Vendée globe, l'aventure en enfer, débat des primaires, le plus vieux n'est pas un candidat. L'impresario de fake news pour Trump pris à son propre piège

La revue de presse, bonjour Hélène Jouan

On commence par des concurrents engagés dans une course dont ils ne voient pas la fin…

« Suivez-les en enfer »…11 jours après le départ du Vendée Globe, Stefan Lhermitte et Frédéric Pelatan nous raconte dans un article au long cours à lire sur le site de l’Equipe Explore, la grandeur et la souffrance de ces 28 marins encore engagés dans cette course où « il y a au moins une emmerd par jour » comme dit Michel Desjoyaux, où tous s’attendent à l’imprévu, « le bateau comme l’homme peuvent fléchir »Magnifiques portraits, magnifiques photos de ceux qui ont déjà vécu cette aventure hors du commun, de ceux qui se lancent pour la première fois. « L'impatient Suisse Alan Roura, 22 ans, record de précocité, a embarqué un cahier à spirale pour s'épancher de ses douleurs, des feuilles à confidences qu'il promet de jeter par-dessus bord d'ici à une centaine de jours, « car il y a des choses qui doivent rester entre un homme et la mer ».« On ne revient jamais indemne d'un Vendée », résume Alain Gautier, le deuxième vainqueur. Retour sur des courses qui ont mal tourné, les tourments de quelques-uns quand ils croient que la vie va s’arrêter là dans cet enfer liquide… Ca sent la mer, on y entend les drisses claquer, on hume le courage et la folie de ces aventuriers. Bol d’air

Retour sur la terre ferme, et la politique

Libération analyse le « grand détournement pop » opéré par le Front national. De l’installation de Marine le Pen dans son Qg de campagne mercredi, on aura surtout retenu la rose bleue et son fleuret, mais Tristan Berteloot revient ce matin sur le reste de la déco : aux murs, photo des Tontons flingueurs, l’un d’eux tire par la fenêtre des roses bleues de ses calibres, la langue des Stones revisitée, bleue encore avec la fameuse rose au bout, on a compris le principe, bleue, la fleur, bleu Marine. Et puis plus problématique, un Banksy…Banksy le street artiste pro migrant engagé en faveur des réfugiés de Calais. Un Banksy évidemment lui aussi détourné, sur le poster l’homme ne lance plus un bouquet de fleurs des champs comme sur l’original mais une gerbe de roses, bleues évidemment. Explication de texte de la candidate, la rose bleue désigne « l’impossible devenu possible ». Mais ce qui se joue derrière ce grand détournement va plus loin : c’est un pas de plus dans l’opération de dédiabolisation du Front national, la langue des Stones, c’est cool non ? C’est aussi l’occasion pour le FN new look de tenter d’inventer sa propre iconographie, celle de papa, des gaulois ou de la nostalgérie est caduque, « ses codes anciens, ses symboles historiques ne peuvent plus être montrés » analyse Jean Yves Camus, le Fn recherche donc un signe de rupture…Fermeté idéologique d’un parti qui n’a pas changé sur le fond, mais extrême modernité en matière de codes culturels. Le Fn avait déjà tenté de récupérer Jaurès, Blum…avec les Stones et Banksy, c’est un pas de plus pour le faire passer pour un « parti cool »

Dernier débat hier des 7 candidats à la primaire de droite avant le 1er tour dimanche. Un débat qui n’a pas franchement convaincu..

« Débat terne et brouillon » juge Sud-Ouest ce matin où tous les candidats furent d’une prudence de sioux », « Tendu, confus, glacial » disent les Echos. Bon alors qui a gagné, qui va gagner ? Pas question de trop s’avancer. Cécile Cornudet dans les Echos convient avec tout le monde, que « faute de sondages fiables puisque même les sondeurs disent leur désarroi, faute de boussole, chacun des candidats a bricolé la sienne, mais qu’on se retrouve aujourd’hui avec 3 favoris face à l’incertain dit elle. Elle suggère néanmoins de méditer sur un dicton néerlandais « quand 2 chiens se battent pour un os, le 3ème part avec ». Ce qui permet d’anticiper la « surprise » Fillon, tout en reconnaissant que sa qualification n’est pas le scénario le plus probable.

