Aux Etats Unis, la photo du petit Omran est à la Une ce matin de l'International New York times et du Wall Street Journal ...

C'est le vrai visage de la guerre en Syrie dit le gouvernement américain.

Ce visage, c'est donc celui d'un petit garçon de 5 ans, sorti vivant mais blessé des décombres d'une maison d'Alep mercredi soir. Maison bombardée par l'aviation russe ou celle de Bachar el assad, quelle importance ?

Ce petit garçon depuis sa naissance n'a connu que la guerre, la peur des bombardements, la pauvreté. Un long cauchemar  que rien ne semble pouvoir arrêter.

Lors de son point de presse quotidien hier, le porte parole du département d'Etat américain a réaffirmé que la communauté internationale devait travailler pour trouver un meilleur résultat.

Mais un an après la publication de la photo du corps du petit Aylan sur une plage turque, qui peut encore croire qu'une photo peut changer le monde ?

Ce garçonnet ensanglanté est un nouveau rappel de nos lâchetés et de nos impuissances écrit ce matin Jean-Marcel Bouguereau dans la République des Pyrénées. Une vague planétaire d'émotion médiatique, une salve de photos déchirantes sur Facebook et puis, rien. Tragique impuissance du monde libre.

Et de fait, la presse française à l'exception de Libération qui publie la photo du petit garçon en Une et sur une pleine page à l'intérieur, la presse française est relativement discrète ce matin. Pas un mot dans le Figaro,  pas un mot dans l'Humanité. Rien non plus dans l'Opinion et une toute petite photo dans le Parisien.

La Croix souligne l'inhumanité de la guerre féroce qui ravage la Syrie depuis 5 ans. 5 ans , l'âge donc de ce petit garçon qui n'a connu que la guerre.

L'enfant d'Alep et ses sauveteurs, souligne Guillaume Goubert dans La Croix  qui salue ses personnes qui risquent leur propre vie afin de porter secours.

Ces sauveteurs qui interviennent dans ces zones de guerre, ce sont eux qui ont sauvé Omran et non pas les dizaines de réunions internationales qui ont eu lieu sur la Syrie.

Hasard du calendrier, ce vendredi 19 août est la journée mondiale de l'aide humanitaire.

Et la Croix revient longuement sur le travail de plus en plus difficile des ONG. Les hôpitaux sont devenus des cibles privilégiées dans les conflits, au mépris des règles internationales. En Syrie, mais aussi en Afghanistan et au Yemen.

Médecins Sans Frontières vient ainsi de suspendre provisoirement ses activités dans le nord du Yémen après une 4ème attaque en un an.

Pour se protéger, les hôpitaux s'installent en sous sol explique le président de l'Union des organisations de secours et soins médicaux qui forme le personnel de santé en Syrie. En réponse, le régime syrien a recours aux doubles frappes : après un premier bombardement, une seconde vague intervient pour viser les lieux où sont emmenés les blessés.

Au mépris du droit humanitaire international , inscrit dans la convention de Genève.

Mais les humanitaires obtiennent rarement de réponse des Etats qui évoquent de malencontreuses erreurs.

De malencontreuses erreurs qui ont ce matin un visage.

En France, quel visage pour incarner l'aile gauche du PS lors de la primaire ? c'est le Figaro qui s'interroge ce matin.

Et un , et deux, et trois. Trois candidats déjà parmi les frondeurs, et sans doute 4 dimanche avec l'annonce attendue d'Arnaud Montebourg lors de la fête de Frangy en Bresse. Benoit Hamon s'est déclaré en début de semaine après Marie Noëlle Lienemann et Gérard Filoche.

D'autres noms circulent nous dit le Figaro pour incarner l'aile gauche du PS : Christiane Taubira, Martine Aubry ou encore Anne Hidalgo.

La réunion des frondeurs les 10 et 11 septembre à la Rochelle devrait permettre d'y voir un peu plus clair, mais cette multiplication des candidatures pourrait faire le jeu de François Hollande.

François Hollande débordé par la droite par son ministre de l'économie.

Emmanuel Macron: les tentations de la rentrée titre les Echos ce matin au lendemain du déplacement du ministre de l'Economie à la Rochelle et avant son passage en Vendée aujourd'hui. Emmanuel Macron doit dévoiler dans les prochaines semaines le programme de son parti En marche. Doit-il quitter Bercy ? s'interrogent les Echos. Sa situation devient de plus en plus compliquée entre ses ambitions personnelles et sa présence au sein de l'exécutif.

