Au cinéma, ça n'a jamais posé de problème... proposer la suite d'un film à succès, ça n'a jamais posé de problème... Il y a eu "Le Parrain I", "Le Parrain II", "Le Parrain III"... "Taxi I", "Taxi II", "Taxi III"... Et même "Rocky I", "Rocky II", "Rocky III", "Rocky IV", "Rocky V"... Et il y a fort à parier qu'on aura bientôt droit aux "Ch'tis II"... Au cinéma, pas de problème... Mais en littérature, c'est plus problématique... Et ça peut même conduire au tribunal, surtout quand un écrivain écrit la suite d'un livre écrit par un autre, et que cet autre est mort depuis longtemps... "Peut-on écrire une suite aux 'Misérables' de Hugo", s'interroge ainsi ce matin Le Figaro... qui nous raconte la longue procédure opposant les héritiers du grand poète à l'écrivain François Cérésa... Le papier est signé Stéphane Durand-Souffland... Rappel des faits... "En 2001, le patron des éditions Plon propose à François Cérésa d'inventer une suite aux 'Misérables', à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo... Cérésa dit 'banco'... Et il écrit "Cosette ou le temps des illusions", qui sera suivi d'un "Marius ou le fugitif"... des oeuvres dans lesquelles il ressuscite l'inspecteur Javert, qu'Hugo avait noyé dans la Seine à la fin de son roman... Mieux (ou pire, selon les goûts) : Javert, connu pour poursuivre de son injuste vindicte l'honnête Jean Valjean, devient, sous la plume de Cérésa, un personnage gentil, comme un super-Valjean... Fureur des descendants de Victor Hugo, qui estiment que 'Les Misérables' ont été dénaturés : Javert était mort et méchant, il devait rester mort et méchant... Il y a donc eu un procès en 2001, puis un deuxième procès en 2004, puis un troisième en 2007... Et aujourd'hui, la Cour d'Appel de Paris doit rendre un dernier arrêt, qui dira si, oui ou non, François Cérésa avait le droit de ressusciter Javert... Le monde de la littérature retient son souffle... Et le monde de la finance : comment va-t-il aujourd'hui ?... Tous les journaux reviennent sur les suites de l'affaire Madoff... "Comment Madoff a trompé son monde", titre ainsi Libération... qui revient sur "la folle saga de cet illusionniste", qui a blousé à la fois des fondations, des banques et des grandes fortunes... "La moitié de la place financière new-yorkaise est touchée, et en particulier la communauté juive", explique dans le journal un investisseur franco-américain... Libé qui explique par ailleurs que des petits porteurs sont également touchés, y compris en France... "Des épargnants français vont perdre 500 millions d'euros", confirme Le Figaro... Tandis que La Tribune évoque "l'embarras des autorités"... en l'occurrence, l'embarras de l'AMF (l'Autorité des marchés financiers), le gendarme de la Bourse, qui a d'abord alerté les petits épargnants sur les pertes Madoff avant de dédramatiser... deux messages totalement contradictoires en direction des Français qui ont placé leurs économies dans des SICAV et des assurances-vie... "Mais non, vraiment, les petits épargnants ne doivent pas s'inquiéter", rassure ce matin Jean-Pierre Jouyet, le nouveau président de l'AMF, dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui en France... lequel se propose de vous expliquer ce que risque votre épargne, et quelles leçons tirer du scandale... Que révèle le scandale Madoff ? Il met en évidence l'opacité des produits d'épargne collective... Comment se renseigner lorsqu'on est victime d'un pareil scandale ? Les détenteurs des comptes touchés seront informés par leur banque... Quelles précautions prendre à l'avenir ? Avant de signer, toujours lire attentivement les contrats, ainsi que les notices d'information... Les épargnants doivent-ils s'inquiéter ? Jean-Pierre Jouyet dit "non"... Mais mes confrères du Parisien sont moins péremptoires... Les épargnants doivent-ils s'inquiéter ?... Eux répondent "oui et non"... Ce qui donne, dans Les Echos : "Le risque est limité pour le grand public"... Reste à savoir maintenant de quelle manière c'est limité... "Limité", ça peut tout dire... Et "ajourné", ça veut dire quoi ?... La question se pose également, ce matin, au sujet du débat sur le travail du dimanche... "Un débat qui ne reviendra pas à l'Assemblée avant le 15 janvier", indique Le Figaro... Tandis que Libération évoque "l'affront de l'UMP à Sarkozy"... Pour Libé, c'est la désertion de nombreux députés de droite qui, au final, a empêché l'examen du texte... "Rien ne va plus entre Nicolas Sarkozy et les députés de la majorité", expliquent Antoine Guiral et Alain Auffray... qui évoquent "des élus UMP toujours plus turbulents et frondeurs, et qui ont refusé de siéger à l'Assemblée