Libération étrille Christophe Castaner, "ministre à la com'". Des jeunes footballeurs rouent de coup un arbitre, Nice-Matin. A Colombes, deux hommes sont battus par la faute d'une rumeur urbaine,la Camionnette blanche des ravisseurs d'enfants, le Parisien. A Marseille sont venus deux canards enchanteurs, la Provence.

Vous nous parlez des banques ce matin...

Les banques qui souffrent, me disent chacun à sa manière les Echos et le Parisien, qui ne me parlent pas des incendies émeutières sur les Champs-Elysées, mais du pouvoir politique, qui malmène ces banques et par là se contredit... Le Parisien prend acte d'un amendement au projet de loi pacte, dont on a peu parlé voté dans la nuit de vendredi à samedi, qui met fin à la domiciliation bancaire; pour l'instant, quand vous souscrivez un emprunt immobilier, la banque peut exiger en échange que vos revenus salaires ou autres, soient domiciliés chez elle. Ce sera bientôt terminé, au nom de la concurrence et du droit des consommateurs à la mobilité bancaire, et tant pis pour les banques qui peuvent pester contre la versatilité politique... La domiciliation salariale était toute jeune, elle avait été inventé par ordonnance en juin 2017 -oui c'était déjà sous Emmanuel Macron...

Ce que gagnent les consommateurs en liberté, le perdront-ils en générosité. Les échos, c'est à leur une, prévoient un tour de vis sur les prêts bancaires.. Car nos banques prêteraient, trop, aux entreprises comme aux particuliers, et la Banque de France veut freiner l'emballement du crédit, forer nos banques imprudentes à mettre de l'argent de côté. Oui mais, me rappellent les Echos, si elles prêtent beaucoup, c'est qu'on leur a demandé, la BCE notamment, de soutenir l'économie, on leur demande d'accélérer et de freiner en même temps, ça sent le dérapage... 

Et voilà des nouvelles dont vous en sentirez les effets dans votre agence, et tout ceci est aussi concret que la violence politique qui, ce matin, évidemment occupe la presse nationale... 

Et on voit des flammes à la Une...

Les flammes d'une terrasse en une du parisien, comment arrêter ça, les flammes qui consument un kiosque à journaux dans le Figaro, "insupportable", et il n'est pas indifférent que la description de l'émeute fasse encore des Unes deux jours après, il faut en imprégner l'opinion. Le Parisien journal local, parcourt les Champs-Elysées et son cortège de ruines prestigieuses, le joailler Bulgari, le Fouquet's, le parfumeur Arabian Oud,  Mais s'arrête à José Russo, kiosquier au regard lourd, qui a tout perdu et l'a échappé belle, son kiosque a brulé après son départ

... 
On parle aussi de politiques dans l'embarras, "tout ça pour ça "dit l'Opinion,  "le grand dégât" dit la Provence, retour à la case départ dit libération, qui charge Christophe Castaner jugé artificiel , un ministre à la com' dit le journal, jeu de mot... et Castaner ferait regretter à libération le temps de Manuel Valls et Cernard Cazeneuve. 

On soupèse dans les journaux la stratégie policière, le Figaro souligne le poids de l'ultra gauche dans la violence, mais est-ce cela seulement? Dans un reportage réalisé à chaud samedi, allez le relire, le Monde montrait des manifestants gilets jaunes en accord avec la violences des blacks blocs et c'est ce vertige qui reste, que l'humanité conjure dans sa une sur les manifestations pour le climat... mais qu'un homme affronte dans Libération. Jean-Pierre Mignard, avocat et engagé à gauche, plaide pour l'interdiction des manifestations de gilets jaunes seule solution raisonnable dit-il pour enrayer la violence. 

La violence n'est pas seulement politique ce matin; elle déboule à la une de Nice Matin, qui titre sur ces footballeurs de 14 ans qui  derrière un de leurs entraineurs ont roué de coup il y a 8 jours un arbitre de 22 ans, ils jouent dans un club USRVN, Saint-Roch vieux Nice, qui veut faire monter des jeunes des quartiers populaires, ceux là vont etre exclus, ils retourneront à la rue, dit leur président Marius Borgomano, investi depuis trente ans dans le football amateur... 

Dans le Parisien, édition des hauts de seine, je lis ceci. dans la cité des Grèves à Colombes, samedi, deux hommes qui conduisaient une camionnette blanche ont été attrapés par une vingtaine de jeunes, et roués de coup, la camionnette a été brulée. Et le Parisien explique ceci... Depuis plusieurs jours, sur les réseaux sociaux, une rumeur circule parlant d'une d’une fourgonnette blanche qui circule entre Nanterre et Colombes pour enlever des enfants. La rumeur est fausse, mais quand une jeune femme a prétendu qu'un homme, en voiture, lui aurait fait un clin d'oeil, la cité des Grèves a perdu son sens commun... En remontant la mémoire des journaux, j'ai retrouvé cette rumeur de la camionnette blanche et des ravisseurs d'enfants, toujours aussi fausse mais rebondissant, l'an dernier dans l'Essonne dans le Loiret, dans le Val-de-Marne, dans les Yvelines, toujours la même rumeur, jamais étayée, née de mensonges que des enfants finissent par admettre... La même rumeur que le parisien racontait déjà en 2007, au même endroit à Colombes; cette fois-ci, elle a failli tuer...

On parle d'animaux pour finir... 

 

Qui sont à l'occasion la conscience des hommes. Je lis dans le Monde que depuis des mois, dans la Russie de Monsieur Poutine, on se mobilise pour des cétacés, 11 orques et 87 belougas enfermés dans des enclos marins près de Vladivostok, sans doute destinés à des parcs à thèmes chinois...  Dans le Monde encore, je lis qu'au Kenya, on veut dans une pipette réanimer une espèce disparue, le rhinocéros blanc dont le dernier mâle vivant, Sudan, est mort il y a un an, le 19 mars, mais l'on pourrait trouver des ovules et des dames rhino porteuses pour que féconde le sperme congelé de Sudan? 

Dans la  Provence, on me dit qu'un miracle est venu à Marseille, au parc Borély où deux canards se sont posés, des canards mandarins, qu'en Chine on offre aux jeunes mariés car ils vivent en couple,  l'animal de plumage d'or et bleuté illumine le journal. L'an dernier, deux canards mandarins étaient arrivés à Central parc et avaient été la coqueluche de l'automne et de l'hiver, jusque dans le New York Times.

A la une de la Croix, une femme au cheveux gris, en Nouvelle-Zélande, serre dans ses bras une musulmane voilée. 

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