En ce mois d'août 1944, relève l'Humanité, cela fait désormais quatre ans que selon les mots de Paul Eluard, "Paris a faim, Paris a froid, Paris a mis de vieux vêtements de vieille"

Après le débarquement allié en Normandie, les opérations s'intensifient pour préparer le soulèvement. Portraits de ceux, de celles, qui ont contribué à allumer l'incendie qui changera le cours de l'histoire. A lire dans Le Parisien ce matin : le 17 août 44, quelques jours avant la Libération donc, Madeleine Riffaud, 19 ans, attend... son exécution. Miraculée (elle bénéficiera d'un échange de prisonniers) elle a aujourd'hui 95 ans, et raconte, au milieu des volutes d'un cigarillo cubain.

"Tous debout, et chacun son boche !" c'est l'injonction qu'elle reçoit 5 sur 5, courant juillet, du parti communiste. "Le mot d'ordre qui circulait, dit-elle, c'était de faire une exécution en plein jour, pour montrer que c'était possible, que la peur changeait de camp." Mais c'est dur de tuer un homme. Même un nazi. Dimanche 23 juillet. Le soleil, éclatant, pousse les parisiens dehors. Au pied de Notre Dame, la jeune femme récupère un vélo et Oscar : le nom de code pour un 7/65, un semi-automatique. 

En pédalant, elle pense à son ami, Picpus, abattu  quelques jours plus tôt par les Allemands, dans le dos."Moi, dit-elle, je voulais faire ça... à la loyale, de face." Sur le pont de Solférino, un officier allemand, isolé. Personne dans l'angle de tir. Deux balles dans la tempe gauche. "Il n'a pas souffert, dit-elle," je pensais juste à ma mission. Ce n'était pas de la haine. J'avais plutôt du chagrin." Et du chagrin, c'est justement ce qui ressort ce matin des témoignages publiés dans Le Parisien. "Le jour de la Libération, nous, on n'a pas fait la fête. On avait trop de souvenirs de nos morts."

Des morts, d'autres morts, que ce soit en Syrie ou en Crimée, qui devraient refaire surface aujourd'hui à Brégançon

Déterminé à jouer les médiateurs, Emmanuel Macron recevra cet après-midi Vladimir Poutine. Dialogue stratégique autour de la désescalade en Ukraine, en Syrie, ou encore en Italie. Une marque d'attention, écrit le Parisien, alors que la Russie est exclue du G7 depuis l'annexion de la Crimée, il y a cinq ans, et qu'elle est particulièrement critiquée en ce moment sur les arrestations d'opposants. Le président russe, qui n'a jamais laissé indifférente la classe politique française, qui regorge de poutinolâtres, à gauche comme à droite, écrit le Parisien.
Quel est le dirigeant contemporain que Vladimir Poutine admire le plus ? Jacques Chirac. Le Tsar du Kremlin a fait cette confession au Financial Times, en marge du sommet du G7. 

Le G7, justement, J-5 !

Biarritz au centre du Monde, à la une ce matin du quotidien régional Sud Ouest. A partir de samedi, la cité basque recevra les grands de ce monde. Cela fait déjà un moment, écrit le quotidien, que les Biarrots à temps plein ont compris ce qui les attendait :  une fin de mois d'août sous cocon, qui ampute leur été d'une semaine ! Pas moins de... 50 réunions tenues par le sous-préfet et le maire pour expliquer les zones, sous-zones, la délivrance de badge... "Si on n'intervient pas, explique le maire de la ville, Michel Veunac, c'est ceinture, bretelle, et les deux mains pour tenir le tout". La présence de poubelles, les containers, a failli être interdite. 15 jours sans sortir la poubelle ? ont tonné les habitants... Le délai a finalement été réduit à 4. Mais les plaques d’égouts, sur l'axe où se déplaceront les chefs d'Etat, elles, seront bel et bien soudées. Et les ralentisseurs, aplanis. Le credo du maire : "minimiser les inconvénients, maximiser les retombées économiques." Mais en pleine saison touristique, Michel Veunac peine à convaincre, écrit Sud-ouest : au mois d'août, à Biarritz, la fréquentation est d'environ 100.000 personnes. Avec le G7, 10.000 soit : 10 fois moins.

