La maison bientôt traitée comme la bagnole ou l'électroménager... Si l'affaire va jusqu'au bout, à partir du mois de janvier, il faudra mettre une étiquette sur les logements pour indiquer la consommation d'énergie. C'est un dossier dans le journal La Tribune. La notation écologique devrait se faire sur les annonces au moment de la vente ou de la location. Elle devrait attribuer une lettre qui va de "A" (petite facture énergétique) à "G" (10 fois plus de consommation). Dans son article, Sophie Sanchez cite un professionnel qui pense que ça va peser sur les prix. Certains logements pourraient perdre de 10 à 15%. Les pavillons en province et les immeubles des années 60, ceux d'avant le choc pétrolier, pourraient trinquer au profit des logements neufs. Environ 7 millions de logements sont actuellement énergivores d'après les chiffres de l'Agence Nationale de l'Habitat. Le bâtiment produit 1/5ème des émissions de CO2. Et il consomme pratiquement la moitié de l'énergie en France pour le logement, d'après le quotidien. D'où cette mesure décidée par la loi Grenelle-2... L'étiquetage devrait se faire à partir du mois de janvier, mais comme rien n'est simple dans l'écologie, le décret d'application n'a pas été publié... et cette révolution sera peut-être compliquée à mettre sur pied. Bruno Duvic : On en parlait il y a une seconde... pendant ce temps, les Verts tentent de se mettre en ordre de bataille... Etienne Monin : Une seule tête dépasse ce matin dans la presse : celle d'Eva Joly. L'ancienne magistrate a la voie libre, disent la plupart des quotidiens. Le mouvement écolo a au moins défriché la question de la présidentielle, même s'il a encore beaucoup de chantiers en cours. Eva Joly a fait sa conversion, explique en substance Mathieu Ecoiffier dans Libération. Elle tente de décoller l'étiquette d'ancienne juge. Elle ne compte pas faire une candidature de témoignage, même si elle se montre plus à l'aise sur la lutte anticorruption que sur l'écologie ou le social. Elle a le défaut de ses avantages : elle incarne une certaine éthique, écrit La République des Pyrénées... L'antipode du sarkozisme, complète La Voix du Nord... Mais elle manque d'expérience électorale, disent Les Echos. Eva Joly lancée dans le grand bain, après avoir navigué sur les nappes de pétrole de l'affaire ELF... Elle n'a pas encore rencontré Martine Aubry, dit Libération, mais elle a déjà croisé Dominique Strauss-Kahn, elle s'en amuse d'ailleurs... "Je l'avais mis en examen, dit-elle, dans un volet de l'affaire ELF, avant de le blanchir dans cette histoire maintenant "ancienne". Et apparemment, pas de douleur pour l'accouchement présidentiel... Le clan Vert des écolos semble porter la candidature d'Eva Joly. Le N°2 Jean-Vincent Placé, futur "Monsieur Sécurité", d'après Le Point, salue le coup de barre qu'elle a donné à gauche. Et Cécile Duflot, N°1, dit dans Le Nouvel-Obs qu'elle laisse bien volontiers la place, faute d'avoir les épaules suffisantes. France-Soir voit donc un partage du travail. La présidentielle pour Eva Joly et le groupe à l'Assemblée nationale pour Cécile Duflot. Mais comme rien n'est simple dans l'écologie, ça sera peut-être compliqué à mettre sur pied. Bruno Duvic : Le sort des Roms préoccupe la presse encore aujourd'hui... Etienne Monin : Le Courrier-Picard parle "d'une honte nationale" pour le tournant sécuritaire du gouvernement... Cette politique crée des tensions explique Sud-Ouest... La fermeté envers les Roms n'est qu'un bout de la lorgnette, écrit le journal La Montagne. "Les Roms sont utilisés comme bouc-émissaires" pour Robert Kushen. Dans Libération, le directeur du Centre Européen pour le Droit des Roms explique que la question Rom est facilement instrumentalisable par les politiciens. Le journal Le Monde élargit aux politiques sécuritaires en Europe. "Le président de la République a placé la France dans ce qu'on pourrait appeler le club des ultras", écrit Olivier Schmitt, "fortement influencés par l'extrême droite, comme l'Italie, la Suisse, les Pays-Bas". A l'opposé, "le club des modérés", souligne le quotidien, investit sa politique sécuritaire sur la lutte contre le terrorisme comme en Espagne ou en Allemagne. Bruno Duvic : Et si on passait à autre chose ? Etienne Monin : C'est le début de l'édito de Paris-Normandie : si on passait à l'essentiel, c'est-à-dire