C'est comme se réveiller avant tout le monde le matin, ouvrir la fenêtre et profiter du moment où la journée commence.

Ce que viennent de réaliser des scientifiques d'Harvard, c'est ouvrir une fenêtre sur les tous premiers instants de l'univers. Tristan Vey dans Le Figaroet le HuffingtonPostracontent.

Prenez un télescope Bicep2, situé dans l'Antarctique, regardez bien une petite portion de ciel vous verrez... Vous verrez les ondes gravitationnelles primordiales. Les premiers échos du big bang, quelques instants après. Quelques instants, c'est à dire 380.000 ans plus tard. Tout ceci date un peu : près de 14 milliards d'année.

De l'infiniment grand à l'infiniment petit, cette découverte permet d'en savoir plus sur ce que les spécialistes appellent l'inflation cosmique. Cela a duré moins d'un milliardième de milliardième de milliardième de seconde. Une expansion de l'univers provoquant la formation des premiers grumeaux de matière.

Ces résultats, dit l'un des scientifiques d'Harvard « sont la preuve irréfutable de l'inflation cosmique et ils nous informent aussi du moment de cette expansion et de la puissance du phénomène. »

Prix Nobel garanti ? Dans Le Figaro , deux scientifiques tempèrent quelque peu. « Je suis assez excité mais je ne suis pas encore convaincu » dit le coordinateur scientifique du télescope Planck. L'un de ses collègues de l'université paris VII attend la publication de la recherche dans une revue de référence Même si l'équipe de Harvard a une bonne réputation.

Ca c'était hier... Et demain ?

Demain, c'est Romeo. Il a la silhouette d'un enfant dodu de 8 ans environ. 1 mètre 40 pour 40 kilos. Mais il est en fibre de carbone et en caoutchouc. Il peut marcher, voir l'environnement en trois dimensions, entendre, entendre, parler. Ce sera peut-être notre compagnon dans nos vieux jours. C’est l'un de ces robots qui accompagneront au quotidien les personnes âgées dépendantes.

Romeo, humanoïde made in France, fera ses premiers pas de star aujourd'hui aujourd'hui au salon de la robotique à Lyon.

Les robots auront un impact sur la société. C'est un docteur en intelligence artificielle, spécialiste de ces bébêtes du futur qui le dit dans Les Echos. Il savent déjà tondre la pelouse, aspirer, apporter les plateaux repas dans les hôpitaux. Prochaine étape : aider les humains, plus directement.

« L'homme est-il prêt à vivre avec les robots ? » demandent les Echos à Pierre-Yves Oudeyer. « Oui, à condition qu'il puisse leur exprimer ses besoins et ses peurs. Pour cela, il faut mieux comprendre le langage naturel que ne le les robots aujourd'hui.

Petit rappel pour Romeo et ses camarades : il y a 14 milliards d'années le big bang. Et aujourd'hui, de la fumée qui encrasse les colonnes de nos journaux...

Au lendemain d'un lundi en circulation alternée à Paris, ce n'est pas la fumée des pots d'échappement que l'on respire dans Libération

C'est celle des cigarettes

Chaque année 60.000 tonnes de goudron viennent tapisser nos poumons. 6.000 milliards de cigarettes inhalées.

Et un livre fournit de nouveaux éléments sur la stratégie des industriels du tabac pour continuer à vendre ces tubes à cancer dont nous ne saurions nous passer.

En 1998, les cigarettiers avaient signé un accord pour mettre un terme aux poursuites engagées par 46 Etats américains. Cet accord obligeait notamment les industriels à ouvrir leurs archives. Encore fallait-il se plonger dans ces millions de documents. C'est ce qu'a fait un historien des sciences de Stanford, Robert Proctor. Son livre sort cette semaine en France.

Le spécialiste santé de Libé , Eric Favereau lui apporte son crédit. Le livre raconte notamment comment les industriels ont cherché à remettre en cause les études scientifiques qui s'accumulent à partir des années 50.

