Place des femmes, à la cuisine? plus maintenant, mais c'est dur admettre. La crise à itélé. Hollande bashé, et Copé karcherise Sarkozy

La revue de presse, bonjour Hélène Jouan

On commence par une certaine vision de la place des femmes

Oui des histoires de femmes qui se font écho ce matin dans la presse

D’abord une petite phrase prononcée il y a quelques jours par le président du Nigéria, en conférence de presse aux côtés d’Angela Merkel. Son épouse avait osé critiquer son gouvernement ; réponse publique, cinglante du mari outragé : « la place de ma femme est dans la cuisine. Elle est là pour s’occuper de moi ». Citation complète à retrouver sur le site des Nouvelles News. Emoi, sauf d’Angela Merkel sur le moment. Dans le Guardian, longue tribune d’une écrivaine Nigeriane Sede Alonge, qui se désole de constater que ces déclarations reflètent des croyances largement répandues encore dans son pays, qu’elles ont évidemment un impact sur la façon dont des millions de garçons vont regarder les filles. Ces millions de jeunes filles , se désole t elle, n’avaient vraiment pas besoin que la plus haute autorité de l’Etat vienne valider une société encore tellement machiste et patriarcale

Ca ne vous rappelle rien ? Echo bien sûr, avec le discours de Michelle Obama la semaine dernière, condamnant avec force, talent et émotion les propos sexistes, machistes, en un mot dégoutants de Donald Trump. Michelle Obama quasiment objet de culte aujourd’hui…Allez d’ailleurs jeter un coup d’œil sur le supplément totalement hagiographique publié aujourd’hui par le NEW York Times , intitulé « A la première dame, avec tout notre amour, » numéro dédié à celle qui au cours des 8 dernières années, a tranquillement mais sûrement changé le cours de l’histoire américaine » est il écrit, Michelle Obama ou la candidate rêvée…

Dernier écho, celui suscité par le portrait de la vraie candidate démocrate, Hillary Clinton sous la plume de Corinne Lesnes dans le Monde. Passionnant portrait car on continue à apprendre plein de choses sur elle. La journaliste raconte surtout comment la jeune Hillary Rodham, la plus brillante, la plus battante des étudiantes de Yale, a dû accepter de rentrer dans le rang pour se mettre au service de son mari.

Le jour des 2 ans de Chelsea, en 1982, alors que Bill annonce briguer un nouveau mandat de gouverneur, Hillary Rodham se rend. Elle déclare devant les caméras qu’elle ne veut pas nuire à la carrière de son mari et qu’elle portera désormais « pour l’éternité » le nom d’Hillary Rodham Clinton.

Hillary fait allégeance à la politique et à l’Arkansas ». Plus de 20 ans d’allégeance avant d’afficher son émancipation.

Tout ça pour dire que la place des femmes, et la vision qu’en ont les hommes restent un combat de haute lutte, à mener, partout, au Nigéria, aux Etats unis…et en France

On poursuit Hélène avec une certaine vision de l’info et du rôle de la presse

« Itélé le choix du trash » titre à sa Une Libération. Avec une photo d’un Jean Marc Morandini tout sourire qui s’est donc affiché hier soir sur l’écran à 18H, comme promis par son actionnaire, et ce malgré la grève des journalistes de cette même chaine. Et c’est sans doute Laurent Joffrin qui dit le mieux ce matin, ce qu’est une entreprise de presse, par quel pacte tacite elle est régie, pourquoi ce n’est pas tout à fait une entreprise comme les autres où le patron décide et les collaborateurs exécutent. « Ce sont les journalistes individuellement et collectivement, qui incarnent les valeurs d’un journal ou d’une chaine dit il , et qui garantissent, quand ils se montrent à la hauteur son crédit auprès des citoyens. Tout organe d’information repose ainsi sur un partage de pouvoir entre propriétaires et rédacteurs, partage parfois codifié par une charte. C’est au nom de cet équilibre que la rédaction d’itélé s’insurge aujourd’hui »… » Voilà pourquoi le bras de fer qui oppose la rédaction d’i télé à son actionnaire concerne tous les journalistes, mais plus largement tous ceux qui sont soucieux de la liberté d’information.

Reste que sur cette crise à itélé, « c’est le silence en continu » de la part des politiques…et puis ce sont des questions aussi sans réponse : que cherche vraiment Vincent Bolloré ? un proche du milliardaire témoigne dans Libé : « Comme itélé c’est un chiffre d’affaire minuscule mais un sac d’emmerds énorme, il la secoue dans tous les sens pour voir ce qui pourrait en ressortir. Ca s’appelle parait- il, la « technique de la boule à neige ». On n’a jamais rien vu sortir d’un boule à neige. Mais on attend de voir

Et puis ce matin également dans la presse Hélène, une certaine vision de la politique

Avec d’abord le retour sur la visite hier à Florange du président de la république. Toute la presse insiste sur la « discrétion » de ce déplacement, tout autant que sur son ratage. Exploration du champ lexical repéré ce matin :

« Cache-cache présidentiel à Florange » pour Aujourd’hui en France/le Parisien ; « jeu du chat et de la souris avec les syndicats contestataires » pour l’Opinion, « passage en catimini » pour Sud-ouest, « Hollande, Florange lui dit pas Merci » pastiche L’Humanité ; « retour amer à Florange » pour Mediapart ; c’est même la Une du Financial Times « Hollande snobé par les syndicats », signe de la désillusion de la gauche écrit la journaliste. En tout cas, « pour un président au clair avec ses engagements, c’est ce qu’il a défendu sur place, le dispositif sur place ne respire pas franchement la sérénité », Libération raconte par le menu comment les journalistes, parqués dans les sous sols de l’entreprise ont été privés de filmer son arrivée et sa rencontre avec des syndicalistes », par ailleurs triés sur le volet. Dans les Echos, un de ses conseillers parle de Florange comme du « Solutré social » de François Hollande, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’escalade de la roche ou de la camionnette s’est plutôt faite en en mode furtif… conclusion du Figaro « sa campagne s’annonce compliquée. Autour de lui, on commence d’ailleurs à y réfléchir. Plus question de déambulation dans les rues, son impopularité ne lui permet plus ». Problème effectivement pour un éventuel futur candidat

Jean-François Copé, lui a deux problèmes dans la vie. Entretien dans le Parisien ce matin. La CGT, et vous Nicolas Sarkozy. Le candidat à la primaire très distancé dans les sondages, y va au bulldozer sur ces 2 cibles, il accuse la CGT de « bloquer le pays », « on n’a pas vocation à co diriger le pays avec la Cgt dit il, rappelant les reculades successives du président actuel, mais nous l’avons vu aussi hélas, déplore t il, quand nous étions au pouvoir. Rappelez-vous, à l’époque monsieur Thibault était le grand interlocuteur de l’Elysée ». Bon, en fait, jean François Copé a une seule cible : vous. « Il y a souvent chez Nicolas Sarkozy assène-t-il, un verbe haut et des demi mesures », « la crise de 2008 ? Un alibi s’exclame t il, nous avons reculé devant la cgt, la gauche caviar et la crainte des mauvais sondages », quant à votre proposition de référendum, Jean François Copé la juge suicidaire « la droite décomplexée, c’est celle qui a le courage de faire, pas seulement de dire ». J’arrête là mais il y en a d’autres, sur la mise en examen, les gaulois etc, rien ne vous est épargné.

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