effaré se retrouva à enseigner le Vo Vietnam à d'étranges italiens : les Brigades rouges.

Aujourd'hui le Vo Vietnam est une sage discipline codifiée et non plus l'art des héros de la révolution. Mais les héros n'ont pas disparu. 

Allez lire dans La Provence et allez voir aux Aygalades, si vous êtes à Marseille, des hommes qui défient le vertige et escaladent des immeubles comme on fait de l'alpinisme. Ils sont, pouvait-on lire dans Les Echos cette semaine, l'alternative humaine aux échafaudages. Les cordistes ont leur championnat, c'est à Marseille ; ce sont des athlètes, des Spiderman, c'est un vrai métier.

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