l'emploi, avec la réunion prévue demain à Brégançon autour du président. Pour Le Parisien, la date de cette réunion aurait été arrêtée ce lundi parce qu'il devenait urgent, écrit Didier Micoine, de tourner la page d'une séquence (comme on dit) estivale entièrement sécuritaire. Le mini sommet économique, c'est une façon rafraîchissante de passer à autre chose, ironise L'Est-Républicain... Un moment de vérité pour la stratégie économique de Nicolas Sarkozy, d'après Le Télégramme. Au menu : croissance, déficit public, budget. France-Soir précise que pour soutenir l'activité, le gouvernement a fait exploser la dette publique et gonfler le déficit budgétaire au point d'inquiéter l'agence Moody's qui distribue les bonnes notes à l'échelle internationale. "Le gouvernement va tenter de remettre de l'ordre dans le grand bazar fiscal, sans faire trop de remous dans son camp", estime Isabelle Moreau dans La Tribune... 10 milliards d'euros à économiser d'ici 2012... Un pari sportif, estime le quotidien. Bruno Duvic : Un Français converti à l'islam, recherché par le gouvernement indonésien... Etienne Monin : C'est dans Le Figaro et L'Est-Républicain... Interpol est sur la trace d'un jeune homme de 31 ans, originaire de Pontarlier dans le Doubs. Un ancien étudiant en Fac de Sport de Besançon, connu par les autorités françaises pour son engagement dans l'islam radical. D'après L'Est-Républicain, il s'est radicalisé en prison, avant de quitter la France pour l'Indonésie en 2008, rajoute Le Figaro. Il est maintenant soupçonné par les autorités indonésiennes de complicité de tentatives d'attentats. Après la découverte d'un atelier clandestin, au début du mois, dans l'île de Java. Dans l'atelier, les autorités ont retrouvé des produits chimiques qui servaient à la fabrication de bombes artisanales, et une voiture appartenant au jeune Français. Cinq personnes ont été interpellées. Et le jeune homme, toujours dans la nature, pourrait avoir trouvé refuge au Maroc, d'après L'Est-Républicain, Bruno Duvic : Le lieu de travail, haut lieu de fantasmes, d'après Les Echos... Etienne Monin : Dans sa série d'été sur le management, le quotidien évoque les relations hommes-femmes dans l'entreprise... Comme on passe de plus en plus de temps au travail, et comme le tutoiement s'est installé, le milieu du travail favorise les coups de coeur, écrit Muriel Jasor. D'après un sondage fait par Monster, seulement 4% des personnes interrogées n'ont jamais prêté attention à leurs collègues masculins ou féminins. En France, l'entreprise accepte ou ferme les yeux sur les relations amoureuses, considérées comme quelque chose de positif... Alors qu'en Amérique du Nord, elles sont parfois interdites, en tout cas encadrées par le règlement intérieur. Bruno Duvic : Et contre exemple, Etienne Monin, avec cette histoire racontée par Libération... Etienne Monin : Quand le divorce mène au licenciement... A Macon, une conductrice de bus vient de se faire remercier par l'entreprise CAR-POSTAL, chez qui elle était à l'essai, pour "absence de collaboration harmonieuse". Le mari de cette femme travaille dans la même société. Le couple est en instance de divorce. Et l'entreprise CARPOSTAL dit qu'elle en a assez des scènes de ménage. Elle a donc fait le ménage : le coup de balai tombe sur les épaules de cette femme âgée de 51 ans qui aurait pu être titulaire à l'automne. Le syndicat UNSA parle de discrimination. Le mari, lui, n'a eu qu'un simple avertissement. Bruno Duvic : Et l'on termine avec le dernier jeu idiot à la mode cet été... Etienne Monin : Le balconing... raconté par Le Parisien... C'est inspiré de la série de télé américaine "Jackass"... Le principe consiste à plonger directement dans la piscine d'un hôtel depuis le balcon de la chambre... ... Voilà, c'est paraît-il très à la mode chez les touristes anglais en vacances aux Baléares... On trouve certains exploits sur Internet... et on en est maintenant à compter les victimes... D'après Marc Payet, dans Le Parisien, quatre jeunes sont déjà morts. D'autres se sont gravement blessés en ratant la piscine. A tel point que dans plusieurs stations balnéaires d'Ibiza, des vigiles ont été recrutés dans les hôtels pour éviter que les jeunes les plus alcoolisés ne passent par dessus la rambarde.

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