Sera-t'il candidat en 2017 ? s'interroge encore le quotidien. C'est La question que tout le monde se pose. Et un proche d'expliquer : il fait toujours le pari que François Hollande ne pourra pas se présenter.

Et il entend incarner le renouveau de la vie politique. Vouloir incarner le renouveau, un mythe aussi vieux que la démocratie s'amuse l'historien Jean Garrigues.

Incarner le renouveau ou l'homme providentiel. L'hebdomadaire Marianne s'amuse de ce mal français. Chacun prétendant être le seul à pouvoir sauver le pays. Une prétention nous dit Renaud Dély, qui gagne les esprits les plus sains comme les dirigeants les plus impopulaires.

Manuel Valls se verrait ainsi en Clémenceau, Jean-Luc Mélenchon en Victor Hugo, Nicolas Sarkozy en Bonaparte, Arnaud Montebourg en Gambetta et François Bayrou en de Gaulle.

Renouveau, vous avez dit renouveau ?

La photo d'un autre petit garçon retient l'attention ce matin.

Il doit avoir 6 ou 7 ans. Couché dans l'herbe verte , les yeux dissimulés par une casquette verte de camouflage militaire, il a la bouche ouverte comme les enfants qui s'appliquent et les doigts bien serrés sur une kalachnikov en bois.

Petits soldats de l'Ukraine, un reportage à découvrir dans M le magazine du Monde . Guillaume Herbaut le photographe et Louise Couvelaire ont découvert une étrange colonie de vacances où enfants et adolescents apprennent des chants patriotiques, le maniement des armes et même des rudiments de tactique militaire. Né dans la foulée de l'annexion de la Crimée par les Russes, ce camp situé près de Kiev est dirigé par une unité paramilitaire ultranationaliste. Le directeur du camp a 21 ans. Il revient du front. Il a encore des éclats d'obus dans le dos et c'est lui qui a eu l'idée de ce camp pour pallier dit-il le manque d'éducation patriotique en Ukraine. Sur une autre photo , Ada, 9 ans s’entraîne elle avec une vraie kalachnikov. Short et casquette militaire sur la tête, mais avec un tee shirt rouge où une tête de chien porte des lunettes jaunes, Ada s'est déjà choisi un nom de guerre : Talisman.

Il le dit lui même, il a mis l'athlétisme sur un piédestal.

La 8ème merveille de Bolt titre l'Equipe.fr ce matin après la nouvelle médaille d'or décrochée cette nuit par le Jamaïcain sur 200 mètres : 19 secondes et 78 centièmes lui assurent donc un 8ème titre olympique, le deuxième de ces jeux de Rio avant la finale du 4 fois 100 mètres.

Usain Bolt qui salue la performance de ces adversaires. De Grasse, le Canadien arrivé deuxième, est sur la bonne voie,  Lemaitre a franchi un palier. Christophe Lemaitre , au moins aussi heureux que Bolt à l'arrivée . Le Français décroche une médaille de bronze en 20 secondes et 12 centièmes, une médaille à l'arraché pour quelques millièmes.

Une médaille synonyme de résurrection après deux années très dures, marquées par des blessures.

Cette médaille, c'est la plus belle dit-il : c'est un nouveau moi qui renaît.

Et c'est tout l'athlétisme français qui renaît ce matin avec également la médaille d'argent en décathlon de Kevin Mayer, en attendant la performance de Yohann Diniz  sur 50 kilomètres cet après midi ..

L'athlétisme m'a sauvé dit ce postier de 37 ans qui rêve d'une première médaille olympique, lui qui a déjà à son palmarès 3 titres de champion d'Europe.

Le Parisien raconte ce matin le passé parfois douloureux du marcheur. Elevé à Epernay par ses grands parents, il se perd à l'adolescence. J'étais dans les trucs chimiques qui te rendent parano. A 19 ans , je me suis vu partir deux fois. Et c'est lors de son service civil dans un club de Reims qu'il découvre la marche. Un virus qui ne le quittera plus  malgré les regards de travers et une certaine incompréhension. C'était dur raconte-t'il sans détour. Il fallait parfois se cacher pour marcher car cette gestuelle liée à la marche dérangeait. J'ai voulu montrer que ce n'était pas que tourner du cul, que ça demandait des efforts.

Un 50 kilomètres poursuit-il. C'est à la fois un combat de boxe et une partie d'échecs. Au kilomètre 35, c'est le cerveau qui fait la différence.

Le cerveau et un petit supplément d'âme ...

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