Renault conçoit pour la Chine une voiture électrique low-cost, les Echos; une crêperie se sauve dans le Finistère, le Télégramme; la scientologie veut conquérir Saint-Denis, Libération. Chenonceau sauvé de la sècheresse, la Nouvelle République.

On parle d'un réseau de dealers...

Auquel la police fait la guerre mais qui s'accroche à Villejuif me dit le Parisien, au stade gabriel Thibaut que l'on surnomme le four, tellement c'est chaud là bas, le plus gros point de vente du Val-de-Marne, et ce réseau se comporte comme une entreprise quand tremble le marché, elle change et se défend. Et le Parisien qui en grand journal local connait bien le four, raconte ce matin l'adaptation des dealers depuis qu'on dérange le petit commerce: des descentes de police, CRS la traque des vendeurs et des amendes aux clients, l'installation d'un mat de surveillance video... Oui mais les dealers ont scié le mât, pas une fois, deux fois et des voitures de la police municipale, mystérieusement, ont été incendiées... Mais il n'y a pas que le muscle, on resserre le management, on nettoie les effectifs des vendeurs trop connus, et si le deal à la papa, attente du client 14h 20 devient risqué, on  passe à la livraison à domicile, de drogue packagée dans de jolis paquets, on fait campagne sur les réseaux sociaux, on organise sur Snapchat une tombola de promotion, on gagne des space cakes, gâteaux au cannabis, un rappeur, Mister You, sur Snapchat encore, a vanté la qualité du produit.

Les dealers de Villejuif défient la loi pour 7000 euros par jour. En pleine légalité,  des dealers de bien-être mental bardés d'avocats et d'architectes  ont mis 33 millions sur la table pour prendre une part de Saint-Denis, en dépit de la colère de la mairie. Libération raconte comment la Scientologie s'offre un immeuble de 7000 métres carré dans la ville des rois pour en faire sa vitrine en France, imparable juridiquement. La décision de prendre saint-denis vient du coeur de la scientologie, aux etats-unis où elle a pignon sur rue et des figures prestigieuses, Tom Cruise le premier, et un trésor de guerre, et un statut d'Eglise, religion reconnue, ce qui la libère de l'impôt, à condition d'investir: en France par exemple... 

Etre adaptable vous dit-on. Les Echos font la part belle à Renault, portrait dans le magazine du nouveau patron Jean Dominique Senard, un diplomate dit notre ami Domnique Seux, et puis dans le quotidien, à la Une , une voiture blanche qui vient d'être présentée au salon de Shangaï et qui est l'arme de Renault Nissan, alliés au chinois Dong Feng  pour conquérir la Chine, la K-ZE citadine électrique qui ne coutera que 9000 euros, c'est le prix du marché en chine, plus bas que chez nous... 

Renault s'adapte vertu française, vertu bretonne.

Dans le Finistère a Tremeven, dit le Télégramme, la Tremevenoise, est sauvée, et grace à un homme, Gildas Savar, qui avait créé sa crêperie en 1976, l'avait revendue en 2006, mais ses successeurs ont échoué, et pour sauver la boite et ses neuf employés, Gildas l'avait racheté, l'année dernière, et il l'a relancée, nouveaux fours et nouveaux camions qui livrent les crêpes dans tout le grand Ouest et en Région parisienne aussi, on n'a pas lésiné sur le beurre dit-il. 

Y a t il un rappeur pour chanter la qualité de la Tremevenoise? 

Mais la France intrigue le New York Times...

Qui nous offre la une de son édition européenne, dans un reportage sur notre passion inassouvie pour l'égalité, et le journal s'étonne, nous sommes en comparaison de l'Amérique somptueusement égalitaires, mais pourtant inquiets, insatisfaits, blessés et à Bourges, Nadia, qui vit de l'aide alimentaire, pense que le président Macron, veut exterminer les pauvres comme les juifs furent exterminés, et Coralie qui a vingt ans, serveuse intérimaire, pense qu'il n'y a rien pour les jeunes, et qu'on paye tout aux migrants...  

C'est à Bourges disais-je que l'Amérique nous observe ainsi. Est ce toute notre vérité? Cette semaine, le Berry républicain, a décidé de s'arracher au malheur et même, dès mercredi, au drame de Notre-Dame, pour dire la vérité de la musique et du printemps, de Bourges, une vérité plus forte que la blême puisque, je le lis, jacques Higelin était bien vivant hier soir même s'il est mort il y a un an, vivant par ses enfants Arthur H,  Izia et Kên Higelin et d'un spectacle nommé de ses prénoms Jacques Joseph Victor. Nous l'entendrons ce soir, tiens, sur Inter, avec Didier Varrod dans une « foule sentimentale » en direct de Bourges.   

On a le droit aussi d'aller mieux. "On respire", dit à sa Une la Voix du Nord, "le chômage au plus bas depuis dix ans" titre le Courrier picard, et les deux journaux sont à l'unisson, mais on est plus au chômage encore que dans le reste du pays... On respire pourtant... C'est tout aussi vrai que le reste, même sans illusion. 

Vous lisez dans le Monde un reportage sur Primark, magasins de vêtements à prix incomparables, venus de la grande Europe et qui fond sur nos villes où l'on s'habille pour rien, on s'y rue, les cités les demandent, c'est une chance et une dépossession... Dans Marianne, une nostalgie française à propos d'un livre qui va sortir, « No fake » de Jean-Laurent Cassely,  qui décrit notre besoin d’authenticité jusqu'au kitsch, tant la modernité nous égare et sa laideur, alors on se rêve tels que nous n'étions pas, et dans une zone commerciale des Bouches du Rhone, près du Flunch, on a construit un faux village provençal, une fiction, comme ces hamburgers qu'on baptise « Fernand » et que les japonais touristes croient gaulois..

Et deux femmes racontent leur histoire...

Deux femmes amoureuses, Myriam 22 ans et Marie 19 ans, les prénoms sont inventés d'une chanteuse, qui sortaient du cinéma à Lyon quand d'autres jeunes femmes les ont insultées et agressées, et Marie, qui aujourd'hui dissimule sous ses cheveux la cicatrice qui lézarde sa joue, a réussi à rattraper la gamine qui l'avait balafrée, ensuite sont venus un procès et autres douleurs.

On leur souhaite tant de paix maintenant, et dès qu'elles veulent, d'aller en douce france visiter le château de Chenonceau, que la sècheresse menaçait, les poteaux de bois qui le soutiennent étaient à sec, et ce n'est pas une bonne chose. la préfecture a ouvert un barrage et fait remonter les eaux du cher, me dit la Nouvelle République. Adaptation

L'équipe
Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.