Le conseil pour la recherche sur le tabac est mis en place par les industriels. Son rôle : instiller le doute. Dans les archives de ses travaux, on trouve des phrases telles que "La recherche doit se poursuivre indéfiniment (…) Jamais de résultat définitif (…) Ne pas publier les résultats qui vont dans le mauvais sens."

Rien de nouveau, si ce n'est que c'est écrit noir sur blanc dans les archives.

Le titre du livre ne fait dans la mesure, « Golden Holocaust ». Pourquoi ce choix ? Réponse de l'historien de Stanford : "Des mots trop policés risquent de masquer la réalité de souffrances trop scandaleuses et inutiles"

Quoi d'autre dans la presse ?

Une pièce de plus dans l'enquête sur un éventuel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. C'est sur Mediapart . L'ancien ambassadeur de France en Libye, François Gouyette, aujourd'hui en poste à Tunis, a été entendu fin janvier par les juges. Selon Mediapart , le diplomate a affirmé que deux de ses contacts libyens lui ont confirmé l'existence d'un financement de la campagne de 2007. Pas de détail sur les montants ou les modalités. L'un de deux contacts avait déjà parlé à France 2, c'est l'ancien traducteur de Kadhafi.

Sur Mediapart également, l'étude Oxfam sur les écarts de richesse en Grande Bretagne. Les 5 familles les plus riches possèdent plus de fortune que les 12 millions de britanniques les plus pauvres.

Alain Juppé, je n'ai pas changé. Juppé, l'un des hommes politiques les plus populaires. La sagesse, l'expérience, la compétence, la modération. Et une certaine capacité à être agacé par les questions des journalistes. Montage réalisé par le Huffington Post lors d'une interview sur i-télé ce week-end...

Sur le Huffington post également, dans la famille Zidane, je voudrais le 2ème fils. Après Enzo, Luca Fernandez-Zidane s'approche de l'équipe de France. Il est convoqué pour un stage de pré-sélection chez les moins de 16 ans. Le poste auquel il évolue est un défi adressé à son père. Il est gardien de but.

Un Big Mac à Hô-Chi-Minh-Ville. MacDonald’s, symbole de l'Amérique et du capitalisme, vient d'ouvrir son premier restaurant au Vietnam. 20.000 personnes ont défilé devant les caisses le week-end de l'ouverture. MacDo est présent dans 122 pays à travers le monde.

Le melon du jour, c'est pour Laurent Ruquier. Interview au Parisien-Aujourd’hui en France après l'échec de l'émission pour tous sur France 2. « Peut-être que les gens qui veulent des débats de fond avant 20 heures ne sont pas si nombreux (…) C'est plutôt pour France 2 que je m'inquiète. L'erreur c'est de ne pas m'avoir demandé de venir dès septembre. On aurait eu plus de temps. »

Et pour finir, Jazz News, qui prend un peu d'avance

Quelques mois d'avance. Le magazine célèbre déjà les 50 ans d'un des albums qui a changé le jazz : « A Love supreme » de John Coltrane.

Dossier complet : les coulisses, les témoignages, la biographie, la discographie autour de cette album. Au centre de tout : John Coltrane au sax tenor.

Album qui était un message de gratitude à l'égard de Dieu dit un spécialiste de Coltrane dans JazzNews . Enregistré fin 1964, paru en février 65. C'est aussi la bande originale d'une époque moins pessimiste que la nôtre.

Commentaire d'un des fondateurs des Grateful Dead, l'un de ces groupes qui a joué à Woodstock en 69.

"L'été 65 fut magnifique à San Francisco. C'était la première année où nous avions le sentiment que notre génération était en train de choisir sa musique et de décider ce que nous pouvions faire pour changer le monde. Eté chargé d'espoir et d'amour. Lorsque je traversais le quartier de Haight le soir, on entendait par les fenêtres Bob Dylan, Miles Davis ou encore A love supreme de John Coltrane"

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