L'Equipe fustige la "trahison" des clubs sécessionnistes de la Super-ligue. Midi Libre et l'Indépendant disent Canet-en-Roussillon avant le match de Coupe contre Montpellier, Libération raconte des marins bloqués sur leur chalutier par la Covid et un éducateur de jeunes fort et sage de quarante ans de pratique sociale

On parle d'un village...   

Un village qui a bien changé et qui perd ses valeurs, nous raconte le Figaro, à 10 kilomètres de Paris, Marnes-la-Coquette, choisi autrefois par de grandes familles et des grand noms du spectacle, les Schlumberger, Jean Marais Maurice chevalier, qui pour être très  riches n'étaient pas moins villageois:  le banquier Maurice Schlumberger prenait lui-même sa serpe pour tailler la forêt et l'été Jean Marais ouvrait sa piscine aux gamins... Et puis sont venus d'autres riches, qui n'étaient pas d'un village mais du monde entier, ainsi tristesse notre Johnny Halliday, dont la veuve Laeticia vend la maison, Gala nous en parle ces temps-ci... Mais surtout des millionnaires du Qatar d'Arabie Saoudite de Chine de Russie, des fortunes vagabondes, qui ont élevé des murs hauts et fait venir des gardes du corps et des caméras de surveillance, pour eux Marnes la coquette n'était qu'une forteresse parmi d'autres... Et entre les riches d'antan et leurs successeurs qui ne ressentent rien pour le village qui les abrite, c'est une rupture qui raconte notre monde, et que raconte un livre signé Anne-Sophie Beauvais, elle décrit sur le site du Parisien et et donc ce matin au Figaro, vu d'un village cossu, ce qu'on appelle la sécession des riches... Son livre s'appelle "le Ghetto"...    

Et cette histoire résonne avec le grand scandale qui bouleverse le football. La sécession de grands clubs anglais espagnols et italiens, qui veulent créer leur propre compétition à l'abri du commun et déclenchent la guerre des riches, ainsi titre l'Equipe dont l'éditorial fustige "les traitres": "Les voilà prêts à tuer le football européen son essence son histoire et sa beauté" écrit Vincent Duluc... que désespère le cynisme des présidents du Real et de la Juventus , Andrea Agnelli et Fiorentino Perez, Duluc semble contempler un village dévasté...  

Loin de l'infamie pourtant, le football se poursuit en espérances pas encore interdites... 

Ce sont les joueuses du Paris Saint Germain, qui ont renversé les lyonnaises en ligue des championnes, le Progrès donne deux pages pour consoler les Fenottes, en d'autres temps cela eut fait la grande une de l'Equipe et celle du Parisien. 

Et c'est un ville belle comme un village dans les Pyrénées Orientales, Canet en Roussillon affronte demain Montpellier en Coupe de France dans un derby du Languedoc, et Midi Libre et l'Indépendant nous brossent des portraits de jeunes gens qui vivent peut-être leur plus beau printemps, le défenseur Quentin Martin, qui a repris au Canet une carrière abimée par des blessures, Toufik Ouadoudi dit la Touffe, enfant de la cité des Baléares à Perpignan et Raphael Piton, qui va retrouver contre lui Gaétan Laborde, son ami d'enfance et de toujours devenu joueur à Montpellier, on en parlera encore dans 15 ans, disent-ils, est-ce plus fort que les paillettes d'une super ligue frelatée avant de naitre?  

Dans la Montagne nous attend un héros à la gloire éternelle, Christian Fazzino écrit enfin ses mémoires, il a 64 ans, il fut sacré le meilleur joueur de pétanque du XXIe siècle, et revisite ses exploits dans les défis au sommet contre le Maroc et la Tunisie...  

On parle aussi d'un bateau...   

Le Joseph Roty II, le plus gros chalutier de France, qui est revenu à quai vendredi à Saint-Malo pour décharger 850 tonnes de Merlan bleu aussi vite que possible afin de repartir vers le large avant que les bancs de poisson s'éclatent, Libération nous raconte cela et vous vous y croyez, mais surtout, Libération nous dit que dans cette escale rapide, les marins n'ont pas été autorisé à descendre à quai pour revoir leur familles -si on descend, on ne repart pas -de peur de ramener à bord la Covid et de créer un cluster  en mer, seule une petite porte est ouverte au milieu de la coque où l'on apporte à un père un frère, des fruits secs, du jus de carotte, des magazines ou le livre "le Lambeau" de Philippe Lançon...   

C'est une des histoires humaines de la pandémie qui émaillent notre quotidien depuis plus d'un an, la Covid a dopé les ventes de guitare dit l'Est républicain, mais aussi celles des piscines ajoute la Provence, et puis des jardineries ajoute le Berry républicain; l'Echo républicain et le Parisien disent que les restaurateurs se préparent à rouvrir... 

Mais Guy Barbier qui nous attend dans l'Est républicain encore  n'aura pas besoin de restaurant pour fêter sa vie retrouvée après quatre mois d'hospitalisation et de rééducation, 33 kilos perdus, des nuits où il entendait ce rituel funèbre dans les chambres près de lui, Delta Charlie Delta, serait-il le prochain, le petit paysan de Dung Allondans est revenu chez lui, près de son épouse, et de Gitane la vache vosgienne, et se promet de faire griller un cochon et d'inviter tous lzs copains éleveurs alentours, on lui a trop volés de repas...  Et son aventure a un gout de paradis... 

Le Monde nous en dit aussi, des Paradis peut-être, Londres déconfinée sous le soleil, Israël où l'on marche démasqué, et puis une île thaïlandaise Koh Phangan où se sont réfugiés des nomades numériques , des occidentaux  qui travaillent sur leurs écrans loin de nos peurs et de nos dépressions, ont-ils fait sécession...  

Et on parle enfin de combattants...  

Qui se coltine le réel et en demandent encore. Prenez le temps de lire sur le site de Libération, le portrait de  Zinn-Din Boukhenaïssi, éducateur et travailleur social pendant quarante ans à Paris et alentour, il a sauvé des gamins et il en a perdu: "On s’est pris la drogue dure et le sida en pleine figure. Des gars que l’on suivait tombaient comme des mouches". Il a connu  les émeutes de banlieues qui étaient explique-t-il politiques, et ce qui est devenu nos débats sur la laïcité, le séparatisme, les bandes, il est d'une sagesse pragmatique à des années-lumière du bruit que l'on en fait... Lisez dans le Télégramme comment quatre bretons s'en vont sauver des migrants en Méditerranée.  Lisez aussi dans la Croix nos jeunes confrères journalistes qui en Russie sur des sites internet ne se laissent pas intimider par le pouvoir de Vladimir Poutine...  Lisez, dans le Monde comment un podcast nommé Eib, "honteux" en arabe du Proche-Orient, libère la parole sur le sexe contre les pruderies locales... 

Lisez enfin, dans Nord Littoral cette histoire cruelle d'une splendide américaine, Harriet Quimby, qui le 16 avril 1912 fut la première femme pilote d'avion à traverser la Manche et dont l'aventure fut occultée: juste avant son vol, le Titanic avait coulé.

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