pour conclure avant Noël, ainsi que l'avait exigé Nicolas Sarkozy, la discussion de la proposition de loi sur le travail dominical... C'est le Premier ministre François Fillon qui, hier matin, a annoncé l'interruption des débats, sans prévenir le chef de l'Etat... lequel, furieux, a contesté cette décision et tenté d'imposer une reprise des débats hier après-midi, en vain : les députés UMP avaient déjà rejoint leur circonscription... Pas question, pour eux, de rentrer à Paris pour voter un texte jugé pourtant prioritaire et symbolique par Nicolas Sarkozy"... "Le débat sur le travail du dimanche vaincu par KO", titre du coup La Croix... Tandis que Le Parisien-Aujourd'hui en France rapporte une drôle d'histoire, survenue dans le Limousin... Une fonctionnaire de police a été sanctionnée par sa direction parce qu'elle avait travaillé un dimanche, alors qu'elle n'avait pas reçu ordre de venir travailler ce jour-là... Elle a du coup reçu un blâme... Punie pour avoir travaillé un dimanche : c'est à ne plus rien y comprendre... Hier, la policière a contesté la sanction devant le Tribunal administratif de Limoges... Le blâme sera annulé... Après le blâme, le bon point... Ce matin, Frédéric, vous vouliez nous alerter sur un papier de Télérama... MUSIQUE Un papier qui parle musique... C'est toujours compliqué d'écrire sur la musique... infiniment compliqué de raconter le travail des musiciens et de raconter l'ambiance au moment du travail... Or, c'est ce qu'arrive à rendre Bernard Mérigaud, qui nous raconte l'histoire du Quatuor Ebène, quatuor français... Moyenne d'âge : 29 ans... Pierre Colombet, premier violon... Gabriel Le Magadure, second violon... Mathieu Herzog à l'alto... Et Raphaël Merlin au violoncelle... Quatre garçons qui travaillent la musique en se posant des questions tout le temps... vibrato oui ou non ?... staccato ou ramollo ?... faut-il ouvrir ou fermer une mesure ?... faut-il corriger l'énergie par de la noblesse... Dans ces mesures de Haydn, faut-il flirter avec Mozart ou plutôt faire de l'oeil à Beethoven ?... Le papier fourmille de citations... Gabriel : "Essayons un sourire avec de la souffrance"... Pierre : "J'aimerais que ces doubles croches soient comme des portes à double battant qui claquent progressivement"... Raphaël : "J'ai un souci de propreté acoustique"... Mathieu à Pierre : "Balance tout, merde ! Plus d'impro ! Si on se plante fusille-nous mais lâche-toi"... Pierre : "Je ne me sens pas en confiance sur ce passage"... Mathieu : "Justement, c'est cela qui m'intéresse"... La fondation du Quatuor Ebène remonte à 1999... Ils ont déjà enregistré du Ravel, du Bartok et du Debussy... Et là, c'est Debussy que vous entendez... Quant à l'article, il est simplement remarquable... Et c'est donc dans Télérama... Les autres titres de la presse, ce matin... Les manifestations de lycéens hier un peu partout en France... Ils ne réclament non pas le retrait mais l'abandon pur et simple des réformes de Xavier Darcos... "Les lycéens jouent les prolongations", titre du coup L'Union... "La grogne continue", confirme Nord-Eclair... Tandis que Le Bien Public évoque "des lycéens débordés à Dijon"... En marge de la manifestation, 11 personnes ont été interpellées suite à des actes de vandalisme... Il y en a eu aussi à Lyon, d'où ce titre du Figaro : "La police s'inquiète de la radicalisation du mouvement"... Dans Le Parisien... nouveau dossier qui accuse les antennes-relais... A Draveil, dans l'Essonne, 9 cas de cancer ont été recensés parmi les élèves et les parents d'une école bordée d'antennes-relais... Plus joyeux, dans France-Soir... "Le plus gros sanglier du monde" sur l'A34, près de Charleville-Mézières... 13 mètres de long, 8 mètres de haut et un poids de 50 tonnes... En fait, il s'agit d'une sculpture, achetée par le Conseil général des Ardennes pour en faire l'emblème du département... France-Soir qui consacre sa Une à un autre événement... la grande finale de la Star Ac ce soir, sur TF1... finale entre Alice et Mickels... Témoignage de la maman d'Alice : "Elle est devenue professionnelle"... Témoignage de la maman de Mickels : "Il a gardé les pieds sur terre"... Photos d'Alice et de Mickels à la Une du journal... Et photo d'Alain, à la Une de l'Equipe... le nageur Alain Bernard, sacré "champion des champions de France 2008" par les rédactions du quotidien... L'Equipe qui titre : "Saint Bernard"... alors qu'en fait ce n'est pas du tout la Saint Bernard : aujourd'hui, c'est la Saint-Urbain... Et je vous souhaite donc une très bonne fête, Nicolas, car c'est connu : vous êtes très urbain...

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