Alors si on ne sait pas encore qui a gagné hier soir, on sait qui était à la fête ! Les journalistes ! David Pujadas pris à partie par Nicolas Sarkozy quand il est interrogé sur les derniers témoignages de Ziad Takkiedine relatif au financement libyen de sa campagne de 2007.

SON sarkozy

Indignité ? Bizarre, le candidat a pourtant accepté hier de répondre à cette même question au Figaro. 18 lignes de réponse. 18 lignes de défense bien sûr pour dire tout le mépris qu’il a pour Mediapart qui a sorti l’information, qualifié « d’officine », et pour dénoncer une « grossière manipulation ». Mais enfin une réponse ! Visiblement, ce qui est permis au Figaro ne l’est pas au service public pour Nicolas Sarkozy…

Mais c’est Jean Pierre Elkabbach nous relate le Huffington post ce matin qui s’est attiré les foudres les plus virulentes. Elkabbach, 79 ans, s’interrogeant sur le manque d’efficacité du « renouveau » incarné par Bruno Le Maire, l’intéressé n’a pas apprécié mais les internautes se sont bien marrés : le journaliste renaud dély regrettant comme vous Patrick « l’absence de Georges Marchais », un autre twittant « avouons qu’on a connu Elkabbach plus mordant, je me souviens de son interview de Ravaillac après l’assassinat d’Henri 4, c’était autre chose », un dernier« si elkabbach est dans la télé, c’est bien que Prisunic existe non ? » Allusion à une autre faille spatio temporelle, imputable cette fois à Juppé qui il y a quelques jours s’était attardé sur le cas d’une vendeuse de prisunic…enseigne disparue il y a 15 ans. Mais pas Elkabbach donc !

La responsabilité des réseaux sociaux dans la diffusion de fausses informations, on en a beaucoup parlé à l’occasion de la victoire de Donald Trump…Entretien avec l’un des auteurs de ces fausses infos

Entretien au Washington Post de Paul Horner, présenté comme « un imprésario de l’empire des fake news de facebook ». C’est lui par exemple qui a lancé que « les manifestants anti trump à ses meetings étaient payés ». Bidon. Mais il décrit comment la machine s’est totalement déréglée. Avant, après la diffusion d’un tel canular, explique t il, les medias traditionnels opposaient un démenti, et cela se terminait par un mea culpa de ceux qui s’étaient laissés embringués. Cette fois décrit il, « les partisans de trump postaient tout, ne vérifiaient rien, et les gens ont tout cru, et quand les choses se sont révélées fausses, les gens s’en foutaient car ils l’avaient déjà accepté. C’est effrayant dit il , les gens sont certainement plus bêtes». Entretien assez consternant il faut bien l’avouer. Car ce Paul Horner qui revendique avoir gagné 10 000 dollars par mois avec ces tromperies, et qui dit détester Trump, a tout l’air tout ébahi de constater que « c’est lui qui a installé Trump à la maison blanche ». Au départ je croyais me moquer, mais

finalement tout cela l’a aidé » convient il. Il y a décidement des blagues pas drôles..

On finit dans l’espace Hélène

Le Français Thomas Pesquet s’est envolé hier vers la station spatiale internationale, il devrait y arriver demain soir. Alors on sait qu’il a un programme chargé, scientifique notamment. Mais Claire Bommelaer du Figaro nous révèle aussi qu’il a été chargé par un artiste Eduardo Kac, de réaliser une œuvre d’art dans l’espace. A l’aide d’un petit papier blanc, et d’une paire de ciseaux, 2 pliages, un découpage, un assemblage et c’est le mot MOI qui appaitra, qui flottera en apesanteur…MOI, le premier mot à se flotter dans l’espace. Je me suis dit que c’était un drôle, ou triste résumé, chacun appréciera, de notre époque

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