A l'occasion du G7, des ONG tentent de tirer la sonnette d'alarme sur les détergents qui polluent les mers 

Les détergents de nos lessives, cocktail chimique qui pollue notamment le littoral du sud-ouest. Vous savez, c'est ce qui fait de la mousse un peu brunâtre quand la mer est agitée. France Nature Environnement tire la sonnette d'alarme, c'est à lire dans Le Parisien. Et c'est dans ce contexte qu'on tombe sur cet article étonnant, dans la Croix. Un maire convoqué au tribunal pour avoir interdit localement, alors pas les détergents, mais des pesticides. Daniel Cueff, maire écologiste de la commune de Langouët, 600 âmes, prêt de Saint-Malo, a pris un arrêté en mai dernier. Il souhaite interdire l'utilisation de pesticides à moins de 150 mètres de toute habitation. Oui mais... selon la préfecture d'Ile et Vilaine, seul... le ministre de l'agriculture peut prendre une telle mesure. Bref, il aurait outrepassé ses pouvoirs. Le maire de Langouët rétorque que son arrêté est, je cite, "uniquement destiné à pallier la carence de l'Etat". Passage devant le tribunal administratif de Rennes, jeudi. 

L'automobile allemande se prépare à la fin des années folles

Le fleuron national de l'industrie allemande, qui emploie 800 mille personnes, se prépare à des lendemains difficiles.
La cause, nous expliquent ce matin les Echos, le coup de frein économique en Europe, mais aussi le marasme en Chine.
La Chine, devenue ces dernières années le premier débouché des constructeurs allemands : 30 à 40% des ventes. Le secteur, qui tablait en début d'année sur des ventes mondiales stables en 2019, voire, un léger recul, parie à présent sur une baisse d'activité de 5%.
Résultat : la chasse aux coûts a démarré : les CDD ne sont plus renouvelés, l'emploi intérimaire est réduit.
Il y aura des répercussions sur l'emploi. Et ça tombe mal, écrit Arnaud Le Gal dans son éditorial, au moment où, dans cet ère post-Dieselgate, les constructeurs automobiles doivent relever des défis complexes : comme celui de la voiture électrique... C'était quoi déjà, la pub pour la Golf de Wolswagen ? "C'est pourtant facile de ne pas se tromper". 

Le parcours sans faute d'un milliardaire russe à la recherche d'extra-terrestres

Il s'appelle Yuri Milner et est à la recherche d'extra-terrestres ! Passionnant portrait à lire ce matin dans la série d'été des Echos, rêves de milliardaires. Et des rêves, il en a, en effet, Yuri Milner. Vous me direz, avec une fortune de 3,6 milliards de dollars, ça facilite les choses.
Celui qui a fait fortune en investissant dans de petites start-up prometteuses... Facebook, Twitter, Air b'n'b, Ali Baba... peut aujourd'hui tout se permettre, écrit le quotidien. Comme d'acheter, en 2011, la villa la plus chère des Etats-Unis, dans la Silicon Valley, en forme de château de la Loire, s'il vous plaît pour 100 millions de dollars. 100 millions de dollars, c'est précisément ce que le milliardaire a décidé d'investir pour la recherche des extraterrestres. Alors, délire de milliardaire, qui ne sait plus quoi faire de son argent ? Loin de là... notent les Echos. A ses côtés, au moment du lancement de son projet : le physicien et cosmologiste britannique Stephen Hawking, décédé depuis, et le professeur d'astronomie, Martin Rees, entre autres. "Yuri Milner, écrivent les Echos, est emblématique de ces techno-entrepreneurs, qui, à l'image de Larry Page  (leconfondateur de Google) ou d'Elon Musk (qu'on ne présente plus) ont une formation scientifique poussée, sont inspirés par les idéaux de la science et entendent explorer de nouvelles voies scientifiques jusque-là délaissées par les Etats." Yuri Milner en est persuadé : la quête d'une forme de vie extraterrestre ne fait que commencer...

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